At 01:47 20/08/2014, Myriam Criquet wrote:
Clarifier le Code Civil et la droit de la Propriété Intellectuelle n'est pas seulement affaire de spécialiste du Droit mais affaire de JFC, j'entends. Ce qui me plait c'est que c'est aussi affaire de Myriam Criquet et de tant d'autres personnes...
Toutes par des chemins différents ...
L'intérêt de ta méthode est qu'elle est novatrice.

En fait, c'est celle de l'Agora, de l'Ecole d'Athènes. où tout le monde contribue. . Université cela veut dire l'association des hommes. Où ils peuvent penser ensemble. L'image est ici celle de la taverne où personne ne se prend, ni n'est pris, au sérieux et peut polluer la foule avinée de ses idées jusqu'à former un paradigme multidisciplinaire (qui sait il sera peut-être génial !). C'est un brain storming comme un autre, mais Libre et ouvert à tous, au fil du vent des débat à la mode et à l'enseigne initiale du sujet porteur nouveau de la digitalité.

Pour ce qui me concerne, je repars du G3 (les 3 Grecs et en particulier le "great greek geek", Aristote). Il me parait en effet faire la synthèse du passage de la singularité précédente - Socrates étant la fin de la montée vers le col de la singularité, Platon les rèves utopiques de ce que l'on pourrait dorénavant faire et Aristote qui découvre la vue sur la plaine menant au col de la prochaine singularité (la notre). La vue de son col, sa singularité pour l'humanité est celle de la syllogistique et de son application d'inférence logique à partir de la raison. Nous, nous en sommes au grand col suivant, à la singularité d'après : celle de la complexité et de sa nécessité agorique (inférence maillée de la complexité par émergence à partir de la réflexion).

Aristote donne la définition de base : (1) l'homme est par nature un animal politique, (2) la politique est l'art de conduire des hommes libres et (3) l'architectonique, l'art de comprendre la réalité, en est le prérequis fondamental. Ce qui change dans notre temps est un passage à l'échelle qui nous amène à devenir familiers d'une vision plus approfondie de la nature.

La où nous considérions la continuité de l'infini, grand ou petit nous nous trouvons maintenant face à la discontinuité de Démocrite. Ce qui ne change pas est notre souci fondamental permanent de nous rassurer par l'assurance de ne pas pouvoir faire autrement. Alibi ménagé ou accepté, ou corset volontaire selon notre personnalité et, nous le découvrons aujourd'hui, de la manière dont elle a développé ou s'est vue influer sa digitalité.


D'accord avec ton "vous les juristes, vous n'avez rien compris!" que tu m'as lancée lors du débat sur la gouvernance de l'internet. Nous sommes en situation de survie: s'adapter ou périr ...

Ce n'était pas un jugement de valeur, mais un avertissement de situation. Nous sommes dans une situation comparable à la précédente singularité. Athènes il sont passés de la Familia + Théma à la Nomos et à sa formulation démocratique. Nous avons en face de nous le challenge de faire entrer la dynamique du temps dans le Droit et sans aucun doute les dimensions de l'exercice algorithmique du droit en contexte de mégadonnées. Nous avons essayé la norme, le standard, les bonnes pratiques. Il nous en faut plus qui répondre au besoin des émergences polycratique au sein de la multitude (foule sans contrat social avec une souveraineté) que forment les "communautés" style internet, ICANN, marchés captifs, etc. ou la prise de décision n'est plus par vote mais par décision individuelle/ajustement mutuel semblant conduire à l'émergence d'un paradigme avec ou sans période de criticalité.

S'adapter, c'est pour moi transformer.

Disons faire évoluer. Du nouveau et de l'ancien. C'est pour cela que j'ai choisi le mot "extended" pour mon service réseau, là où Engelbart utilisait "Augment" pour ses applications. L'homme ne change pas, mais sa portée, munie de moyens nouveaux s'étend, et ainsi font aussi ses problèmatiques.

Transformons donc une pensée vieille de plus de 4 000 ans en s'appuyant sur elle en la repoussant, en la rénovant en la remplaçant ...

Tout n'est pas à jeter, dans l'approche du spécialiste du Droit comme dans celle du spécialiste du digital comme dans celle du spécialiste de tout autre chose, ou du non-spécialiste d'ailleurs ...

