At 01:58 15/08/2014, Myriam Criquet wrote:
Bonsoir,
J'ai lu rapidement ton doc, qui mériterait qu'on s'y arrête plus longuement.
Myriam,
l'idée du comptoir est de partir dans des grandes tyrades de pseudos
ignorants, poussant la logique à son paroxysme pour tester les
sous-jacences, concepts, mots qui manquent et les axes de solutions
possibles. Et à partir de là comprendre où cela fait mal au monde,
les questions qui se posent, pour y pousser plus avant.
Après, chacun peut agir et/ou travailler dans son coin et apporter
polycratiquement une réponse sensément construite. Ce n'est pas ici
que l'on va trouver de conclusions, mais explorer des directions.
C'est dans ce sens que je commente:
La notion de contrat recouvre l'accord de volonté, que cet accord
soit écrit ou pas.
Cela c'est ce que tu crois. Que nous croyions. C'est la logique, et
la pensée réticulaire pour les plus avancés. Agoriquement cela va
être plus compliqué, car la volonté est antérieure et parfois très
antérieure à l'acte qui n'en est qu'une conséquence partielle mélée
avec beaucoup d'autres causes et les effets de l'acte lui-même (dans
un espace visible, temps et invisible le passé, présent, possible
sont des espaces comme un autre, le fuitur n'étant qu'une restriction
du possible).
Dès lors que qq'1 te dis veux-tu faire ?, ne pas faire ? ou donner
? et que tu réponds oui, tu passes un contrat.
Oui. L'agorique est la discipline des agoras compris comme des
espaces dont la quidité générale est fractale (indépendante de
l'échelle) et les eccéités visibles (locales, data échangées à la
vitesse de la lumière) ou invisibles (globales, métadata échangées
hors succession temporelle) sont liées par syllodata (data entre les
data, exemple les contrats).
Ces agoras doivent avoir a priori de nombreux points d'observation.
Je suis plus orienté réseau, Olivier Auber optique, d'autres
politique, sociologie, mathématique, toi droit.
L'approfondissement de chacun devrait contribuer aux autres au point
de vue perception pifométrique de la réalité, et protestation
stratégique ou citioyenne de là où il se trouve.
En cette période de vacances, on parle de la suite après la corrida
et le feu d'artifice de ce soir !!!
jfc
- Veux-tu faire qq chose avec moi, (veux tu acheter mon pain ? te
dis le boulanger)?
- Veux-tu ne pas faire qq chose avec moi, (ne pas dévoiler lede ma
société, que je t'ai montré et qui est business model qui est
mon secret commercial)?
- Veux-tu donner qq chose (apporter le software que tu as réalisé
pour démontrer ton engagement et ton implication dans la société.
Donc, nous passons énormément de contrats tous les jours.
Bon nombre d'entre eux sont trop peu importants pour que nous
sortions un Code ou nous allions chercher un expert du Droit pour les rédiger.
Ainsi, quand nous allons cherche notre baguette de pain, nous
passons un contrat d'achat - vente avec le boulanger sans aucun formalisme.
Néanmoins, quand le pain de seigle acheté a été fait avec une
farine de seigle mal conservée et qui génère, du coup, un
champignon aux effets proche du LSD, qu'en le mangeant plus de 300
personnes d'un même village (Pont Saint-Esprit) vont soit
décéder, soit être internées soit être hospitalisées, même en
l'absence de contrat écrit, il va de soit que les victimes du
Boulanger vont agir en justice et que le Code Civil sera sorti, le
juge appliquant alors les règles de la responsabilité contractuelle.
Donc le Droit est partout, même quand on ne le voit pas, dans le
contrat "qui fait la loi des parties", cà d les règles du jeu de
ceux qui l'ont signé, dans les coutumes: les pratiques, qui se
répètent et dont on pense qu'elles sont obligatoires, comme, comme
pour la France, rouler à droite, prendre le nom de son époux
pour une femme après le mariage ...
Le Droit repose sur un système architectonique de règles de
hiérarchie, de portée et d'ambitions différentes.
Le droit est agorique par définition, qu'il s'intéresse au groupe
(Les traités et conventions internationales, La loi Parlementaire,
le Décret, le Règlement, l'Arrêté, la coutume ...) ou
à l'unité (personne physique ou morale -société, association,
fondation ...-).
La nouveauté, c'est que:
- Si auparavant nous ignorions ce que faisait et pensait le voisin,
à l'exception de celui qui était proche de chez nous, même si
jusqu'à présent le Droit était lié au groupe, aujourd'hui la
capacité à représenter ou s'inspirer du groupe est démultipliée.
