eh! le taulier !

à la bonne tienne d'abord ! Pas évident de faire bouger les foules en plein
mois d'été. J'aime bien ta dernière définition du cyberespace. C'est en
fait très exact.

Écoute, on sait tous, les "JEDI's" de l'IETF, qu'il faut deux mois de
boulot pour toi et un ou deux bons développeurs C pour pouvoir changer le
monde.... plus des millions d'euro et des années d'éducation et de
stratégie de (dé)dissuasion. Que veux-tu le ronron quotidien est la force
damnée des vendeurs, votants, et voyous.

Moi, je trouve que tu te poses trop de grandes questions. Tu as donné tout
le temps aux Ministères des Télécoms, de la Recherche, de l'Industrie et de
la Défense pour bouger à ton niveau, de même à l'ICANN, à l'IAB, l'IETF, au
MINC, à l'ISO, à l'UIT, WikiMedia et tout le saint-frusquin. Que vises-tu ?
S'il y a un ou deux rond de cuir, universitaire ou étudiants de plus qui
comprennent au bout de quelques mois, et alors ?

Les JEDIs, il nous a fallu voir Vint Cerf s'écraser et te suivre pour
commencer à vraiment t'écouter et à comprendre que c'était simple. Mais
après ? Nous on n'a pas de petits sous... En tant que sociologue je te dis
qu'il faut que des gens aient peur pour qu'ils se bougent. Tu ne veux pas
la cata en déclenchant la dissuasion cybernétique, j'accepte (mais tu
prends le risque qu'elle te saute quand-même à la figure). Mais avant de
chercher ce qui se passe à l'émergence finale parfaite et comment la paix
s'établit et se protège, cherche au démarrage de l'agorique. Trouve-toi un
scénario click-bang  qui amorce le changement architectonique. Arrête avec
ton souci démocratique ou polycratique : comme tu dis je ne demande pas à
mon téléphone d'être démocratique mais de marcher. Arrête de nous vendre
pourquoi il faut que l'on discute de l'internet+/Intersem pour qu'ils
soient utiles à chacun. Développe un plan, une stratégie (tant pis si elle
n'est pas parfaite) pour que cela marche. Ou est-ce que je me plante ?
Selon ta manière de voir cela devrait marcher ?

Ebée.





Le 19 juillet 2013 12:51, JFC Morfin <[email protected]> a écrit :

