H-Ebée ! …
 
Tu n'as pas changée. Je suppose que la charge universitaire te laisse cinq minutes pour les JEDIs . Je te réponds en détail. Pas un bouquin, mais presque .... Les questions sont à l'emporte-justesse, comme d'hab.  Tu vas nous faire mener le débat architectonique sur le comptoir !!!
 
(Pour info des autres : les JEDIs sont selon un leader de l'IETF la quantité négligeable des "Jefsey's disciples'" qui m'ont aidé à obtenir l'attention nécessaire à l'IETF/WGIDNAbis pour en obtenir les heureux résultats du consensus final et ainsi parvenir à l'architecture Internet+ ébauchée par la liste IUCG@IETF [http://iucg.org/wiki] pour l'instant pré-digérée par l'IAB à travers la RFC 6852 pour les "communautés globales" privées du "monopole radical" [sens Ivan Illitch] ISOC).
 

At 02:18 20/07/2013, Elisabeth Blanconil wrote:
Moi, je trouve que tu te poses trop de grandes questions. Tu as donné tout le temps aux Ministères des Télécoms, de la Recherche, de l'Industrie et de la Défense pour bouger à ton niveau, de même à l'ICANN, à l'IAB, l'IETF, au MINC, à l'ISO, à l'UIT, WikiMedia et tout le saint-frusquin. Que vises-tu ? S'il y a un ou deux rond de cuir, universitaire ou étudiants de plus qui comprennent au bout de quelques mois, et alors ?
Les JEDIs, il nous a fallu voir Vint Cerf s'écraser et te suivre pour commencer à vraiment t'écouter et à comprendre que c'était simple. Mais après ?
 
Tu es sympa, mais la difficulté est la simplicité, car sa propre simplification est la complexité. La simplicité, c'est quand tu comprends facilement. La difficulté c'est que pour cela il faut beaucoup réfléchir pour réduire et polir la complication. C'est pourquoi je ne cherche pas le nombre, mais des gens qui m'aident à comprendre en comprenant eux-mêmes (critique de la sémantique) et en exprimant mieux (critique de la syntaxe) la théorie émergente (critique du discours).
 

Nous on n'a pas de petits sous... En tant que sociologue je te dis qu'il faut que des gens aient peur pour qu'ils se bougent. Tu ne veux pas la cata en déclenchant la dissuasion cybernétique, j'accepte (mais tu prends le risque qu'elle te saute quand même à la figure).

Oui. Mais tu es sociologue (observation de la société humaine), pas diktyologue (théorie des réseaux et de la communication qui manquent). Tu aurais plein de sous si on s'y mettait ensemble, vraiment. C'est en fait à toi de nous dire pouquoi les gens (qui ont peur pourtant) n'en veulent pas ....
 
La dissuasion cybernétique est la manipulation numérique de la fusion ou de la fission, comme elle résulte dans les environnements nucléaires, économiques, etc. La fission est qui préoccupe Kavé (routage, BGP, science de l'Internet, monopoles, multicast; efficacité) : on a de grands fichiers que l'on fissionne en datagrammes. On peut jouer avec la reconstruction qui vient ensuite. La  fusion est ce qui me préoccupe plus (nommage, classes, externets, sémiotique, balkanisation, diversité) on a des milliers de contenus à fusionner en des structures sémantiques synthétiques et utilisables. C'est le tandem usuel de la stabilité écosystémique que l'on nomme "effilience" ( http://iucg.org/wiki/Terminologie:Effilience) et que l'on atteint par subsidiarité.
 
L'internet est dans une zone de trop faible effilience : il sort de sa prégnance (dirait Thom) et rentre dans la turbulence pré-saillance (théorie mathématique des catastrophes, c'est à dire brusque évolution entropique - c'est la que manque une théorie de la communication). L'ennui est que cette systémique est aussi mise en branle en même temps (et probablement par réverbération) d'autres environnements (la pollution, le temps [Enstein, choc du futur, retraites], la cérébrique [reptilien/cortex, inconscient, cohérence mentale, etc.], le langage [multilingualité, incomplétude mathématique, explosion notionnelle, etc]). Jorion fait pertinemment appel à la notion de soliton : dans ce cas nous en sommes à une « vague scélérate » (soliton de Peregrine).
 