- Aujourd'hui, nous savons, et de plus en plus fréquemment en temps
réel, ce qui est considéré ailleurs comme un comportement bon,
mauvais, acceptable, louable, alors qu'il ne l'est pas
systématiquement chez nous (la relativité dans le temps et dans l'espace),
- Aujourd'hui, nous connaissons les bonnes idées qui viennent
d'ailleurs (autres matières, autres personnes, autres endroits) et
nous les utilisons (ex: nous apprenons que dans notre contrat de
bail, nous pouvons négocier une priorité pour décider si nous
pouvons louer les prochains locaux qui se libèrent ...)
- Aujourd'hui, la différence de choix, d'être ou d'avoir, de
l'autre nous renvoie à nos prises de position sociétale sur ce qui
est bon, mauvais, acceptable, louable pour assurer, a minima, la
paix sociale. Dès lors, le Droit est bousculé et bouscule;
- Aujourd'hui, la technologie nous renvoie à nos prises de
position, nos comportements et nos choix.
Ce sont tous les fondamentaux que nous avions admis qui sont interrogés:
- Qu'est-ce qu'un être humain ?
- Qu'est - ce qu'une personne ?
- Qu'est ce qu'un homme ?
- Qu'est-ce qu'une femme ?
- Qu'est-ce qu'un Père ?
- Qu'est-ce qu'une Mère ?
- Qu'est-ce que la capacité d'avoir des droits et des obligations ?
- Qu'est-ce que la capacité d'exercer ses droits et obligations ?
- Qu'est-ce que l'incapacité d'avoir des droits et des obligations ?
- Qu'est-ce que la incapacité d'exercer ses droits et obligations ?
- Est-ce qu'une machine a des droits et obligations ?
- Quand elle m'empêche dâexercer en pratique mes droits et
obligations, est-ce légitime ?
- Si on considère qu'il y a atteinte, qui en est responsable: celui
qui a créé la machine, la machine, OU moi en raison de mon
comportement, voire qq'1 d'autre à l'initiative ou qui a suggéré
le comportement, ou qui m'a aidé à l'avoir ... ?
- Une machine doit-elle avoir le pouvoir prendre des décisions
fortes à la place un être humain ? ...
Ces questions opérationnelles nous renvoient à des questions fondamentales:
- Qu'est-ce que le Droit ?
- Quelles sont ses fonctions ?
- Dans ses fonctions, lesquelles sont dans certaines situations
prioritaires ? Antagonistes ? Dépassées ?
- Quelles sont ses missions ?
- Quels sont ses effets ?
Comme dans tous les domaines, notre mutation sociétale,
économique, technique impacte tous les aspects du Droit, toutes
les disciplines juridiques ainsi et les fonctions de juiristes
aussi, comme tu le relèves avec la justice rendue par ordinateur et
les questionnements liés aux personnes âgées.
La fonction de juriste est d'ailleurs tellement impactée par les
TIC ainsi que par les données ouvertes, qu'un professeur de Droit
anglais, le 1° qui ait eu un contrat de recherche pour mettre en
place la justice assistée par ordinateur ensuite, en était
arrivée, en 2010 à se poser la question de la fin des
juristes (Suskind, "the end of lawyers ?").
Tu poses en conclusion de ton mail dans ta question du rapport
homme machine, les questions que je t'ai posées à propos de la Big Data:
1 les conclusions aux quelles vont arriver les machines seront-elles
équivalentes, meilleures ou plus mauvaises que celles auxquelles un
juge arriverait ? Et dans ce cas, que signifie meilleur, mauvais, équivalent ?
2 Est-il légitime qu'une machine dicte ses ordres à l'homme ?
- Peut-on mettre l'être humain en équation ?
- Sa créativité spontanée, puissante capacité à imaginer des
solutions nouvelles, pourra-t-elle être égalée ? Quelle était
son impact sur les règles de Droit ?
- Son intuition qui lui permet de comprendre par le corps avant
l'esprit, puissant guide de l'action et porteuse d'innovation,
pourra-telle être égalée ? Quelle était son impact sur les
règles de Droit ?
- Son empathie, qui lui permet de ressentir par le cur la situation
de l'autre, ses sentiments, et de le protéger quand il en a besoin
lui permettrait-elle d'être plus juste en s'adaptant aux
personnalités, attentes et besoins de chacun ?...
Voilà ce que j'avais à tee dire ce soir ...
Je reviens demain car il y a de nombreux points sur lesquels je suis
partiellement d'accord ....
En attendant, je vous souhaite à tous la bonne nuit !
2014-08-14 19:30 GMT+02:00 Jefsey
<<mailto:[email protected]>[email protected]>:
<https://www.boxbe.com/overview>
Boxbe
[]
This message is eligible for Automatic Cleanup!