Pour moi l'approche du Droit n'évoluera que par un nécessaire métissage réussi: 2 disciplines qui se découvrent, s'écoutent, se mélangent et s'appliquent sans que l'une d'elle ne prédomine.

Non pas deux disciplines, toutes les disciplines. La nouveauté de l'apport de la digitalité maillée est la prise en compte banalisée du fait réseau rétroactif, là où notre pensée était linéaire (sorite).

C'est pour moi là la transition dont parle tes parents.
L'informatique (le nouveau) interroge le Droit (l'ancien) autant que le Droit (l'ancien) interroge l'informatique (le nouveau).

Tu cites l'apport de mes parents que tu connais. Je le résume : par leur shéma d'organisation de leur fin de vie et posthume, ils ont fait, grâce à l'évolution de l'environnement constitutionnel et du droit de la famille (2003/2007), une découverte expérimentale fondamentale : celle de la transmission de la continuité du projet à travers la discontinuité du décés. Ceci a résulté en une application, lancée dès le 1er janvier 2009 (jour de la mise en application) qui a et continue à essuyer la plâtres, d'une législation nouvelle avec toute l'expérience que cela peut peu à peu apporter.

Nous en reparlerons car c'est un sujet qui nécessairement nous intéresse tout le monde, et en particulier ceux qui voudraient que leur vie ait servi à quelque chose, et que Hollande a annoncé vouloir mettre à l'ordre de la rentrée (personnes très agées).

Ce qui est intéressant est que cette approche, qui relève d'un droit français précurseur dans son adaptation écologique profonde à l'écosystème humain, est directement parallèle (ma mère étant anthropologue, chercheuse passionnée et polémiste au sujet de l'évolution) avec des avancèes bio/éco/mathématiques scientifiques actuelles, comme le travail d'Ulanowicz (Toisième fenètre - aprés Newton et Darwin). Un mécanisme évolutif, partiellement rétroactif, conduisant non-pas à un saut mais à une transition ?

L'important je crois est la vision de plus en plus actuelle (et qui est au coeur de tout, comme le citait Michel Robert, président de l'UM2 [universite scientifique de Montpellier], lors de l'ouverture des RMLL 2014) du problème dit de la localité, qui est celui aussi de la gouvernance de l'internet. Michel Robert citait les quatre mots clés de la problèmatique générale actuelle : "localité, globalité, réalité, virtualité". On se croirait dans un débat ICANN. Mais c'est aussi le débat de la physique quantique, de la cosmologie, de la philosophie et de tout, et donc du Droit, car c'est LE problème architectonique.

Nous nous découvrons non seulement :
- dans le réel une "localité" finie, ouverte sur un infini car inconnu: de la distance/temps de Plank à 15 millards d'années lumière pour l'univers, la planête pour la mondialisation;

Mais aussi :
- dans le virtuel la capacité de nous construire et partager un multivers fait des milliards de "sphère glocales" de nos VGN (virtual glocal network) de nos espaces relationnels, portant la pratique et les imaginaires de chacun, de communautés locales et générales, sur des médias dynamiques et intelligents que nous ne savons pas encore bien situer par rapport à notre réalité personnelle.

En Droit fondamental, et en philosophie juridique, on se pose depuis la nuit des temps les 2 questions suivantes, échos aux questions que tu te poses actuellement:

- Le Droit doit -il s'appliquer à la situation? La situation doit elle s'appliquer au Droit (entrer dans son cadre, son prisme) ? (Portalis, discours préliminaire au Code Civil, 1804 <http://classiques.uqac.ca/collection_documents/portalis/discours_1er_code_civil/discours.html>http://classiques.uqac.ca/collection_documents/portalis/discours_1er_code_civil/discours.html
Question du regard (de l'angle de vue et d'analyse).

- Quelle sont les fonctions du Droit ? Assurer la paix sociale 5 ? Être l'expression du groupe au pouvoir dominant ou qui se veut dominant? <http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/marx_karl.html>http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/marx_karl.html
Question de l'intention.

Ce que j'ai introduit nous amène à une vision commune, banale de la réalité où nous avons été géocentriques, puis héliocentriques, et où nous sommes devenu cosmocentriques. Nous sommes tous les centres d'un univers que nous partageons de plus en plus. C'est la notion de temps local d'Einstein, c'est la centricité sur la personne assignée par le SMSI à la société de l'information.

