At 12:38 31/08/2014, Myriam Criquet wrote:
Je sais donc bien comment faire pour annoter des Codes pour les juristes, mais comme je vous le disais, l'annotation par et pour les non-juristes est une autre forme de travail, très novateur et intéressant.luence
C'est en forgeant que l'on devient forgeron. Aurais-tu une méthode ou un logiciel d'annotation du droit qui pourrait être étudié pour voir (1) sa perméabilité aux non-juristes, (2) sa capacité à supporter l'annotation des RFC
Le problème est pour moi éthitechnique. C'est à dire veiller à la convergence de l'éthique et de la technique appliquée. Le but est simple : pour un technicien l'esthètique c'est l'objectif du projet et l'ethique ce sont les options architecturales pour y parvenir, qui vont faire que toute erreur d'utilisation va conduire à sa correction avec pour limite que le résultat que pourrait chercher à obtenir une digression soit inférieur au coût dépensé pour l'accomplir. Donc à bénéfice négatif.
L'architectonique générale inclut ici au moins deux systèmes légaux : la loi du contrat social et la loi des protocoles. En fait il y en a un troisième trop vite oubliée qui est le droit d'usage. Ils résultent donc de trois souverainetés séparées. Une souveraineté est ici comprise comme une autorité ayant dans son domaine capacité pour établir et faire respecter ses lois.
Les problèmes que nous rencontrons actuellement semblent essentiellement résulter, non pas tant de conflits directs de souveraineté, mais de conflits d'influences souveraines qui se règlent dans un "flou" que nombre veulent éclaircir à leur avantage.
Il y a donc un besoin d'annotation tri-partite : juriste, designers, utilisateurs. Qui devra se résoudre de façon cohérente entre les trois niveaux traditionnels de la norme/constitution, du standard (loi/RFC) et de la pratique (jurisprudence/bonnes pratiques).
Toutefois dans ces trois domaines noua avons des expériences comparables qui préconisent - trois degrés de contributeurs aux niveaux académiques, politiques et des praticiens. - la nécessaire prise en compte de l'évolution du paradigme du schéma sociétal et l'introduction de la digitalité et de son corrollaire qui est l'association des machines à la vie humaine la plus banale.
Je reprends mon leit-motiv aristotélicien : l'architectonique est la science de la connaissance du monde et la politique est l'art d'y conduire des hommes libres. La nouveauté est que ces hommes libres sont interconnectés et convoitent un territoire qu'ils se sont découvert en commun qui est celui de la digitalité.
Pour cette conquète du digital, nous procèdons comme toujours lorsque nous nous établissons dans un nouveau territoire. On commence par la découverte publique, le saloon/bordel/épicerie. Puis vient le médecin, le croque-mort et le shériff. Puis l'instituteur, le paster et le juge. La domination politique, la loi du commerce, la loi du plus fort, la loi civilisée.
La transition politique/commerce est en cours dans le contexte international du plus fort américain. Il appartient à l'utilisation qui est la préoccupation durable de s'affirmer comme au moins présente, d'être suffisament adroite pour comprendre et introduire ce que doit être une pratique civilisée, et au final plus forte à maîtriser les machines qui constituent le système.
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