(<mailto:[email protected]>[email protected])
<https://www.boxbe.com/popup?url=https%3A%2F%2Fwww.boxbe.com%2Fcleanup%3Ftoken%3DvHq6tgamtm4T907VIh%252FeOdiam9vfbjw%252F8yyaPx%252BYqfIk8Hf%252BcX6Aehr9m%252FsFZxA3rViVtcBmtRRpyHqii9S8Dx7%252BTOPE%252FguQdVocp74Ebqh%252FkQlS75yuHCnb0BPATg1Wo9vFs%252BPXX9s%253D%26key%3DaIUCTVqdU0Y%252BtPCBNB3Duy2%252Br5TI%252FmtaYOvGCQnjph4%253D&tc_serial=18243585986&tc_rand=34710812&utm_source=stf&utm_medium=email&utm_campaign=ANNO_CLEANUP_ADD&utm_content=001>Add
cleanup rule |
<http://blog.boxbe.com/general/boxbe-automatic-cleanup?tc_serial=18243585986&tc_rand=34710812&utm_source=stf&utm_medium=email&utm_campaign=ANNO_CLEANUP_ADD&utm_content=001>More
info
Myriam,
Aujourd'hui est donc le temps des pontifiants pouvant réunir des
questions pour des pages wiki du <http://cafedu.com>cafedu.com
Allez, je m'y colle. Mais n'y a-t-il personne qui maîtrise PHP et
MySQL pour m'aider à remettre en place mes wikis : on pourrait
passer à une approche plus amusante/délirante/innovante. (J'ai
besoin de rédiger des scripts pour gérer des dizaines de
mediawikis, leurs mà j de version, leurs sauvegardes, avant de les
faire â"ensuite, ensuite évoluer vers du Wiki 3.0).
Pour les non-ingénieurs/architectes, la partie importante était ma
partie finale.
Pour les politiques, ils savent que les coups bas font la politique.
Les juristes espèrent que ce n'est pas le cas dans le droit qui
serait soumis à une certaine éthique.
Attention ! l'éthique n'est que la manière d'atteindre
l'esthétique communément acceptée, et aujourd'hui cette
esthétique (somme du bien, du bon, du droit, etc.) est en train de
se redéfinir dans un contexte étendu à la digitalité - c'est
à dire un nouveau contexte de la (dis)continuité des choses.
Je prendrai simplement l'exemple de l'ICANN et de l'"Internet" avec
une majuscule tel que les USA le jouent, c'est-Ã -dire un territoire
national virtuel étendu au monde entier (l'US VGN) par rapport
à l'"internet" de l'IETF ou de la loi française (et le cas
échéant américaine, bien que la référence soit ambiguë :
"ensemble des ordinateurs fédéraux et non fédéraux
interconnectés par réseau à c ommutation de paquets").
L'Internet de l'ICANN est une réalité purement juridique
constituée par droit des contrats signés, tacites ou putatifs
entre les membres des I*organizations : TLD managers, NRO et RIR,
membres des SO et ALAC. Nous sommes dans une "tenségrité
contractuelle" (tenségrité : maillage volumétrique
<http://www.cs.jhu.edu/~shap/>http://www.cs.jhu.edu/~shap/) qui se
tient par elle-même. L'exercice en cours de la NTIA est de parvenir
à une tenségrité contractuelle autonome, c'est-à -dire non
supportée par un socle souverain : rien que des contrats privés.
La question est donc l'agoricisation du droit des contrats pour
imaginer bien plus de maillage de parties influentes et de
responsabilités réciproques :
- la loi est la résultante d'un contrat - social : le social
peut-il être remplacé par du sociétal choisi. Nous passons de la
démocratie à la polycratie.
- le droit peut-il être compris comme un contrat monopartie établi
par la souveraineté ? Quelle relation avec la réalité ?
- le contrat peut-il être dans tous les cas généralisé
à n-parties en raison de l'importance du contexte et de la
non-personnalité juridique absolue de chacun ?
- qu'en est-il des de la transposition au domaine privé des
principes constitutionnels des droits publics à la santé, à la
précaution, à la réparation proportionnelles ?
Le droit prétorien par sa diversité et l'appréciation laissée au
Juge tend à montrer que la nature agorique des choses va bien
au-delà des tentatives d'analyse de la pensée même réticulaire
de législateurs. C'est-à -dire une réalité agorique où l'effet
(donc du droit lui-même) participe à la cause : le droit peut
ainsi devenir un sujet de droit.
