haute) j'écris "les étudiant·es",
Il semble (à débattre) que tu n’aies rien écrit (!)
Mais que tu aurais plutôt encodé une information ?
Un encodage qui n'est pas prononçable.
Un ensemble de signes non prononçables, qui ne peuvent être transmis
oralement, pourrait être la négation de l'écriture.
Par ailleurs, comme certains regardent le doigt quand il pointe la lune,
en français, le pluriel est masculin, et ça n'a rien à voir avec le genre.
Peut-être faudrait-il créer un langage du futur, nommé fransintégré, où
les étudiant·es se prononceraient, par exemple, les étudiantaisses ?
Ce serait une convention pas plus stupide que de prononcer, comme
aujourd'hui, cœur comme keur et non pas seur et pourquoi la karotte et
le sinéma et non pas l'inverse ? (une réponse fort intéressante
d'anglais érudits ici :
https://www.reddit.com/r/explainlikeimfive/comments/1mqxtmm/eli5_why_is_it_in_french_that_certain_words_use_%C3%A7/?tl=fr)
Peut-être faudrait-il généraliser le neutre, comme d'autres langues
l'ont fait et déclarer que le pluriel de genres est neutre ?
Les académiciens peuvent hurler après ce ⋅ aussi minuscule
qu’envahissant, pourtant cette petite bête n'est pas qu'une "bête
question typographique".
Car la typographie est à la fois un art magnifique et un champ d'étude
historique, sociétal, etc.
Regardant toute idéologie comme abominable, cet acharnement à dégenrer
tendrait-il au dérangement ?
Il nous faut attendre patiemment que l'usage tranche :)
En attendant, j'aimerai avoir l'historique, la genèse, les origines de
ce ⋅ comme symbole du dé-genrement de la langue.
De même qu'il faudrait réfléchir sur les notions de capacitisme et de
validisme, en lien avec l'abomination eugéniste.
Si le propre de la civilisation est d'intégrer les différences, il
serait intolérable d'assimiler le genre féminin à une différence.
C'est pourtant souvent à quoi tendent certains féminismes. À rapprocher
de la Négritude d'Aimé Césaire, qui fut autant acclamée que critiquée.
Voir cette citation de la page wikipédia sur ce sujet : "Par la suite,
des écrivains noirs ou créoles ont critiqué ce concept, jugé trop
réducteur : « Le tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit sur sa
proie et la dévore » (Wole Soyinka), ce à quoi Léopold Sédar Senghor
répond : « Le zèbre ne peut se défaire de ses zébrures sans cesser
d'être Zèbre, de même que le nègre ne peut se défaire de sa Négritude
sans cesser d'être Nègre ». Les propos de Soyinka ont fait davantage de
bruit que la réponse de Senghor."
Où la condition humaine prend exemple dans la condition animale, animaux
que nous sommes.
Vendrediment aussi, en retardant un peu...
--
Stéphane Rivière
Ile d'Oléron - France
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