Ceci implique une nouvelle extension de notre référentiel intellectuel et culturel dans le sens de la complexité, maillage de nos simplicités.

Nous appelons Droit, je crois, le bon fonctionnement appliqué de notre référentiel. Il va sans doute être en équilibre entre les questions que tu poses. Ce droit nous l'avons ébauché pour nos nouveaux compagnons que sont ces mécanismes mentaux relationnels et intellectuels que nous déportons dans notre périphérie mentale machinique (le processeur et le bot).

Il a été ébauché dans un contexte de droit coûtumier anglo-saxon à travers ces bientôt 10.000 RFC. Il doit se simplifier en un Code unique, simple et structuré, non plus écrit pour la machine, séparément de celui écrit pour l'homme, mais pour le couple homme machine et s'ennoncer dans tous leurs jargons respectifs (langages techniques).

C'est pourquoi, nos linguistes IETF/Unicodiens doivent accepter et les majuscules de l'orthotypographie française dans leurs protocoles et javascript, C et erlang parmi les langues, car quoi qu'il arrive notre monde va s'exprimer en mécalangues, les langues parlées aux hommes par les machines, aux machines par les hommes et nécessairement de tous à tous.

C'est pour cela qu'il nous faut un second Villers-Côteret, c'est à dire un code de droit unique et universel de par sa langue propre (le français est la langue de sa loi devant laquelle chacun est égal, comme cela avait été le cas du latin de la Paix et du Droit Romains, assuré comme égal pour tous par le référentiel du Dictionnaire). Ce code doit intégrer la digitalité des personnes humaines, morales et virtuelles. En protégeant la supériorité de la personne que le second BUG (Business Unilateral Governance) de la pensée américaine (MSism, TPP, TAFTA, etc.) tend à remettre en cause au profit de celle des personnes morales commerciales.

Cela fait plusieurs années que je m'intéresse à ses questions: c'est l'un des attraits de cette matière d'être flexible (Flexible Droit: pour une sociologie du Droit sans rigueur, Jean Carbonier) et d'être le reflet du monde auquel il s'appliquehttp://<http://www.decitre.fr/livres/flexible-droit-9782275020082.html>www.decitre.fr/livres/flexible-droit-9782275020082.html

Après avoir mûri et expérimenté, je travaille à la refondation, transformation et par conséquent transition de la matière avec d'autres références et d'autres outils que les tiens (cours, conférences, articles juridiques et de gestion, et depuis peu outils techniques).

Le besoin est de les consolider. Le travail est énorme et passionnant. Le foisonnement des idées immense. Il faut le domestiquer en réseau pour en retirer les lignes de forces. Tout ce que nous savons est que les tensions au sein d'une tenségrité sont logiques de nodes en nodes, mais que les contraintes des nodes s'opposent dynamiquement en une agorique immense dont nous avons à découvrir les principes et les règles. Nous savons seulement que par essence elles seront communes à tout ce que nous pourons discuter et indépendantes de l'échelle si nous acceptons que notre univers est un chaos déterministe fractal.

Je suis donc terriblement en attente de voir le Droit de l'internet en 10 000 RFC, et de voir la méthode utilisée pour y arriver. Je ne suis pas certaine que la décision de faire des RFC simplifiera le Droit,de l'internet ou pas, notamment pour les néophytes. Pour moi, au contraire, cela donnera un puissant outil d'aide à la décision pour les spécialistes, mais une complexification du Droit pour les néophytes.

Je crains à la fois que nous soyons d'accord et donc de n'avoir pas été suffisement clair.

Les RFC sont des recettes de spécialistes fournisseurs d'élements contributifs dans un domaine. La méthode de leur consolidation pour les "nuls" qui sont tout aussi, et parfois plus, brillants, n'est pas la vulgarisation mais une perspective adaptée, celle de l'utilisation dans tous les domaines. Il ne s'agit pas d'apprendre à "coder" aux gosses dans les écoles, mais de leur apprendre à décoder l'agorique de l'univers à partir d'exemples pratiques qui leur parlent. Ces exemples, ce sont comment fonctionnent de façon comparée et sans doute comparable le code de la route, l'Etat, les tablettes, les petites fleurs, le droit, l'économie, la vie de famille et sociale, la cour de récré, le marché du travail, etc.

