At 12:27 14/05/2015, Yvon Rastetter wrote:
Bonjour,Â
Cela me rappelle l'affaire Sokal...
C'est un peu le pari du Comptoir : que la transdisciplinarité
ambiante génère un tohubohu du zinc d'où sortent des idées fermentées
au jus de raisin virtuel.
Toutefois, l'affaire Sokal est devenue complexe et un peu datée (20
ans). Il serait bon que tu en dises plus sur les analogies que tu trouves.
Bonne Ascension.Â
Yvon Rastetter
Adrien,
Le 14 mai 2015 12:00, Adrien Toreau
<<mailto:[email protected]>[email protected]> a écrit :
Bonjour Jefsey, bonjour à tou-te-s
j'apprends beaucoup de mots ces derniers temps, en partie grâce à vous.
des mots qui existent déjà et qui cristallisent des concepts des
pensées des images des intuitions. alors encore une fois je vous
remercie pour le travail que vous faites. Mais il m'est difficile de
proposer une critique de la page, je ne comprend pas la moitié de
ce que j'en pense - ni, souvent , de ce que vous dites.
C'est en cela que la critique est nécessaire. Le but n'est pas ici de
découvrir la réalité des processus, mais (1) de permettre aux autres
de la découvrir. Il y a donc un chemin de litteracie nécessaire. Et
(2) mesurer le degré de numéracie des lecteurs pour les inciter à
approfondir sans les saturer avec des choses qui sont toujours dans
le domaine du spéculatif et du controversé.
Note de terminologie :
Attention quant à "litteracie" et "numéracie". Ils semblent être des
mots français précis partis du Québec.
http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8363201
Par contre, je crains un contre-sens dans l'idée des québecois que
"atie" (qui se rapproche de "cratie" pouvoir) soit mieux que "acie"
(qui pour moi peut évoquer "archi", ce qui est avant, ce qui est
premier). Ma réaction première - peut-être terminologiquement
erronnée (?) serait que "litteratie" soit le pouvoir des littéraires
et non la connaissance nécessaire à la survie.
Note sur la complication de tout cela
Les choses sont assez simples. Depuis Thales, Anaximandre, et surtout
Démocrite le raisonnement scientifique s'est affiné en atrophiant son
contexte par la critique (ex. Kant) et le doute (ex. Descartes) ce
qui a supporté un raffinement de l'analyse (ex. Leibnitz).
Ce qui est intéressant est que nous semblons découvrir une forme
d'innovation nouvelle.
1. Jusqu'à présent nous avions identifié l'innovation incrémentale
(progression des conclusions, Anaximandre, continuité), et disruptive
(nouvelle prémisse, discontinuité, ex.
http://benoitsarazin.com/linnovation-rupture-en-3-etapes). L'idée,
sans doute française, correspond au passage (que nous connaissons
tous par le digital) de l'"analogue" au "catalogue". C'est à dire à
la possibilité de pleinement en revenir à Démocrite sans le refuser
(Platon) ou devoir le limiter (Aristote et tout la pensée jusqu'à
Poincaré et Goëdel) : le monde est une agrégation mouvante
d'insecables. Le monde analogue réclame de pouvoir indéfiniment
diviser. Le monde catalogue reconnait des items, des eccéités, des
atomes, des quark quantiques, des mèmes, des gènes.
Le cerveau humain passe son temps à nous traduire le monde catalogue
en vision analogue. Nous avons construit l'inverse (l'ordinateur)
pour nous traduire l'analogie en catalogue digital.
2. Le "radotage" des vieux que je commence à expérimenter est
intéressant, car le vieux ne radote pas toujours, il redit en fait
les conditions initiales jusqu'à en trouver la description qui va
permettre de mieux comprendre les conditions finales.
Ce type d'innovation consisterait donc à revenir au point de départ
(dans le cas du progrés de la pensée Anaximandre, Pythagore,
Leucippe, Démocrite) et comprendre à partir de tout ce que l'on a
appris depuis, de la première synthèse d'Aristote (opposée par
Platon) à l'écosystème computationnel actuel, ce que l'on pourrait
mieux exploiter pour mieux comprendre.
