At 12:45 19/08/2014, Myriam Criquet wrote:
La dimension intercompréhension ultimement recherchée est pour moi
l'un des fondements du XXI°...
Que le droit soit l'un des chemins, qui y conduise, je n'y avais pas pensé ..
Là tu me tentes .... Tant pis vous aurez une perfomance du Taulier.
Compréhension
Nous n'avons pas de théorie de la communication, nous utilisons
seulement la partie télécommunications de la thèorie de l'information
(cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Communication_theory) avec un petit
ensemble de tentatives
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_communication).
Le mot intercompréhension est en général dévoyé en en faisant un mot
de linguistique. Pour s'y retrouver correctement il faut accepter
qu'il existe un champ disciplinaire fondamental à la sémiotique de
notre époque internet qui est la "multilinguistique", c'est à dire la
cybernetique des langues entre-elles. Ceci est au niveau de
l'interentendement sémantique.
La compréhension est suffisament bien introduite dans
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compr%C3%A9hension. Elle n'a rien à voir
avec les langues, sauf que certaines langues (et les jargons) on les
vecteurs terminologiques de certains concepts que d'autres n'ont pas.
La compréhension est la maîtrise intellitive d'un sujet, c'est à dire
la capacité de prédire justement les informations manquantes à partir
du sens de celles dont on dispose. Elle est toujours relative à
l'individu qui la possède et s'appuie sur le contexte de sa personnalité.
Intercompréhension
L'intercompréhension consiste à réciproquement comprendre quelque
chose à la manière de son interlocuteur et de pouvoir en comprendre
les raisons (métacompréhension). Au maximum cette intercompréhension
est avec la réalité elle-même, elle devient alors architectonique, le
pré-requis raisonable à l'entrée en politique.
L'intercompréhension dialogique (dialogue : deux interlocuteurs) est
déjà complexe (elle va ressortir du droit des contrats, si je
comprends bien). Elle est à la base de l'internet sous le nom de
protocole. Elle fait aussi la foce des armées (le subordonné va
exécuter comme s'il avait donné l'ordre, et va intellivement se le
donner s'il ne l'a pas reçu : savoir à partir du contexte et de
l'intrication éducative [raison d'être de tout Ecole de Guerre] quel
devrait être cet ordre).
L'intercompréhension polylogique (polylogue : de multiples
interlocuteur), ou la programmation parallèle ou maillée va être bien
plus complexe. On va tenter de la modéliser à partir de systèmes
référentiels. C'est pourquoi la discussion actuelle autour du IANA
est surréaliste. Un excellent document technique de l'ICANN
https://www.icann.org/en/system/files/files/sac-067-en.pdf parle de
ce qu'est le IANA et en filigrane de ce qu'il n'est pas. On n'y parle
pas de réalité mais de comment adapter la réalité à l'ordre du NTIA.
Faciliter l'intercompréhension
Ce que nous voulons est une facilitation à l'intercompréhension entre
nous. Une partie doit être intégrée au réseau intelligent. Cette
facilitation doit pouvoir idéalement s'appuyer sur trois référentiels :
(1) une architectonie universelle de référence. C'est à dire une
description architectonique paradigmatique (acceptée comme commune
aux parties). C'est un modélisation de base de l'univers a minima. Au
niveau des infradata.
(2) un complement architectonique personnel. Il va permettre de
décoder mon discours en discours de la référence commune.
(3) un complément architectonique de l'interlocuteur. Il va permettre
de coder mon discours en discours compréhensible à l'interlocuteur.
Le problème est qu'en général les compléments architectoniques sont
intimes (il ba y avoir des versions supposées/virtuelles de chacun à
chacun) et que même quand une architectonie universelle de référence
existe l'on n'est pas au bout de ses peines.
Leibnitz espérait une langue architectonique de référence
mathématique. Nous sommes en train de montrer que la complexité de la
réalité la fait percevoir sous bien des angles nouveaux.
La métaphore du droit
Le droit est certainement la meilleure architectonie de référence que
nous ayons. Le droit international permet d'intégrer les compléments
architectoniques nationaux. Mais les avocats et les Juges montrent
que l'intercompréhension n'y est pas si facile.
Au niveau des réseaux digitaux nous avons la "simplification" de la
digitalité (entre guillemets car elle est plus simple localement mais
permet de pénétrer la complexité plus profondément). Nous en sommes
actuellement au passage :
- de l'interentendement (protocoles uniques de l'US VGN - tout le
monde sous IAB/IETF/ICANN/NTIA)
- à l'intercompréhension économique nécessaire. C'est
(http://open-stand.org) la fragmentation technologique de l'internet
accomplie par la RFC 6852, la déclaration de Montévideo, l'annonce du
NTIA, le NetMundial et sa reprise en main par la WEF/NetMundial.
