Myriam,

At 17:06 31/08/2014, Myriam Criquet wrote:
Vous surprendrais-je si je vous expliquais que les juristes sont sous équipés voire non équipés en matière numérique ?

Ceci est un point intéressant pour caliopen (projet de Laurent Chemla). Mon sentiment est que son projet doit devenir un gestionnaire multi-format multi-fonction de l'écrit (en ligne, mental et archivé) de l'utilisateur en phase avec ses autres classements (bibliothèque, pièces, DVD, photos, etc.). Un point d'accès unique à chacun avec une gestion simple et robuste de ses espaces relationnels et de leur protection. Notre digitalité est là pour nous simplifier la vie pas pour la compliquer ni la vendre aux marchands.

Pour y parvenir il faut une architecture pour supported des utilisations pratiques efficaces. Je suis en train, à la petite semaine, de réfléchir sur cela à patir des idées trouvées sur son site et sur ses liens, puis les étendre, pour lui envoyer une revue un peu plus poussée - une fois le wiki du comptoir remis en état. Il serait intéressant que tu nous indique les pratiques usuelles de présentation d'annotation et de construction de documents juridiques.

Il manque en effet de façon manifeste un système plus facile et plus "en réseau" que Compendium, adapté à un traitement (écriture, màj, citations, extactions, calculs, etc.) en réseau, à la fois mail, feuille wiki, content centered networking, cartes mentales maillées, etc. C'est sans doute une bonne application de complexité organisée (il y aurait-il un matheux sur la liste qui pourrait en discuter la profondeur de Bennett dans le cas d'une brume de données maillées) qui pourrait être autorésillente.

(suite plus bas)

N'oubliez pas tout de même que les termes non définis de façon générale, voire même non définissables, qui peuplent les nouvelles dispositions législatives et particulièrement la P.I, sont voulus. Il s'agit d'une technique de rédaction qui repose su une technique juridique, On pense ainsi (consciemment ? inconsciemment ?) assurer la pérennité de la loi dans les pays de Droit Romain a minima -je ne m'engage pas sur les autres systèmes juridiques que je connais moins ou pas - (Droit fondamental, Introduction au Droit, philosophie du Droit, sociologie du Droit ...).

Jean Carbonnier l'explique très bien dans "Flexible Droit:pour une sociologie du Droit sans rigueur". Cet ouvrage, au fondement du Droit civil actuel qu'il place dans sa continuité, est notamment à l'origine du développement de ces concepts flous ou mous. <http://www.amazon.fr/Flexible-droit-pour-sociologie-rigueur/product-reviews/227502008X/ref=dpx_acr_txt?showViewpoints=1>http://www.amazon.fr/Flexible-droit-pour-sociologie-rigueur/product-reviews/227502008X/ref=dpx_acr_txt?showViewpoints=1

Cette technique permet donc de laisser la place à la créativité, à la vie, au futur. Elle devrait ne pas aboutir à de l'arbitraire car des mécanismes d'interprétation des textes expliquent au juge comment les lire et quelles libretés, quels intérêts sauvegrader, mais ça c'est une autre histoire ....

Hmmm !

La créativité, la vie, le futur me paraissent des choses ultraprécises avec des millions de chiffres après la virgule (on en est je crois à 1240 milliards de décimales de PI). C'est ce qui les rend non-calculables et fait croire au hasard. Il y a une grande différence entre la lecture qui peut survoler et l'écriture qui doit être précise. C'est très exactement la base même de la robustesse de l'internet (RFC 1122 de Jon Postel) : soit conservateur dans ce que tu envois et libéral dans ce que tu reçois. La même politique dans les deux sens conduit au blocage et l'inverse au chaos. Attention : l'on peux être trés précis dans les marges autorisées (c'est la bande passante).

jfc



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