>  At 06:25 18/07/2013, [email protected] wrote:
>
> Oui, c'est bien ça, il faut cerner le théâtre des opérations et avant
> dégager un champ de manoeuvre, des leurres, un arbre en boule comme on dit
> dans l'artillerie de campagne...ainsi il est suggéré de viser le DNS, en
> voie d'implosion, et de planifier son extinction progressive d'ici 5 ans,
> avec en liminaire gratuité des cctlds pour tous, hors prestations d'accès :
> de quoi mettre quelques glaçons dans le pastis !
>
>
> Richard,
>
> Je pense qu'effectivement le langage stratégique est approprié et
> nécessaire. Mais,
>
> 1.  pas uniquement : le droit, l'économie, la philosophie, la science et
> la politique aussi, car le sujet est architectonique et donc profondément
> agorique, c’est-à-dire à la confluence de la diversité simultanée des
> logiques.
>
> 2. en veillant à au moins trois aspects pratiques :
>
> *a. le fait militaire a évolué
> *
> Notre société a mal perçu la nature et l'évolution qu'aurait dû avoir le
> service militaire et elle le paie durement au quotidien. Ce n'est qu'au 
> *second
> degré* que le service militaire aurait dû être perçu comme un service à
> l'Etat (pour contribuer à la Défense nationale, c'est à dire lorsque la
> sécurité par affirmation de la force commune déléguée à l'Etat ne suffit
> plus et que la violence devient nécessaire à son application, par décision
> politique de l'Etat, de tous et des militaires qui ont à l'exercer). C'est
> la trinité de Clausewitz que rappelait Olivier Kempf (peuple, militaires,
> Etat). Que l'ennemi actuel tente d'erroder en e-colonisant le peuple,
> confusant les militaires et affaiblissant les Etats).
>
> Au *premier degré*, le service militaire est un service de la communauté
> à chacun pour parfaire (après le gynécée et l'école) son cursus éducatif
> vis-à-vis de la force, la violence et les réalités du présent, pour savoir
> survivre et assurer la sécurité des siens, de ses voisins et amis, de la
> nation. Ce service éducatif à la vie réelle doit être assuré en fonction
> des risques, des structures et des parades actuelles. Dans le cyberdomaine
> c'est le rôle de l'ANSSI et d'un quart d'heure lors de la journée Défense
> et Citoyenneté. Hmmm !
>
> *b. vouloir gagner aujourd'hui
> *
> Le langage militaire est daté par ses objets/armes/images/expériences. Or
> comparaison n'est pas raison. Parce que les objets affines sont différents,
> parce que le virtuel diffère du réel. Les métaphores sont nécessaires à la
> pensée. Mais attention aux faux-sens, et contresens. Et qui de nous s'est
> préparé à; ou a fait, la guerre ? et laquelle ? Il nous faut aujourd'hui
> raisonner en cyberstratèges pour des pensées stratégiques d'aujourd'hui. A
> partir des *métafaits* (les faits dans leur contexte) anciens, mais aussi
> modernes : si nous ne les avons pas vécus ici, la guerre a foisonné depuis
> soixante ans et ses modes léthaux d'aujourd'hui nous sont lointains
> (guerres locales, génocides et terrorisme) ou invisibles (tuer un
> journaliste par virus de sa voiture ?).
>
> *c. Positionnement sociétal
> *
> Le langage stratégique correspond encore à une vision de l'espace humain
> où la violence de la force (guerre) est en continuité avec l'exercice de la
> force de l'ordre (Justice) de la force de travail (économie), de la force
> de l'intelligence scientifique (recherche) et de l'entregent (diplomatie)
> sous le contrôle souverain du politique et éthique du moraliste ou du
> religieux. Ceci a été vrai pendant des millénaires, cela ne l'est plus.
>
> La trinité de Clausewitz est devenue quadrité : Einstein lui a ajouté
> l'avenir, et Poincaré a ouvert la porte aux autres dimensions pour
> lesquelles nous devons théoriser l'agorique que nous pratiquons tous les
> jours comme la prose de M. Jourdain. Ceci nous ramène à Sun-Tzu, car cela
> interdit la montée aux extrêmes de Clausewitz ("après moi le Déluge").
> C'est l'après-victoire (efficacité) ou la durée de l'avant-guerre
> (résilience) qui compte, car c'est à vaincre sans bataille que l'on gagne
> vraiment. La guerre est une menace qui doit être crédible pour en dissuader
> ("si tu avances je nous suicide"), mais ce risque doit être combattu par
> précaution (contreguerre) pour prévenir l'obligation faite au politique
> d'une décision guerrière. Ce sont des concepts nouveaux dans leur
> expression, clé, quotidiens, architectoniques et encore peu connus des
> politiques et des stratèges à qui l'on ne présente que des écrans et des
> geeks.
>
> La trinité de Clausewitz reste - selon des règles à aménager selon
> l'évolution des temps - comptable des suretés intérieure et extérieures,
> mais c'est dans le cadre de la trinité passé, présent, possible que
> l'architectonique doit gérer la "sécurité antérieure" à laquelle nous
