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Les régimes démocratiques ont assis leur différence majeure par rapport aux 
régimes politiques antérieures en faisant relever la violation du respect de la 
correspondance privée au rang de crime constitutionnel et donc du pénal.

Si on oublie que la violation - mais aussi la destruction ou le retardement de 
l'acheminement - de l'acheminement du courrier privé  et donc de son contenu 
est constitutif des régimes politiques dits démocratiques, je me demande de 
quoi peut-on bien parler sinon d'un retour aux régimes politiques centralisés 
et autoritaires qui ont précédé et ont disparu à la suite de la révolution 
française et où l'individu n'était pas concerné comme personne, mais comme 
sujet.

Si chacun est ramené de facto au statut de sujet, discuter de propriété des 
données ne sert qu'à masquer que, l'air de rien, nous sommes tous asservis càd, 
ramenés à l'état de serfs, taillables et corvéables, à merci dans un univers 
fondé non plus sur la production, mais la consommation.

Ce sont de moins en moins nos données qui sont dans les nuages que ... nos 
têtes. Pour le reste, et l'essentiel, hélas, on perd pied.

Bonne fin de journée

Patrick Yeu
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