A chaque génération (et aujourd'hui il y en a pas mal) nous avons
ainsi la possibilité de repartir du départ et d'affiner. Leibnitz,
Gregory Chaitin, Lee Smollin, Rovelli à Marseille sont des gens de
cet accabit pour nous aider. Même si l'on voit qu'ils s'opposent
entre eux, mais dans le cadre d'une épure nouvelle dont nous avons
besoin de l'"architectonie", c'est à dire d'une vision/perspective
architectonique (fondamentale, première) sauf à jamais pouvoir nous
intercomprendre dans la cacophonie ambiante.
ça semble en tout cas bien plus opérant que le "principe
hologrammatique" dont j'ai appris l'existence il y a quelques
années. Ce principe dit  en substance que "Lâorganisation
complexe du tout (holos) nécessite lâinscription (engrammation)
du tout (hologramme) en chacune de ses parties pourtant singulières
; ainsi, la complexité organisationnelle du tout nécessite la
complexité organisationnelle des parties, laquelle nécessite
récursivement la complexité organisationnelle du tout. Les parties
ont chacune leur singularité, mais ce ne sont pas pour autant de
purs éléments ou fragments du tout ; elles sont en même temps des
micro-touts virtuels." Â (cf <http://goo.gl/ZnUluD>http://goo.gl/ZnUluD)Â
 Moi qui depuis tout jeune suis fasciné par  -ou du moins,
sensible à la beauté des - univers fractals, avoir connaissance de
ce "principe" ne m'avance pas beaucoup... Certes, c'est joli, ça
fait image, mais bon, pour transformer ça en actes -c'est à dire
pour  pour recomposer un système- y'a encore du chemin.
Certes, j'imagine que ce principe hologrammatique n'est pas sans
rapport avec "holocratie omnipartieprenante" dont vous parlez sur la pageÂ
de définition de l'architectonique.... même si ce concept est
nommé holAcratie sur wikipédia
(<https://fr.wikipedia.org/wiki/Holacratie>https://fr.wikipedia.org/wiki/Holacratie)
En ce qui concerne la holacratie (le pouvoir de la "hola" dans les
statdes de foot ?)
http://igipartners.com/pourquoi-holacracy-pas-holacratie-holacraty-ou-holocracy
L'hologrammatique est une idée intéressante est sans doute exacte si
on l'approche à l'envers. Il serait intéressant d'avoir l'opinion
d'Olivier Auber. I'nformatiquement (diktyologiquement comme dirait
Paul Mathias) il me semble plus que les choses ont une "image" qui se
reflète sur les autres. Donc tout élément de l'univers peut signaler
sa version de son "génome" (espèce commune + individualité
particulière), et porter un reflet de tous.
Dans une vision "agorique" (c'est à dire polylectique : multitude des
discours de tous les tiers non exclus) tout influence tout. C'est
alors cela la complexité. L'intrication des influences simples de
chacun sur chacun. J'en reviens à Démocrite et sa description du
mouvement Brownien. Au dessus d'un certain seuil on considère la
moyenne du général et non-plus le particulier. On passe à la
réduction dialectique de la logique et de la sorite (enchainement des
séquences logiques). On peut appliquer Pythagore (élève un peu fou
d'Anaximandre) et mathématiser : cela reviendra à Newton. L'influence
de la myriade des petits "quantismes" inclaculables est alors prise
en compte comme un bruit que l'on cache dans la probabilité, mais que
l'ordinateur nous permet de pénétrer (ex. nos prévisions météorologiques).
