Bonjour Samuel,

Donc c'est inutile de lier écriture à prononciation

Ah ? il n'est pas utile de pouvoir lire à haute voix un texte ?


puisque même
quand deux lettres sont inversées et que ça devient imprononçable,
ça reste quand même lisible.

Tu décris la globalisation de la lecture effectuée par le cerveau qui a pratiqué la lecture.

La question posée était : pouvoir lire à haute voix un texte est-il utile ?

En l'état, l'écriture inclusive est imprononçable.


Par ailleurs, comme certains regardent le doigt quand il pointe la lune, en
français, le pluriel est masculin, et ça n'a rien à voir avec le genre.
Ça, c'est une règle. Une règle ne fait pas l'usage.

C'est une règle orthographique. Qui est le reflet de l'usage. Le pluriel, en français, est masculin.

Par respect pour les lecteurs, je respecte les règles orthographiques.

Personeleman, je praifererai aicrire san axen ni pluriel ni doubleman de consone et fonaitikeman.


C'est un argument complètement rhétorique qui n'a rien à voir avec la
choucroute.

Invoquer la rhétorique choucroutesque... Mmm, ça donne faim ;)

la typographie est à la fois un art magnifique et un champ d'étude
historique, sociétal, etc.
Et alors ? Je ne vois pas le rapport avec la choucroute.

Peut être un rapport avec le ⋅ ?

En attendant, j'aimerai avoir l'historique, la genèse, les origines de ce ⋅
comme symbole du dé-genrement de la langue.
En vrai ça remonte très, très loin.

Déjà, il suffit d'aller voir d'anciens formulaires administratifs où
on peut lire "Né(e) le", qui proposaient donc déjà une écriture
inclusive depuis très longtemps. Plus récemment, il a été proposé
d'écrire plutôt "Né·e le" pour éviter de mettre le cas des femmes
littéralement entre parenthèses...

Ah... C'est à ce point ?

J'ai toujours ce doigt qui grossit face à la Lune (ou Vénus d'ailleurs)

Ce ne ne sont pas les femmes qui sont "mises entre parenthèses" mais le caractère "e".

Juste parce qu'on féminise un mot en rajoutant un "e" à sa fin.


Et le point médiant a été
préféré au tiret, car plus discret. Personnellement j'ai entendu
parler de ça plusieurs années avant que la polémique explose
nationalement.

Le point médian, de ce que j'ai vu, était historiquement placé entre les mots, pour les séparer.

Puis il fut remplacé par l'espace.

Alors supprimons complètement la notion de genre à l'écrit et ne
gardons qu'un nouveau genre neutre, effaçant donc complèment la notion
de masculin et de féminin. Est-ce que c'est vraiment ce qui va le mieux
passer dans notre société, plutôt que juste poser côte à côte les
deux genres sans en privilégier un ?

Intéressant. Je suis pour la simplicité (qui n'est pas simpliste).

En fait, je m'interroge sur le sens profond de tout ça.

Je suppose que cela sera réglé lorsque notre espèce n'aura plus de sexe et que la reproduction sera mécanisée par des bioréacteurs ou que nous serons devenus des androïdes.

Ce serait tellement plus propre d'ailleurs. L'Amour, c'est beaucoup trop compliqué, la naissance un trop gros risque et 30¹ ans pour devenir adulte, un temps beaucoup trop long.

¹ La carte jeune européenne court jusqu'à 30 ans. Et au double de cette jeunesse défunte, la retraite est déjà là, l'antichambre de la boite en bois (ou en carton c'est mieux).


--
Stéphane Rivière
Ile d'Oléron - France

---------------------------
Liste de diffusion du FRnOG
http://www.frnog.org/

Répondre à