Mais avant de chercher ce qui se passe à l'émergence finale parfaite et comment la paix s'établit et se protège, cherche au démarrage de l'agorique. Trouve-toi un scénario click-bang  qui amorce le changement architectonique. Arrête avec ton souci démocratique ou polycratique : comme tu dis, je ne demande pas à mon téléphone d'être démocratique, mais de marcher. Arrête de nous vendre pourquoi il faut que l'on discute de l'internet+/Intersem pour qu'ils soient utiles à chacun. Développe un plan, une stratégie (tant pis si elle n'est pas parfaite) pour que cela marche. Ou est-ce que je me plante ? Selon ta manière de voir, cela devrait marcher ?

Tu réagis en sociologue raisonnant sur la base d'une humanitude stabilisée. Cela n'est pas le cas. Pouquoi ? Là il faut rentrer dans une explication sérieuse. Je la mets en annexe.

Best !
jfc

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pourquoi n'applique-t-on pas la constitution ?
Les "verts" tueraient-ils la poule aux oeuf d'or écologique ?

--------------------------------------------------------------------------------------------------------


En France la Constitution  (charte de l'environnement) qui l'explique que :
 
- les ressources et les équilibres [] ont conditionné l'émergence de l'humanité ;
- l'avenir et l'existence même de l'humanité sont indissociables de son milieu [] ;
- l'environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;
- l'homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution
 
Mes deux "[]" sont à la place de "naturel(s)". Si tu rajoutes "culturel(s) et artificiel(s)" tu ne changes pas là le sens jusqu'au troisième degré puisque la manière de faire est naturelle à celui qui est et qu'il en résulte ce qu'il a fait. Pas plus si l'on prend le mot "environnement" à son sens académique : "Ensemble des agents chimiques, physiques, biologiques, et des facteurs sociaux exerçant, à un moment donné, une influence sur les êtres vivants et les activités humaines." Personne n'a le monopole des couleurs de l'arc-en-ciel.
 
C'est simplement que le constitutionnel de 2004 n'a pas encore pleinement pris en compte l'évolution légale du Code civil engagée en 2000 par l'équivalence de l'écrit papier et numérique (c'est l'authenticité traçable de l'origine qui compte) et les commissions européennes par les directives conduisant à la LCEN. Toutefois les textes du Bloc constitutionnel (y compris Droits de l'Homme, le Préambule de 46 et la Charte de l'Environnement) s'imposent par leur esprit plus que par leur lettre au corpus légal tout entier.
 

Notre accord constitutionnel mutuel

Ainsi sommes nous tous constitutionnellement d'accord sur les faits que :
 
- "la diversité [], l'épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l'exploitation excessive des ressources [];"
- "la préservation de l'environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;"
- "afin d'assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins, " (introduction de la dimension temps).
 
Nous sommes tout aussi d'accord sur les conséquences :
 
- 1 - "Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé" (ce qui [OMS] ne signifie pas seulement la non-maladie).
 
- 2 - "Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement." Ceci légitime notre implication.
 
- 3 - "Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences." Donc, ne perturbons pas le fonctionnement du DNS (ceci s'applique aux alt-roots, dont le premier est l'ICANN/NTIA).
 
- 4 - "Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu'elle cause à l'environnement, dans les conditions définies par la loi."  Il en est de même pour l'Etat dans le cas où sa loi crée un dommage à un environnement.
 
