Bjr Jefsey, Merci beaucoup pour ta contribution à une réflexion sur le Droit Fondamental.
La dimension intercompréhension ultimement recherchée est pour moi l'un des fondements du XXI°... Que le droit soit l'un des chemins, qui y conduise, je n'y avais pas pensé ... Merci beaucoup. Bonne journée Le 19 août 2014 11:10, Jefsey <[email protected]> a écrit : > Les questions juridiques de Myriam Criquet et la recherche éperdue de > solutions à la quadrature icannesque du cercle de la globalité américaine > posent sous l'angle de l'agorique une question intéressante qui est celle > du but du droit dont Myrian cherche la logique interne et les Américains la > cybernétique autocritique. > > Que cherchent nos Américains ? Ils cherchent une tenségrité politique, > c'est-à-dire une structure autonome, faite de pouvoirs/contre-pouvoir > (définition de la tenségrité par R.B. Fuller : des ilots de contraintes > dans un océan de tension - exemple : les structures autoporteuses, les > squelettes, etc.) : un truc qui tient tout seul. Que cherchent les juristes > ? Ils cherchent à en établir les lois internes de son équilibre stable par > une auto-régulation. Nous cherchons tous à nous affranchir de façon stable > et sûre des choix externes (divins, humains, mécaniques, intellectuels) > pour les remplacer par nos propres choix. > > Toutefois nous avons semble-t-il un petit problème qui est que le monde où > nous vivons n'est pas logique (conséquences linéaires des causes aux > effets) mais agorique (émergence maillée/réciproque mêlant causes et > effets) en raison du petit facteur temps qui est le déroulement successif > (tic-tac) des microétats de l'univers (ex. physique quantique). Il y a en > fait un décalage entre nos choix, nos actions, et nos perceptions. Nous ne > faisons pas ce que nous voulons, nous voyons que nous avons fait ce que > nous avions voulu. Nous savons maintenant qu'il y a 1/10ème de seconde > entre le geste et notre décision de le faire .... le geste précédant la > décision consciente. Nos "décisions" sont déjà prises et ce que nous > prenons pour une décision est la mise en cohérence intellectuelle de notre > être (ce que nous pensons qu'il est) avec notre existant (ce qu'il fait). > > Cette mise en cohérence peut certes nous poser des problèmes > métaphysiques, mais elle nous est d'abord nécessaire à notre survie > physique dont s'inquiète notre entéléchie (la tenségrité physique et > intellectuelle qui nous maintient comme un fait - et que nous cherchons > pour l'ICANN au sein de son univers qui est l'internet). Nous cherchons > donc à nous assurer du comment notre structure va se tenir toute seule, > malgré la diversité des possibilités. > > En fait nous cherchons à nous rassurer de ce que les choses ne pourront > pas être autrement que ce que nous voulons. Lorsqu'il s'agit du cadre de > vie général de la cité c'est la loi auto, démo ou polycratique, lorsqu'il > s'agit des relations particulières ce sont les contrats binaires ou > multiples, et lorsque c'est l'univers entier ce sont les lois de la science > corrigées par la norme et la technologie. > > Et cela a marché, d'Albert le Grand à Albert Einstein à la sauce de > l'Algaurizin (pour faire court: Abu Abdallah Muhammad ibn Musa al-Khwaizmi > pour les intimes), c'est à dire jusqu'à ce que ce fichu problème temporel > vienne s'immiscer dans la résolution des choses par des formulations > finies, et les infinitiser au-delà de deux corps (cf. Henri Poincaré). > > Nous en sommes là. La constitution française a fait un pas gigantesque en > avant (ou dans le vide ?) pour répondre aux questions qui se posent en se > dotant de la charte de l'environnement. Mine de rien, en se préoccupant des > petites fleurs elle a introduit la considération non plus seulement des > faits passés et présents (domaine de l'instruction pour laquelle nous avons > des juges) mais des possibles (domaine de l'intellition, c'est-à-dire ce > qui fait sens à partir de ce que l'on sait). > > Cela s'appelle le principe de précaution : dans le présent, l'Etat et > chaque citoyen à raison de ses capacités à le faire, doivent parer aux > conséquences futures des choix actuels (technologiques ou autre, et donc > aussi juridiques). En fait nous prenons en compte le droit à la santé et > notre capacité à conditionner notre évolution pour nous rassurer devant > l'avenir, c'est-à-dire ce que nous appelions inconnu jusqu'à présent, et le > droit anglo-saxon continue à appeler les "acts of God". > > Ceci nous concerne tous et va de la protection des personnes, des > économies, des propriétés physiques et intellectuelles, à celle des Etats > et de leur souveraineté que l'Etat dominant, dominé par des puissances > digitalofinancières, tente de diluer dans une partieprenance confuse, où il > vise, à travers la guerre globale normative actuelle, une mondialisation > juridictionnelle à laquelle s'oppose la contre-guerre qu'en fait nous > menons - à la fois pour prévenir une standardisation unique et les guerres > de libération techniques, commerciales ou culturelles qui y répondront ou y > répondent déjà. > > Le but du droit de "nous rassurer en faisant qu'il ne puisse en être > autrement" grâce aux mécanismes logiques de la loi, est en train de > s'étendre à la complexité agorique de la réalité : nous pointons un peu > plus notre nez hors de la caverne de Platon. En face de cette complexité > maillée, nous trouvons une réponse qui est celle de notre propre maillage > (mariages, familles, alliances, coalitions, communautés, cultures) que nous > structurons par une extension du droit fondé non plus seulement sur la > neutralité commune des textes, mais adaptée à la spécificité de chacun par > la reconnaissance tempérée de délégations de la capacité des personnes non > plus ponctuelle (sous-traitance) ou permanente (mariage) mais aussi > conditionnelle selon le temps, la situation, les besoins requis. Le droit > jusque là statique s'étend donc à la dynamique du temps et aux dates (une > personne ne s'éteint plus nécessairement à la mort physique, ou à son > atténuation civique), mais aussi - dans notre société anthropobotique > (hommes + bots) - aux machines et aux processus (gouvernance > algorithmique). Avec le problème supplémentaire de l'espace des mégadonnées > à prendre en compte de façon cohérente alors que nous n'en connaissons > encore très peu les règles de cohérence. > > Un sujet intéressant pour l'intellition de la digitalité agorique des > personnes centres de la société de l'information, maîtres de leurs > relations et de leur réseau intersémiotique (support étendu du sens vers > l'intercompréhension ultimement recherchée). > > Vous avez dit ICANN ? > > jfc > > > > > > _______________________________________________ > comptoir mailing list > [email protected] > http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com > -- Myriam Criquet 06 38 59 73 42
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