Il y a eu des notaires malhonnêtes ; ça n'invalide pas la fonction
notariale.
Pour ce qui est du droit, Mireille Delmas Marty (voir sa conférence en
vidéo : http://www.2100.org/videos/2252/humaniser-la-mondialisation/ )
a vraiment bien travaillé la question de la construction d'un droit mondial
(dans lequel le centre judiciaire serait, non pas les Etats Unis, mais
l'Europe, où se trouvent déjà les principaux tribunaux mondiaux :
Cour internationale de La Haye, Cour pénale internationale... TG
Le 07/09/14 13:35, JFC Morfin a écrit :
Oui. Le point crucial est celui de la confiance dans l'état des
choses, l'Etat qui l'administre et la société qui en résulte.
- le [montage/affaire?] Snowden a détruit la confiance dans le
gouvernement - ceci était nécessaire dès lors que nous sommes en
cyberguerre comme la majorité mondiale l'a considéré à Dubaï (traité
mondial des télécoms). C'est à la Justice de faire régner l'ordre et
au gouvernement de gérer le désordre et la violence légitime.
- le problème maintenant est celui de la juridiction mondiale sous
droit international ou "buggy/buggy" anglo-saxon.
AMAH les choses sont assez simples à évaluer :
- il y a la pratique coutumière (grecque, romaine, canonique,
anglo-saxone, charia, chinoise, etc.) qui varie en fonction des
climats où s'exerce la coutume et de son histoire.
- il y a la pratique guilelmine où la loi a ses propres langue et
métalangue que l'on retrouve dans la digitalité. Le français n'est pas
la langue des gens mais celle de la Loi.
En soi aucune des deux pratiques n'est avantageuse, mais chacune
permet d'inscrire à la pratique du droit des expériences différentes
dont il serait rétrograde de ne pas tenir compte.
Nous sommes entièrement d'accord sur l'avoué, procureur privé, en fond
de taverne. Mais qui dit qu'il n'est pas un escroc incapable : il faut
une déontologie dynamique et appliquée, garantie par des assurances.
Comme pour les autres conseils. Au départ, il s'agit d'une astreinte
pour le seul juriste nécessaire au justiciable, que le juriste a su
dans la pratique transformer en contrainte sociale, que le justiciable
moyen mieux informé veut citoyennement reprendre mieux en main.
Même chose que l'utilisateur internet vis à vis des flics des agences
de renseignement, des filtrages ISP, des abus à la propriété
intellectuelle, des multiples formes de fraudes à l'informatique....
C'est à mon e-village gaullois de contribuer de son apport.
Attention aussi ! Tu emploies correctement le mot "concurrence" qui
permet la comparaison et non "compétition" la biaise.* Pour moi un bon
juriste est quelqu'un qui fait un conseil averti, un écho légal à mes
dires, et qui sait les présenter dans la langue de la loi.
At 03:28 07/09/2014, Myriam Criquet wrote:
Oui, entièrement d'accord, mais ce n'est pas le titre qui fait la
qualité de la prestation ("l'habit ne fait pas le moine") et un
privé peut être bon et pas cher en même temps ("il n'est de
richesse que d'hommes").
C'est une histoire d'individu, de déontologie, d'éthique,
d'exigence personnelle et de sincérité avec soi et avec les autres
que de bien faire son métier, me semble-t-il.
Je parle en général et pas uniquement pour le Droit.
Ce qui fait baisser les prix et oblige à une meilleure qualité,
c'est paradoxalement la concurrence.
Elle fait sortir du monopole qui fait croire à certains qu'ils sont
inamovibles et intouchables.
Il n'en demeure pas moins qu'historiquement, je le reconnais,Â
l'avocat est le défenseur des libertés et le notaire est l'homme de
confiance.
Mais à cette vision romantique, je préfère la vision pragmatique !
Bonne nuit !
2014-09-07 1:17 GMT+02:00 JFC Morfin
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At 23:05 06/09/2014, Myriam Criquet wrote:
Jusqu'Ãf quand notre village dâEUR^(TM)irrÃrrÃf©ductibles gaulois
saura-t-il ou pourra-t-il rÃf©sister ?