Si tu veux, l'agorique est la généralisation intellectuelle de la
complexité où nous vivons et à laquelle, sauf la cybernétique
(cause = effet) et logique (cause != effet), nous ne connaissons pas
grand-chose encore, cf. problème des n-corps. Nous asseyons,
semble-t-il, le droit sur la logique (qui permet d'identifier les
violations volontaires à la loi (public - contrat social) ou entre
les parties (civil)) et la peine par cybernétique (tu as fait une
erreur : tu la paies).
Le droit actuel paraît être d'avant la "singularité complexe"
atteinte par la renormalisation digitale. Pourquoi ? Parce que peu
à peu nous allons pouvoir discerner le rôle des influences dans
les émergences complexes, à partir de la simulation. Cela
entraîne une révision complète du droit : le droit de qui, dans
quel contexte. Nous disions que le droit civil peut être
algorithmiser : nous y sommes, mais nous entrons dans la
possibilité de prendre en compte non plus seulement le règlement,
mais des cas beaucoup plus complexes avec un affinement des
responsabilités indirectement partagées. C'est à dire
informatiquement faciliter la décision du Juge. Mais aussi
indirectement rendre ses problèmes de conscience plus lourds et les
plaidoiries plus complexes, simulations contre simulations à l'appui.
Ainsi, nous allons en effet passer à sept dimensions. Ce n'est pas
ésotérique, c'est la simple conséquence d'un monde des pièces et
des expertises où l'on va faire référence :
* aux trois dimensions habituelles
* au temps - merci, Albert.
* mégadonnées avec leurs trois dimensions (données, métadonnées
[données sur les données, et conclusions et bla-bla] et
syllodonnées [données entre les données, et avis des experts sur
la manière dont les choses fonctionnent]).
A partir de là on va entrer dans l'univers non encore effleuré des
infradonnées. C'est à dire des données utilisées à minima.
Comment modéliser au plus simple au plus passe-partout. On ne
parlera plus de l'homme moyen de Quételet, mais de l'homme minima :
Mme Michu pour les nuls. Ce n'est pas pour rire : les systèmes
d'assurance et la pensée technique pré-actuelle sont basés sur
les retombées de l'exposition de Londres de 1851 où ont été
lancés pas mal de projets de réflexion. Le droit du risque
anglo-saxon est lui aussi à revoir (opposition du principe de précaution).
Le droit constitutionnel à la santé, y compris mentale/civique
pose des problèmes, ainsi que la décroissance progressive de la
capacité légale. Il y a-t-il des seuils, des constantes à la
personne ? Qu'est-ce que la personne dans la durée, etc.
C'est pourquoi je tente de pousser la compréhension de quelques cas
typiques de l'évolution de la problématique des choses à juger,
pour faire évoluer la manière de les mesurer, de les situer, de
les comprendre et de les juger. Je pense que le débat de rentrée
annoncé par Hollande sur les personnes très agées est typique de
cette question, car elle sort de la relation contractuelle et
devient multi-ayant-bonnes-raisons de se substituer en tout ou
partie à la personne juridique. Imaginons le remplacement des
décisions de gestion de vieillesse, les testaments, etc. par des
robots-testaments dynamiques.
Même aussi le droit des contrats si le contrat devient un programme
intelligent. Au début on s'est tapé dans la main, ensuite on a
scellé le document devant notaire, maintenant on peut entrer, tous
ensemble, nos conditions, accords, désaccords, dans un logiciel de
simulation dont les circonvolutions astucieuses peuvent laisser
pantois tous les juges et avocats de la création.
Comment ferons-nous ?
jfc
At 12:02 13/08/2014, Myriam Criquet wrote:
Bjr,
Je retraduis tout cela en Droit ... Vous m'excuserez !Ã Â Et nous
estimerons si cela est intéressant ou pas.
Je vois que ma réaction initiale lors de l'annonce de l'existence
de ces voitures (risques juridiques, cybercriminalité, contrats,
données personnelles, valorisation des données ...) se réalisent.
Je vois que ma réflexion sur comment trouver un Droit national et
international approprié à  notre monde en mutation et encore boostée?
Des problématiques intéressantes à  traiter au regard du
Droit de la Propriété Intellectuelle comme du Droit Fondamental ...
En échos à  la réflexion de Jfc qui est venu me réveiller
"Vous les juristes, vous ne comprenez pas !", faut-il, et si comment
refonder le Droit en raison des mutations induites par les TIC ?
Donc, illustration de la dernière question, sur la couche 6,
comment leà  Droit (national et international) appréhende ou
pas cette couche 6 ?.
Bonne journée à  tous
Bonne journée !
_______________________________________________
comptoir mailing list
<mailto:[email protected]>[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com
--
Myriam Criquet
06 Â 38 59 73 42
_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com
_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com