> devons maintenant tous *réfléchir* : que le politique, le stratège, le
> législateur et le Juge, l'économique, etc. - chacun selon ses logiques -
> parviennent à des multiconsensus (émergences) agoriques pour que nul ne
> soit pas tenu à la violence par le fait d'erreurs (violences à la
> précaution) antérieures. Pour nous ici, comment faire pour qu'une meilleure
> compréhension de l'Univers et une meilleure maîtrise de ses technologies
> nous aident à donner un cap approprié et durable à l'esthétique de notre
> civilisation (les "valeurs de la république") ? Alors, nous pourrions
> peut-être mieux engager la stratégie d'éthique technique qui convient.
>
>
>
>
> on pourrait, en parallèle et à titre d'exercice, mettre en place dans le
> cyberespace
>
>
>
> La question soulevée est celle de ce qu'est *réellement* le cyberespace,
> en dehors des incidents historiques, technologiques et commerciaux.
>
> Le cyberespace est, par définition architectonique, le lieu de la réponse
> cybernétique (c'est à dire directe, ou monolectique) de l'Univers, avant le
> découplage (dialectique) de la logique. C'est donc un lieu simple au sens
> numérique :  celui de la renormalisation numérique par la réduction de tout
> (y compris l'infini) aux chiffres 1 ou 0, oui ou non.
>
> C'est donc le lieu de l'intégration de tout : de la matière et de la
> pensée, par la modélisation de l'information (objets) et formalisation de
> l'intellition (fonctions); de l'abstraction de la matière et de la
> matérialisation de l'abstrait, rendant visible la pensée à travers la
> machine et le dénommage (DNS, et extensions). Cette matérialisation de la
> pensée s'exprime aujourd'hui au niveau de la donnée (valeur, métadonnées,
> syllodonnées) et de ses échanges (information, communication), il se dirige
> vers l'échange du sens (communication, intellition, cognition [références
> et intercompréhension]).
>
> Comme tout écosystème il est un compromis d'efficacité et de résilience
> (effilience) contraint par un débit. Comme d'autres écosystèmes (planète,
> économie, énergie, etc.) il est fragilisé par l'efficacité monopolaire et
> limite sont espérance de vie par la réduction de sa diversité du fait des
> "monopoles radicaux" (technologie, énergie fossile, monnaie unique,
> nommage, etc.), c'est à dire du monopole d'une idée par certains qui
> tentent de le faire passer pour un paradigme.
>
> Nous sommes en 1930 en bien pire. Mais nous en avons l'expérience (à 5
> fois moins sur le vaisseau spatial Terre).
>
>
>
> quelques annuaires libres hors DNS avec des classifications (calibres) à
> la mesure, pour public ou non ciblé,
>
>
> De ces exercices il y en a eu et il y en a encore plein :
> http://en.wikipedia.org/wiki/Alternative_DNS_root
>
>
> de préférence avec quelques langues natives, des glossaires...
>
>
> Comme le système de nommage chinois que je représente en Europe (je n'ai
> pas vendu un nom ...) ?  Sans l'environnement technique approprié il y a
> très loin du cerveau à la pratique...
>
>
>
> bref, un système à la Gribeauval
>
>
> Exact !!!  Il nous faut un système à la Gribeauval !
>
> Un vrai système Gribeauval avec :
>
> - la résilience du système d'artillerie (Gribeauval) et de l'efficacité de
> ses viseurs.
> - l'efficacité d'une doctrine d'utilisation (Napoléon) résiliente de sa
> cohérence contextuelle d'utilisation ("M. l'empereur de France" avait
> toujours une liaison avec Paris)
>
> Ce système Gribeauval qu'il nous faut, nous l'avons : le DNS; la langue
> française, la subsidiarité, l'"internet+" (c’est-à-dire l'intégration -
> actuellement reconnue mais pas travaillée - de la capacité d'utilisation et
> de capacitation intelligente - par subsidiarité [exemple de la RFC 5895]).
>
> Ce que nous ne savons pas faire c'est de :
>
> 1. lire correctement le terrain du théâtre d'opérations. Il nous manque
> l'expérience de la neige de Brienne.
> 2. désamorcer, avantageusement si possible, et sans trop de casse, la 
> *dissuasion
> cybernétique* que j'ai armée en 1978 et relancée en 2000 avec Peter de
> Blanc (à l'époque le Chair des ccTLD à l'ICANN/DNSO): son "nuclear arsenal"
> face à l'ICANN.
>
> C'est cela le coeur réel du débat que je demande et souhaite susciter. A
> partir de là il sera possible d'avoir une doctrine architectonique : une
> stratégie sans doctrine, cela rime à quoi ? - et c'est pourtant à cela que
> tous veulent nous entraîner.  Il n'y a pas de pilote dans la cybernef,
> léquipage se chamaille, les passagers se font mener en bateau, et la mèche
> de sa Sainte-Barbe est allumée.
>
> jfc
>
>
> _______________________________________________
> comptoir mailing list
> [email protected]
> http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com
>
>
_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com

Répondre à