qu'est qui faut pas lire ..................
L’analogie avec la Négritude relève de la rhétorique, pas de l’analyse
linguistique. L’écriture inclusive est une boîte à outils éditoriale,
évaluée à l’aune de l’usage, de la clarté et de l’accessibilité ... des
critères concrets que l’analogie ne touche pas.
La Négritude est un mouvement politico-philosophique d’affirmation
identitaire. L’écriture inclusive est un ensemble de conventions
graphiques et syntaxiques visant la représentation dans les textes.
Confondre une question d’identité avec une question de norme
rédactionnelle mélange les plans et ne permet pas d’évaluer la
pertinence linguistique des procédés.
La réplique de Senghor porte sur l’irréversibilité d’une identité
(“zébrures”). Or une convention typographique est révisable et
contextuelle (journal, décret, affiche, manuel). On peut l’adopter ou
l’écarter selon objectif, lectorat, support : c’est précisément le
contraire d’une essence.
j'espere que ceux qui ont ete cites pardonneront de cette insulte a
leurs combats ....
On 10/4/25 10:08, Stéphane Rivière wrote:
haute) j'écris "les étudiant·es",
Il semble (à débattre) que tu n’aies rien écrit (!)
Mais que tu aurais plutôt encodé une information ?
Un encodage qui n'est pas prononçable.
Un ensemble de signes non prononçables, qui ne peuvent être transmis
oralement, pourrait être la négation de l'écriture.
Par ailleurs, comme certains regardent le doigt quand il pointe la
lune, en français, le pluriel est masculin, et ça n'a rien à voir avec
le genre.
Peut-être faudrait-il créer un langage du futur, nommé fransintégré,
où les étudiant·es se prononceraient, par exemple, les étudiantaisses ?
Ce serait une convention pas plus stupide que de prononcer, comme
aujourd'hui, cœur comme keur et non pas seur et pourquoi la karotte et
le sinéma et non pas l'inverse ? (une réponse fort intéressante
d'anglais érudits ici :
https://www.reddit.com/r/explainlikeimfive/comments/1mqxtmm/eli5_why_is_it_in_french_that_certain_words_use_%C3%A7/?tl=fr)
Peut-être faudrait-il généraliser le neutre, comme d'autres langues
l'ont fait et déclarer que le pluriel de genres est neutre ?
Les académiciens peuvent hurler après ce ⋅ aussi minuscule
qu’envahissant, pourtant cette petite bête n'est pas qu'une "bête
question typographique".
Car la typographie est à la fois un art magnifique et un champ d'étude
historique, sociétal, etc.
Regardant toute idéologie comme abominable, cet acharnement à dégenrer
tendrait-il au dérangement ?
Il nous faut attendre patiemment que l'usage tranche :)
En attendant, j'aimerai avoir l'historique, la genèse, les origines de
ce ⋅ comme symbole du dé-genrement de la langue.
De même qu'il faudrait réfléchir sur les notions de capacitisme et de
validisme, en lien avec l'abomination eugéniste.
Si le propre de la civilisation est d'intégrer les différences, il
serait intolérable d'assimiler le genre féminin à une différence.
C'est pourtant souvent à quoi tendent certains féminismes. À
rapprocher de la Négritude d'Aimé Césaire, qui fut autant acclamée que
critiquée.
Voir cette citation de la page wikipédia sur ce sujet : "Par la suite,
des écrivains noirs ou créoles ont critiqué ce concept, jugé trop
réducteur : « Le tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit sur sa
proie et la dévore » (Wole Soyinka), ce à quoi Léopold Sédar Senghor
répond : « Le zèbre ne peut se défaire de ses zébrures sans cesser
d'être Zèbre, de même que le nègre ne peut se défaire de sa Négritude
sans cesser d'être Nègre ». Les propos de Soyinka ont fait davantage
de bruit que la réponse de Senghor."
Où la condition humaine prend exemple dans la condition animale,
animaux que nous sommes.
Vendrediment aussi, en retardant un peu...
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