Jusqu'à présent on leur donnait des formules, des règles, des théorèmes, des algorithmes, etc. Au jourd'hui il faut sans doute les amener vers des petits de dessins de Feynman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Diagramme_de_Feynman) et des cartes en réseau.

Mais j'attends de voir le village gaulois résister, rien n'est sûr, je peux me tromper, et je participerai volontiers à bâtir ses fortifications si tu es ok.

Je n'ai pas à être OK :-)
- tout le monde est le bien-venu pour fortifier et/ou se mettre à l'abri.
- tout le monde est concerné par son propre village. Le "mien" n'est qu'une métaphore.

Je prends un exemple. Si tu lis le document sur le IANA, tu vois qu'à partir de 1998 l'ICANN a pris peu à peu en charge le travail que faisait (à temps partiel) Jon Postel. Au jourdh'ui ils sont 600 fois plus (300 personnes à plein temps). A retirer son autorité sur l'ICANN, le NTIA pose un énorme problème de responsabilité au monde : devant qui l'ICANN va-t-elle être responsable ?

Jusqu'en 1977 ce problème a été partout résolu par une responsabilité d'Etat (c'est à dire face au peuple) dans le cadre d'un monopole. En 1977, la FCC lui substitué dans le cas de Tymnet et Telenet un contrôle mutuel : la compétittion du marché. Ceci a été ensuite étendu à ATT par la dérégulation, qui s'est imposée partout dans le monde. supprimant la notion de monopole d'Etat pour les systèmes nationalement critiques.

Ce que l'ICANN propose est la restauration du monopole, mais pas seulement local; mondialement hégémonique. L'on a démantellé Mama Bell, ils veulent Mama Cann à l'échelle de la planête.

Le village gaulois ne peut pas se permettre de prendre le risque d'un fournisseur unique à la fois unique point de défaillance et de focalisation des oppositions. Nous devons pouvoir tirer avantage de la compétition. Il y a deux manières :

- celle envisagée par le NTIA: une compétition virtuelle organisée au sein de l'ICANN par une participation multipartieprenante, consolidation peu crédible aprés la NSA par exemple.

- celle que nous allons devoir mettre nous-mêmes en place, d'une competition. C'est le projet MYCANN, dont nous reparlerons bien sûr et dont tu peux être la juriste, qui consiste à travailler en Libre pour fournir à 300 ou 600 volontaires les outils pour fournir un service de qualité Jon Postel de façon stable de part une économie de services à leur échelle. Cette compétition Libre permettra d'éviter un choc frontal entre l'ICANN et ses alternatives locales d'Etat en Chine (depuis longtemps opérationnelle avec ses propres TLDs), en Russie (comparablement émergente et assez astucieuse) ou au Brésil (la Marco Civil en permet une mise en place rapide).

La solidité, la durabilité, la stabilité, etc. résultent de la diversité. La logique et les couches 0 à 5 la traitent par le principe de subsidiarité. L'agorique devient nécessaire et la couche 6 un besoin lorsque les opérations subsidiaires se maillent entre elles, chacun devenant subsidiaire de chacun. C'est la manière dont fonctionne la vie depuis les 3,5 millard d'années (ou à coup sûr 2,5) des bactéries. Maintenant que nous l'avons peu à peu découvert, si nous voulons rester dans le coup, il faut nous y adapter partout, car beaucoup l'on déjà fait et le font tous les jours;

jfc



Bonne soirée







2014-08-19 18:41 GMT+02:00 Jefsey <<mailto:[email protected]>[email protected]>:
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Boxbe

[]
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At 12:45 19/08/2014, Myriam Criquet wrote:
La dimension intercompréhension ultimement recherchée est pour moi l'un des fondements du XXI°... Que le droit soit l'un des chemins, qui y conduise, je n'y avais pas pensé ..

LÃ  tu me tentes .... Tant pis vous aurez une perfomance du Taulier.


Compréhension

Nous n'avons pas de théorie de la communication, nous utilisons seulement la partie télécommunications de la thèorie de l'information (cf. <http://en.wikipedia.org/wiki/Communication_theory>http://en.wikipedia.org/wiki/Communication_theory) avec un petit ensemble de tentatives ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_communication).

Le mot intercompréhension est en général dévoyé en en faisant un mot de linguistique. Pour s'y retrouver correctement il faut accepter qu'il existe un champ disciplinaire fondamental à la sémiotique de notre époque internet qui est la "multilinguistique", c'est à dire la cybernetique des langues entre-elles. Ceci est au niveau de l'interentendement sémantique.