-  5 - "Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.". Nous sommes, pour le cybenvironnement, face à un constat de carence des Etats, et donc de l'Etat français, dont les causes sont identifiées (la précaution doit, dans cet environnement au moins, être traitée en multipartieprenariat avec la société civile, le secteur privé, et les organisations internationales). Il y a donc un devoir de précaution national, citoyen, industriel et commercial et international. Notre rôle n'est pas d'en prendre le leadership, sauf cas de subsidiarité exceptionnelle, mais de contribuer à l'établissement du dialogue et à la proposition de solutions.
 
Toutefois, il est vrai, que lorsque la situation devient impossible a résoudre autrement il y a un devoir de suppléance par la légitimité de la capacité. C'est cela la dissuasion cybernétique. Nous n'en sommes pas là, mais tu as raison, il convient de nous y préparer par les moyens à sa disposition.
 
- 6 - "Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social." Il convient donc de veiller à ce qu'un "patch" présent à effet temporaire ne soit pas en conflit avec les possibles dont l'un sera notre futur ou que les choix pris nous conduisent à un futur qui ne soit pas en conflit. Toutefois, ces choix pour le cyberespace relèvent du multipartieprenariat et de la primauté du politique, et donc pour l'instant pas de l'architectonique.
 
- 7 - "Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement." C'est le partage et le débat prévu que je tente de déclencher.
 
- 8 - "L'éducation et la formation à l'environnement doivent contribuer à l'exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte." C'est cette éducation et cette formation ethiarchitectonique que je cherche à amorcer avec les moyens du bord actuels: l'analyse, puis la catalyse de ses parties en réponse au choix non concerté de défaillance du privé (RFC 6852) dans le multipartiepartenariat bancal jusqu'à présent accepté.
 
- 9 - "La recherche et l'innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l'environnement.", pour préserver et mettre en valeur il faut comprendre ce dont on parle et son meilleur intérêt commun. C'est l'étude des concepts, la rédaction d'une doctrine, le choix d'une politique, l'établissement d'une stratégie, la décision d'une mission, la détermination de son contexte, la désignation de son chef, la sélection de ses hommes, l'attribution de leurs moyens.
 
- 10 - Tout ceci "inspire l'action européenne et internationale de la France.". 
 
Ceci est la loi, et plus que la loi la sagesse nationale adhérant aux principes ex-officio du projet architectonique du SMSI qui exprime un consensus que je crois être de bien commun : que la société humaine actuelle, dite de l'information, soit "people centered, à caractère humain, centrada en la persona".


Implications

Il convient d'en tenir compte, la victoire étant ce qui résulte de l'après-défaite adverse - parfois très longue. Ainsi, le consensus des RFC 4646/7 était pour nous un succès de retardement, car il respectait, mais n'assurait pas le bien commun. Le consensus auquel tu fais allusion sur IDNA2008 n'est pas un ralliement de Vint Cerf à mes idées, mais l'identification commune que certaines de mes idées n'étaient pas mauvaises. Ils n'ont pas encore convenu si elles étaient bonnes. Leur réponse est en partie dans Google+.
 
Il n'existe pas à ma connaissance d'autre "click-bang" que celui que je suis comme je le peux. C'est précisément pour découvrir s'il en existe d'autres, si d'autres peuvent être imaginés (exemple, la proposition de Richard Delmas, les tentatives de Louis Pouzin, les efforts passés du MINC); si d'autres peuvent être plus effilients, qu'un débat de mise à plat avec le maximum d'acteurs des facteurs impliqués est nécessaire.
 