3. La météo nous a permis de comprendre (Lorentz) que selon les
seuils significatifs adoptés, l'on peut passer à côté de conditions
initiales infimes dont l'impact peut être majeur (le fameux battement
d'aile du papillon carioca qui crée un ouragan en Floride).
moi, je me sens un peu démuni.
mais il paraît que c'est normal, j'ai bien lu la citation de
Machiavel en exergue sur le site CatenetÂ
ââThere is nothing more difficult to take in hand, more perilous
to conduct, or more uncertain in its success, than to take the lead
in the introduction of a new order of
things.ââ<http://catenet.org/index.php/>><http://catenet.org/index.php/>Niccolo
Machiavelli, ââThe Princeââ 1469<http://catenet.org/index.php/->-1527
Le "comptoir" se veut une sorte de PEC virtuel où les idées peuvent
volleter de brocs en verres virtuels.
L'important, dans l'internet, c'est l'expérimentation. Il n'est pas
facile d'expérimenter sur des idées. D'autant que dans l'analyse des
types d'idées à soumettre à un banc test on en a trouvé beaucoup
(c'est cela la "mise en réseau") mais pas toutes.
Il n'en reste pas moins que je pense possible de créer un banc-test
de simulation architectonique, c'est à dire pouvant supporter le
réseau de base (catenet) et au niveau au dessus les diverses
technologies, puis les applications, etc. Cela vient : on en
reparlera. Manuel Valls peut sans s'en être rendu compte avoir
beaucoup aidé en poussant l'investigation sur les boîtes noires. Et
donc à préparer les mentalités à mes réseaux de "contre-boîtes" :-)
Ce que tu vois dans les hologrammes, Louis Pouzin l'a très simplement
exprimé au départ : "le réseau des réseaux" (en fait, 1973, le "PSN
des PSN" -http://iuwg.net/images/Pouzin-1973.pdf). Dans notre univers
chaotique (soit la version non mathématisée de l'agorique) et fractal
(fractal veut dire des règles indépendantes de l'échelle), tout est
"réseau de réseaux de réseaux, etc. " jusqu'au quantum de
l'insécable. Cela s'appelle le principe "imprécatif" : ce que je
définis (le réseau) sert à se définir lui-même (les réseaux).
Le chaos vient peut-être du problème de la localité, qui est le grand
problème actuel, tel que défini par Vint Cerf pour établir l'internet
: "localité veut dire qui appartient au réseau global considéré". A
partir de là tout se complexifie (intrications globales de séquences
locales, c'est à dire simples). C'est le principe de simplicité base
de l'architecture de l'internet (RFC 3439). .... et on retombe sur
Anaximandre avec la RFC 1958 qui lui sert elle-même de base : son
"apeiron" est notre "bout en bout" et ce qui n'en relève pas est
traité à son "peritème" (interface periphérique) c'est à dire "à la frange".
Le problème pour l'internet est que nous l'utilisons de "frange à
frange" (y compris des processus non strictement de transport de
datagrammes) et même au bord du bord de la frange à l'"edge" dont tu
connais bien des applications qui sont :
- les pluggable edge systems : les boîtes noire à l'ami Valls.
- les edge providers : dont le premier est Google.
Mais, comme le montrent les réflexions d'Heidegger
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parole_d%27Anaximandre, le débat vers
la reconsidération du fondamental ("les conditions initiales de la
pensée humaine", avant la réduction athénienne que la pensée en
réseau intelligent supporté par boites noires permet sans doute de
débloquer. C'est cela la "singularité techno-logique", la logique
humaine assistée par ordinateur.
Nous nous affranchissons d'un problème (et d'habitudes et d'avantages
acquis) vieux de 2500 ans. Il faut une certaine jeunesse d'esprit
face à cela : cela tombe bien, Geluck l'a bien expliqué "être vieux
est être jeune depuis plus longtemps que les autres" !
jfc
Allez, AU PLAISIR Â !
Adrien ToreauÂ
06 63 86 10 61
Le 13 mai 2015 23:15, JFC Morfin
<<mailto:[email protected]>[email protected]> a écrit :
>
>
<http://digipirate.fr/index.php/Architectonique>http://digipirate.fr/index.php/Architectonique
>
> J'aimerais des critiques sur cette page qui traite de ce qui est
à la base de tous les débats que nous avons (ou n'avons pa).
> jfc
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