La compréhension est suffisament bien introduite dans <http://fr.wikipedia.org/wiki/Compr%C3%A9hension>http://fr.wikipedia.org/wiki/Compr%C3%A9hension. Elle n'a rien à voir avec les langues, sauf que certaines langues (et les jargons) on les vecteurs terminologiques de certains concepts que d'autres n'ont pas.

La compréhension est la maîtrise intellitive d'un sujet, c'est à dire la capacité de prédire justement les informations manquantes à partir du sens de celles dont on dispose. Elle est toujours relative à l'individu qui la possède et s'appuie sur le contexte de sa personnalité.


Intercompréhension

L'intercompréhension consiste à réciproquement comprendre quelque chose à la manière de son interlocuteur et de pouvoir en comprendre les raisons (métacompréhension). Au maximum cette intercompréhension est avec la réalité elle-même, elle devient alors architectonique, le pré-requis raisonable à l'entrée en politique.

L'intercompréhension dialogique (dialogue : deux interlocuteurs) est déjà complexe (elle va ressortir du droit des contrats, si je comprends bien). Elle est à la base de l'internet sous le nom de protocole. Elle fait aussi la foce des armées (le subordonné va exécuter comme s'il avait donné l'ordre, et va intellivement se le donner s'il ne l'a pas reçu : savoir à partir du contexte et de l'intrication éducative [raison d'être de tout Ecole de Guerre] quel devrait être cet ordre).

L'intercompréhension polylogique (polylogue : de multiples interlocuteur), ou la programmation parallèle ou maillée va être bien plus complexe. On va tenter de la modéliser à partir de systèmes référentiels. C'est pourquoi la discussion actuelle autour du IANA est surréaliste. Un excellent document technique de l'ICANN <https://www.icann.org/en/system/files/files/sac-067-en.pdf>https://www.icann.org/en/system/files/files/sac-067-en.pdf parle de ce qu'est le IANA et en filigrane de ce qu'il n'est pas. On n'y parle pas de réalité mais de comment adapter la réalité à l'ordre du NTIA.


Faciliter l'intercompréhension

Ce que nous voulons est une facilitation à l'intercompréhension entre nous. Une partie doit être intégrée au réseau intelligent. Cette facilitation doit pouvoir idéalement s'appuyer sur trois référentiels :

(1) une architectonie universelle de référence. C'est à dire une description architectonique paradigmatique (acceptée comme commune aux parties). C'est un modélisation de base de l'univers a minima. Au niveau des infradata. (2) un complement architectonique personnel. Il va permettre de décoder mon discours en discours de la référence commune. (3) un complément architectonique de l'interlocuteur. Il va permettre de coder mon discours en discours compréhensible à l'interlocuteur.

Le problème est qu'en général les compléments architectoniques sont intimes (il ba y avoir des versions supposées/virtuelles de chacun à chacun) et que même quand une architectonie universelle de référence existe l'on n'est pas au bout de ses peines.

Leibnitz espérait une langue architectonique de référence mathématique. Nous sommes en train de montrer que la complexité de la réalité la fait percevoir sous bien des angles nouveaux.


La métaphore du droit

Le droit est certainement la meilleure architectonie de référence que nous ayons. Le droit international permet d'intégrer les compléments architectoniques nationaux. Mais les avocats et les Juges montrent que l'intercompréhension n'y est pas si facile.

Au niveau des réseaux digitaux nous avons la "simplification" de la digitalité (entre guillemets car elle est plus simple localement mais permet de pénétrer la complexité plus profondément). Nous en sommes actuellement au passage :

- de l'interentendement (protocoles uniques de l'US VGN - tout le monde sous IAB/IETF/ICANN/NTIA) - à  l'intercompréhension économique nécessaire. C'est ( http://open-stand.org) la fragmentation technologique de l'internet accomplie par la RFC 6852, la déclaration de Montévideo, l'annonce du NTIA, le NetMundial et sa reprise en main par la WEF/NetMundial.

Le problème technique est simple à comprendre en utilisant la métaphore architectonique du droit. C'est pourquoi je l'utilise bien que n'étant pas juriste.

- l'internet est de "droit" (technique, nous connaissons tous "code is law" du Dr Leissig) américain (parceque "law influences code").