J'ai copié Olivier Kempf, le spécialiste de la cyberstratégie - aux réponses de Richard Delmas. J'ai cité Paul Jorion dont les apports sont clé. Bernard Lietaer et son "Rethinking money" http://www.amazon.fr/Rethinking-Money-Currencies-Scarcity-Prosperity/dp/1609942965 est la continuation d'une réflexion qui doit réjouir et sans doute que doit aussi un peu critiquer Olivier Auber, (notre besoin est transcendantal à l'Emmanuel Kant et écosystémique à la Robert Ulanowicz, une critique mutuelle auto-catalysante entre "réverborateurs"). Notre besoin est d'encaisser le tsunami de la "troisième vague" d'Alvin Toffler qui est scélérate (au sens marin). Pour cela nous avons à réunir trop d'informations (big data) dont il faut extraire l'intellition nécessaire (comment elles sont maillées, là où l'on peut jouer, là où il y en a qui sont cachées et où sont-elles ?). Pour cela nous avons l'expérience de la Somme de Thomas d'Aquin qui a su construire une architectonie de son temps fondée sur Aristote, des ambitions de Leibnitz pour un langage (mathématique/logique) pour en parler, tout le travail qui a suivi et arrive effectivement à la détonation cybernétique possible/probable.
 
Pour continuer il nous faut les apports des linguistes et des quantiques. L'agorique en oeuvre dans tous ces phénomènes et la même et il nous faut la maîtriser.


Dissuasion

Bien sûr, on connait le détonateur confusionnel de la fusion (une des allumettes est évoquée par Richard) contre lequel les USA mettent tout (trop ?) leur poids. Mais on ne sait pas comment le contenir à l'avantage commun. Pas plus que l'on ne sait encore contrôler la fusion thermonucléaire. Ce qui est possible pour pas cher est effectivement de mettre le DNS en ordre de fonctionnement à plein régime. Bien moins qu'il ne détonnepas et que l'on puisse continuer à l'utiliser à moindre puissance (le statUS-quo) vers une puissace croissante C'est à dire en montrant que l'on a la bombe H, en la rendant crédible.
 
Là, c'est de la dissuasion à la française :
- soit on actionne la fusion brutalement, et le risque agit en dissuasion.
- soit on monte doucement en puissance, et peu à peu la diversité nous protège tous. Mais il faut stabiliser tout le système actuel qui ne l'est pas (copie incomplète des projets INRIA (Pouzin) / CII (Elie) - absence des services Tymnet (Hardy/Rindee) de l'Internet qui est le vecteur d'ubiquité central). Ce n'est pas monstrueux comme travail, mais cela doit être fait en logiciels libres et donc il faut le financement public que n'a pas obtenu l'IAB des Etats il y a dix ans.
 

L'émergence globale

Le problème est exactement le même que pour la monnaie. Il y a 4000 monnaies complémentaires dans le monde. Elles répondent peu à peu à l'étalon dollar virtuel de Nixon (aussi en 1970 - le datagramme est de la même époque, le pré-nom de domaine de 1978). Toute une énorme industrie contrôlant l'écospace s'en est mise en place sur le privilège de battre et de vendre monnaie. De même le cyberspace est "contrôlé" par l'industrie du nommage qui a le privilège de créer et de vendre des noms de domaine. Il ya des centaines d'alt-roots. Dans les deux cas, le problème est le même : le monopole radical du privilège. Le FMI et la Banque Mondiale, l'ICANN et le NTIA (il y a bien d'autres domaines à deux vitesses : santé, éducation, parité, etc.)
 
- aucun des quatre ne doit sauter.
- la résolution du nommage entraîne une obligation de résolution du monétaire.
- l'effondrement du monétaire fera disparaître le cyberespace
- le blocage du cyberespace fera sans doute disparaître le monétaire.
- la résolution du monétaire aidera sans doute à résoudre le nommage?
- le crash du nommage et du monétaire peut advenir à tout moment, les politiques étant architectoniquement dépassés dans les deux cas.
- la discussion architectonique monétaire est engagée depuis quelques années
- la discussion architectonique cyberspatiale m'est interdite depuis 25 ans par les retombées du monétaire sur la technologie dénoncées par l'IAB il y a 10 ans et rendue possible par abandon et recentrage de l'ISOC en publiant la RFC 6852.
 
A toi de me donner la réponse sociologique. Celle de la suite de mon click-bang est de demander de l'aide.
 

jfc







_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com

Répondre à