At 23:18 16/12/2012, Patrick Yeu wrote:
> Pour faire court, tes références - la littérature et le dictionnaire - sont des produits industriels dont la logique fondamentale relève de l'offre et non de la demande, c'est-à-dire de logique d'investissement financier et de retours sur investissements.

Bien entendu. Homère était un gros capitaliste.

Les sentiments servent de prétextes à faire de l'argent et non à soutenir les attentes et les besoins des gens à venir. Dans ces conditions, faire reposer une démarche sur la responsabilisation des utilisateurs, relève du paradoxe puisque tout est fait pour les réduire à l'état humain décérébré qu'est celui du consommateur.

Qui es-tu donc toi-même. Si tu refuses aux utilisateurs de parler et constate que le consommateur ne peut pas le faire, il ne reste qu'une posssibilité, selon ta logique : tu nous parles pour te faire du fric.

> La question de fond à laquelle nous sommes confrontés me semble être d'abord et avant tout d'ordre méthodologique ce qui implique, effectivement de poser clairement (ce qui est tout sauf la simplification de la complexité qui demeure dans le domaine du formel et donc de l'irresponsabilité qui est à la source du non-engagement - d'où le paradoxe évoqué ci-dessus) de "sur ce dont on veut parler" sauf à se condamner à parler pour ne rien dire, c'est-à-dire, à complexifier le propos alors qu'il conviendrait, si on n'y parvient, de garder le silence car cela veut dire qu'on ne peut en parler...
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Il y a là une totale confusion que tu cherches à illustrer. Et c'est convainquant. Il convient donc pour que je puisse te comprendre que tu m'en discernes la raison si tu n'acceptes pas celle que j'en donne.

Ma proposition est que cette confusion provient d'un manque de clarté dans les mots que tu utilises. Tente, s'il te plait, de définir de manière cohérente les mots que tu utilises, c'est à dire selon un même référentiel, quelqu'il soit dit Einstein et il semble avoir prouvé qu'au moins dans le monde de la macrophysique cela marchait.

"complexité" est le mot à définir de notre temps. Nous avons effectivement, l'idée m'en en est en fait venue de toi, un énorme changement de notre vision des choses en raison de la renormalisation numérique et le changement d'echelle qui en résult. On peut effectivement définir la complexité de façons multiples, de là viendra notre (in)compréhension de l'univers. Ta manière de le faire, si je te comprends bien, est de dire que la complexité est trop complexe pour que l'on puisse en parler ? C'est certainement une position cohérente dans le cadre d'un solipsisme, sinon c'est un sophisme.

> Encore une fois, il s'agit de parvenir à être clair pour tous et pour chacun et non pas pour seulement certains si on ne veut alimenter la dynamique industrielle, commerciale et financière et ses jeux de pouvoirs justement vilipendée et combattue. Encore faut-il s'en donner les moyens ce qui passe, une fois encore, par une vision rendue claire. Ce qui, effectivement, a toujours représenté une difficulté suprême.

Bien trouvé. Cela montre bien que ce que tu considères comme "difficulté" suprème est ce que je comprends comme "complexité" et donc comme simplicité suprème. Nous retombons au plus profond de la philosophie et de la théologie réunies qui est la compréhension de l'être et donc de la simplexité suprême et comment l'étant développe l'unité par myriades. Pour l'instant le dernier meilleur point de synthèse dans l'histoire de la pensée humaine me paraît celui de Leibnitz.

> Beau défi, en tout cas, pas facile justement à relever

La nous sommes d'accord.

jfc


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