2012/12/16 jefsey <[email protected]>:
> At 19:12 12/12/2012, jefsey wrote:
>>
>> Bien entendu. Et j'ai quelques amis en archéo+linguistique qui
>> auraient aussi des idées utiles - mais peut-être pas le temps en ce
>> moment précis.
>
>
> Ceci me conduit à la question de la complexité linguistique, à ma
> compréhension personnelle de la complexité par la simplification de la
> simplicité conduisant à l'intrication des simplexes (compactage) et à la
> sémiotique à qui je trouve qu'il manque non seulement une branche
> mécalinguistique, multilinguistique et métalinguistique mais aussi
> archéolinguistique se préoccupant de la complexité des languages passés et
> leur influence métalinguistique sur les langues actuelles et de leurs
> possibilités (génie) fonctionnelles ou dans tel ou tel domaine.

Plus précisément je m'intéresse au non-dit qui typiquement passe dans
le(s) rituel(s) en court-circuitant le discours.
Il semble a) persistant b) capable d'induire des modifications de
comportement c) capable de véhiculer une sens autre que celui, plus
directement accessible, du discours. d) très présent dès que l'on
aborde quoi que ce soit d'agorique. Nous avons bien sûr la pub, les
bizutages et tout ce qui ressemble de près au "black curriculum" (ce
qui est réellement appris dans une institution vs. ce qui est
enseigné), les phénomènes sectaires etc.

Et en toile de fonds historique nous avons la suppression active par
les romains (horrifiés) de tout ce qui ressemblait de près ou de loin
au druidisme, et le grand trou que cela laisse dans notre perception
de l'ancienne société et ses changements aux alentours du premier
siècle. Changements qui vont devenir le prototype d'autres
colonisations (sur ce point: Duby et son école ont bien montré le
schéma de répartition des terroirs à Lournand par exemple, les
latifundia en fond de vallée de la Grosne sur les terres fertiles et
les indigènes pratiquant la microculture sur les terroirs fragmentés
des collines environnantes. Or on retrouve exactement cette
répartition... dans les Amériques sous la colonisation espagnole. Ce
qui nous laisse soupçonner un ADN social commun...)

>
>> Pour revenir aux projets (et sortir de la mémoire): j'aimerais
>> développer quelque chose autour des détecteurs "embarqués" de
>> fonctions biologiques (si possible avant les proposants de la
>> coercition comportementale par ce moyen qui vont immanquablement faire
>> surface), et croiser mes premiers pas d'expérimentation personnelle
>> avec une recherche multidisciplinaire autour du cadre éthique, de la
>> nécessaire traduction entre sous cultures technique sanitaire et
>> sociale, etc. "chaud"?
>
>
> Le problème est le même : celui de la masse des données à mémoriser puis à
> traiter de manière cérébrique (mon ionterêt pour https://www.numenta.com/)
> pour mettre en évidence des motifs et des anomalies. C'est là (big data
> personnelles) que je vois le problème privé. La mémorisation mondiale double
> tous les 4 ans (je l'ai lu quelque part; mais à confirmer la vitesse et s'il
> y a accélération de la courbe ou pas).

l'espèce semble s'être développée en jonglant avec l'équivoque rendu
possible par la dissimulation de l'état biologique réel (voir
prolifération de littérature sur "concealed oestrus", mais pas
uniquement) ce qui ouvre la possibilité d'échapper à la tyrannie du
déterminisme reproductif du chef de meute. Or pour la première fois on
se trouve face à la possibilité de surveillance directe des fonctions
biologiques (on commencera par d'autres, moins "sensibles"), et de
passage dans l'info-agorique. Quelle fantastique source de
contradictions émergentes!

sur la mémorisation: je suis particulièrement impressionné par la
multiplication des informations à disposition des "usagers" que nous
sommes tous en  dehors de nos domaines de spécialisation. Il y a des
phénomènes de foule aussi, dès qu'un objet atteint une certaine masse
critique ("taille de la communauté") le contenu et sa richesse
explosent. J'ai un exemple sous les doigts avec R, d'une année à
l'autre il y a encore plus de tutoriels et enseignements, encore plus
de modules, encore plus sophistiqués. Surfer sur la vague demande
d'autres méthodes qu'avec un logiciel aux fonctions bien établies,
mais c'est nettement plus intéressant au niveau des applications. J'en
connais aussi plus d'un à qui cela fait peur (apprentissage "open
ended" au lieu d'enclos délimité dans le temps) --> pour la plupart
"faut que ça reste gérable".
MK

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