- sont apparues des "communautés globales" fondées par l'optimisation technique (au niveau applications) et contractuelle de l'économie de grands marchés captifs (GAFAT..) qui sont en train d'imposer leur protocoles techniques (couches hautes) et leur droit local (conditions propres, ex. Google vs CNIL) dans un contexte multinational.

- l'internet est sous la supervision du NTIA par le biais de mon vieux fichier INTLFILE devenu le root. Il est fait le seul à donner une légitimité à la juridiction américaine (bien lire les parties du document ICANN qui concerne le NTIA). Ceci est contesté par la majorité du monde de manière diffuse (WCIT, Dubaï 14 décembre 2012).

- le NTIA prétend se retirer de la gestion du root par l'ICANN (14 mars 2012) pour la galerie, mais en fait fait virer le débat vers le IANA qui ne couvre pas toutes les implications du NTIA dans le root (qui sont assurées en réalité par Verisign, l'ICANN servant de secrétariat). L'énorme gain qu'en retire les US est que l'ICANN, et toute la clique qui lui est liée passe sous jurdiction américaine ordinaire, puisque incorporée aux USA. Le droit n'est donc plus celui d'un protectorat politique tributaire du droit international qui le contrôle, mais d'une colonie organique au droit banalisé.


Le mot clé de la situation

Ceci tient sur un mot. Ce mot est dans la préface du document du SSAC cité plus haut. Il dit que le "SSAC focuses on matters relating to the security and integrity of the Internet’s naming and address allocation systems." Le système que nous avons passé à Jon Postel était un système de coordonnées communes. En tant que réseau secondaire au réseau mondial il a adapté ces grilles (ISO 3166 and UIT X.121) à la gestion de son réseau selon un système compatible d'allocation de noms et d'adresses.

Mon système était OpenStreet Root, il en a fait Google Root. C'est cela le BUG (becoming unilaterally global). L'internet n'a plus à être compatible avec le monde, mais le monde compatible avec l'internet.

Cela signifie, en gardant la métaphore juridique, que la digitalité n'a pas à être compatible avec les droits du monde, mais les droits du monde alignés sur le droit américain. Oublie les droit coutumiers, le droit romain, le droit international, la chaaria, etc. et alignez-vous sous le droit US, en plus à un moment où le Congrès le plus paresseux de son histoire a une cote de popularité de 07% et où, aux dires de son Président, la république américaine n'est plus démocratique (tu as le ruling sous <http://www.supremecourt.gov/opinions/09pdf/08-205.pdf>http://www.supremecourt.gov/opinions/09pdf/08-205.pdf - les entreprises peuvent indépendament supporter ou s'opposer aux candidats). C'est la même idée que TPP et TAFTA: les entreprises peuvent poursuivre les Etats en dommages et intérêts à raison de l'impact de leur politique sur leurs revenus).


La solution gauloise

Protocoles, lois, normes, standards, bonnes pratiques, contrats, lobbying, non sommes dans un niveau au dessus de la gouvernance qui est la gestion en commun : celui de la concertance où nous convenons des règles de notre société anthropobotique (hommes et machines) qui doivent être cohérentes à l'esthétique que nous voulons et conditionner l'éthique qui va y conduire et la protéger. Cette cohérence va être le niveau de la concordance, c'est à dire les règles de compatiblité - celles déposées au IANA par tous et pour tout le monde.

L'on comprend que le summum de la guerre globale normative actuelle soit la bataille du IANA (solidement engagée au moment de la RFC 4646 par Unicode qui en contrôle la masse principale et donc la surcharge d'accès éventuelle avec la base des langues).

Toutefois, la RFC 6852 l'a faite sortir de l'arêne IETF/ICANN et rentrer dans le concrêt du terrain. C'est là que mon village gaulois rentre en jeu.

Car mon village gaulois, il va (1) utiliser les OpenStreet Internet maps :-) et (2) s'atteler à la clarfication du "code civil." Le "droit de l'internet" tiendra bientôt en 10.000 RFC privativement compliquées par leur réductionnisme de fournisseurs/chercheurs auxquelles doit correspondre un manuel consolidé d'utilisateur pilote. Un très gros travail, mais pas forcément vu le travail déjà fait et la méthode par expérimentation. Le village gaulois c'est le banc test.

jfc



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