Sans doute à partir du moment où l'on aura corrigé nos erreurs Ã
partir de celles de nos différences qui sont meilleures ?
Je crains qu'il n'y ait beaucoup beaucoup de choses à changer,
partout. Et que les apports des uns et des autres sont à prendre en
compte.
Mais ...
j'ai tendance en tant qu'utilisateur du droit, Ã penser que
j'aimerais voir améliorer sa mécanique, la voir dégraisser, etc.
au point qu'il ne faille pas nécessairement - au temps des contrats
immobiliers en ligne - devoir payer cher un "rédacteur" qui les
imprime, ou un avocat qui se rémunère sur des actions inutiles
qu'il suscite ("économie des incidents"). Les notaires sont des
percepteurs avec l'alibi de formulaires sans cases à cocher (ils les
cochent avant).
Comme toutes les choses des "Scribes assis": le Droit, la
comptabilité, et la fiscalité, etc. doivent être bien
faites/servies (ce qui demande de la formation intelligente). Le
problème est que nous sommes à une époque où les
choses/procédures sont confusées par des machines qui les
simplifient, au lieu dêtre facilitées par des protocoles clairs -
compris par tous - adaptés aux capacités des gens. Comme pour
l'internet, les usagers du Droit sont supposés tout ignorer.
Comme tu disais que la loi a tendance à utiliser des mots de haut
niveau pour se donner un peu de champs devant le changement à venir,
le politique se donne du champs en taillant du changement dans
n'importe quoi, pourvu que cela plaise à des influences actives.
L'idée est la même :
1. on ne sait pas où on va, faute d'une réflexion architectonique
(science de la politique des choses) suffisante ou possible.
2. On y va donc au pif : on crée une incertitude/désordre
(techniquement cela s'appelle une criticalité) que l'on espère
auto-organisatrice. Cela peut aller à une révolution ou une guerre.
3. On compte sur ceux que l'on favorise au départ pour faire bouger
le schmilblick, et sur ceux que l'on défavorise pour s'y opposer.
Dans l'attente qu'il en résulte une nouvelle organisation qui fera
gagner du temps jusqu'Ã la prochaine fois. Cela s'appelle l'entropie
générale avec des négentropies occasionnelles par coup de pot ou
architectonique naturelle.
C'est la fuite en avant du changement pour obtenir le changement :
exemple que nous connaissons bien, celui du NTIA et de la gouvernance
de l'internet. Là où le bât blesse avec la France/francophonie,
c'est que nous sommes plus habitués à considérer les fondements que
la surface des processus que les autres voient d'abord. En cas de
crise par agitation/propagande, nous résistons plus mais nous avons
plus de chances que les autres qu'elle nous soit profonde (ex. 1789).
En contre-partie on peut en retirer au final plus d'avantages. Que
les autres nous copient jusqu'Ã la prochaine fois.
Mon sentiment est que c'est alors que joue le phénomène du village
gaulois. Nous nous recadrons sur nos fondamentaux, et notre réflexe
est citoyen plus que cow-boy, madré ou financier. Souvenons-nous que
89 a conduit à 1804, et que Napoléon n'aurait pas été grand chose
sans ces garçons de ferme devenus Maréchaux.
C'est pourquoi, pour le Droit, comme pour l'Internet, comme pour la
recherche, je crois que c'est l'atomicité locale et l'autonomie du
datagramme qui joue. L'internet, avec sa structuration concaténante
à la Pouzin, montre que la solution est dans la granularité de la
bonne subsidiarité de proche en proche,et pas dans les foucades
politiques ou financières pour des grandes continuités dogmatiques
utopiques.
Je prends l'exemple de l'internet. La gouvernance unique autoritative
de l'ICANN ne marche pas. Le catenet de Pouzin si. J'aimerais bien
ainsi réfléchir un peu à un métier juridique intéressant : des
avoués conseils. Des avocats assistants qui seraient mes assistant
et non-pas ceux de patron du cabinet qui les paie. Les procureurs
privés d'avant le temps des avocats.
Comme pour les chouches OSI, quelles sont les couches du droit ? Où
sont les viols de couches ?
jfc
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