Le problème technique est simple à comprendre en utilisant la
métaphore architectonique du droit. C'est pourquoi je l'utilise bien
que n'étant pas juriste.
- l'internet est de "droit" (technique, nous connaissons tous "code
is law" du Dr Leissig) américain (parceque "law influences code").
- sont apparues des "communautés globales" fondées par l'optimisation
technique (au niveau applications) et contractuelle de l'économie de
grands marchés captifs (GAFAT..) qui sont en train d'imposer leur
protocoles techniques (couches hautes) et leur droit local
(conditions propres, ex. Google vs CNIL) dans un contexte multinational.
- l'internet est sous la supervision du NTIA par le biais de mon
vieux fichier INTLFILE devenu le root. Il est fait le seul à donner
une légitimité à la juridiction américaine (bien lire les parties du
document ICANN qui concerne le NTIA). Ceci est contesté par la
majorité du monde de manière diffuse (WCIT, Dubaï 14 décembre 2012).
- le NTIA prétend se retirer de la gestion du root par l'ICANN (14
mars 2012) pour la galerie, mais en fait fait virer le débat vers le
IANA qui ne couvre pas toutes les implications du NTIA dans le root
(qui sont assurées en réalité par Verisign, l'ICANN servant de
secrétariat). L'énorme gain qu'en retire les US est que l'ICANN, et
toute la clique qui lui est liée passe sous jurdiction américaine
ordinaire, puisque incorporée aux USA. Le droit n'est donc plus celui
d'un protectorat politique tributaire du droit international qui le
contrôle, mais d'une colonie organique au droit banalisé.
Le mot clé de la situation
Ceci tient sur un mot. Ce mot est dans la préface du document du SSAC
cité plus haut. Il dit que le "SSAC focuses on matters relating to
the security and integrity of the Internet's naming and address
allocation systems." Le système que nous avons passé à Jon Postel
était un système de coordonnées communes. En tant que réseau
secondaire au réseau mondial il a adapté ces grilles (ISO 3166 and
UIT X.121) à la gestion de son réseau selon un système compatible
d'allocation de noms et d'adresses.
Mon système était OpenStreet Root, il en a fait Google Root. C'est
cela le BUG (becoming unilaterally global). L'internet n'a plus à
être compatible avec le monde, mais le monde compatible avec l'internet.
Cela signifie, en gardant la métaphore juridique, que la digitalité
n'a pas à être compatible avec les droits du monde, mais les droits
du monde alignés sur le droit américain. Oublie les droit coutumiers,
le droit romain, le droit international, la chaaria, etc. et
alignez-vous sous le droit US, en plus à un moment où le Congrès le
plus paresseux de son histoire a une cote de popularité de 07% et où,
aux dires de son Président, la république américaine n'est plus
démocratique (tu as le ruling sous
http://www.supremecourt.gov/opinions/09pdf/08-205.pdf - les
entreprises peuvent indépendament supporter ou s'opposer aux
candidats). C'est la même idée que TPP et TAFTA: les entreprises
peuvent poursuivre les Etats en dommages et intérêts à raison de
l'impact de leur politique sur leurs revenus).
La solution gauloise
Protocoles, lois, normes, standards, bonnes pratiques, contrats,
lobbying, non sommes dans un niveau au dessus de la gouvernance qui
est la gestion en commun : celui de la concertance où nous convenons
des règles de notre société anthropobotique (hommes et machines) qui
doivent être cohérentes à l'esthétique que nous voulons et
conditionner l'éthique qui va y conduire et la protéger. Cette
cohérence va être le niveau de la concordance, c'est à dire les
règles de compatiblité - celles déposées au IANA par tous et pour
tout le monde.
L'on comprend que le summum de la guerre globale normative actuelle
soit la bataille du IANA (solidement engagée au moment de la RFC 4646
par Unicode qui en contrôle la masse principale et donc la surcharge
d'accès éventuelle avec la base des langues).
Toutefois, la RFC 6852 l'a faite sortir de l'arêne IETF/ICANN et
rentrer dans le concrêt du terrain. C'est là que mon village gaulois
rentre en jeu.
Car mon village gaulois, il va (1) utiliser les OpenStreet Internet
maps :-) et (2) s'atteler à la clarfication du "code civil." Le
"droit de l'internet" tiendra bientôt en 10.000 RFC privativement
compliquées par leur réductionnisme de fournisseurs/chercheurs
auxquelles doit correspondre un manuel consolidé d'utilisateur
pilote. Un très gros travail, mais pas forcément vu le travail déjà
fait et la méthode par expérimentation. Le village gaulois c'est le banc test.
jfc
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