Bonjour,

Stéphane Rivière, le sam. 04 oct. 2025 10:08:29 +0200, a ecrit:
> > haute) j'écris "les étudiant·es",
> 
> Il semble (à débattre) que tu n’aies rien écrit (!)
> 
> Mais que tu aurais plutôt encodé une information ?

Encoder une information, c'est écrire.

> Un encodage qui n'est pas prononçable.

Et alors ? Le cerveau n'a pas besoin que ça soit strictement
prononçable pour pouvoir lire, dès le moment qu'il identifie facilement
le mot.

Cf les tests de lecture des mots avec juste deux lettres inversées,
pourvu que ça ne soit pas la première et la dernière, ça passe plutôt
bien à la lecture.

Donc c'est inutile de lier écriture à prononciation puisque même
quand deux lettres sont inversées et que ça devient imprononçable,
ça reste quand même lisible.

> Par ailleurs, comme certains regardent le doigt quand il pointe la lune, en
> français, le pluriel est masculin, et ça n'a rien à voir avec le genre.

Ça, c'est une règle. Une règle ne fait pas l'usage. De nouveau, à
l'*usage*, le masculin neutre n'est pas neutre:

https://www.youtube.com/watch?v=url1TFdHlSI&t=599s

> Ce serait une convention pas plus stupide que de prononcer, comme
> aujourd'hui, cœur comme keur et non pas seur et pourquoi la karotte et le
> sinéma et non pas l'inverse ?

C'est un argument complètement rhétorique qui n'a rien à voir avec la
choucroute.

> Peut-être faudrait-il généraliser le neutre, comme d'autres langues l'ont
> fait et déclarer que le pluriel de genres est neutre ?

Ça pourrait être une autre voie intéressante que d'inventer un genre
neutre, oui. En espagnol c'est ce qui est proposé.

Je me doute que les académiciens hurleraient tout autant après une
telle "monstruosité"...

> la typographie est à la fois un art magnifique et un champ d'étude
> historique, sociétal, etc.

Et alors ? Je ne vois pas le rapport avec la choucroute.

> En attendant, j'aimerai avoir l'historique, la genèse, les origines de ce ⋅
> comme symbole du dé-genrement de la langue.

En vrai ça remonte très, très loin.

Déjà, il suffit d'aller voir d'anciens formulaires administratifs où
on peut lire "Né(e) le", qui proposaient donc déjà une écriture
inclusive depuis très longtemps. Plus récemment, il a été proposé
d'écrire plutôt "Né·e le" pour éviter de mettre le cas des femmes
littéralement entre parenthèses... Et le point médiant a été
préféré au tiret, car plus discret. Personnellement j'ai entendu
parler de ça plusieurs années avant que la polémique explose
nationalement.

> Si le propre de la civilisation est d'intégrer les différences, il serait
> intolérable d'assimiler le genre féminin à une différence.

Alors supprimons complètement la notion de genre à l'écrit et ne
gardons qu'un nouveau genre neutre, effaçant donc complèment la notion
de masculin et de féminin. Est-ce que c'est vraiment ce qui va le mieux
passer dans notre société, plutôt que juste poser côte à côte les
deux genres sans en privilégier un ?

Samuel


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