Ma réponse ci-dessous.


> Le 25 févr. 2016 à 19:26, Daniel Cordey <[email protected]> a écrit :
> 
> 
> Hélas, tellement vrai. Le canton de Vaud pense être meilleur que Neuchâtel en 
> "imposant" Apple chez les enseignants. Tout le matériel du DIP est Mac, Mac, 
> Mac... si tu n'as pas de Mac tu ne peux pas travailler. Ma fille qui est 
> enseignante a été obligée d'acheter un Mac... c'est une honte !!! ET comme tu 
> le dis si bien, on rabote tous les budgets, on n'engage pas le nombre 
> d'enseignants nécessaires, on supprime des calsses de ski, etc. Mais on 
> prévoit d'acheter des milliers de tablettes de chez paupaul pour faire... on 
> ne sait trop quoi!
> 
> Dire que j'enrage est un euphémisme !
> 
> dc
> 


Pour le bon côté des choses, celui qui a un Mac reçoit un terminal de série 
avec bash, ssh, python, perl et ruby (?). Donc dans le Canton de Vaud, ça 
devrait être tendanciellement plus facile d’enseigner l’informatique 
qu’ailleurs. Donc dans la hiérarchie, je les placerais en dessus des cantons 
Microsoft. Et pour le support, quand un Mac arrête de fonctionner, c’est en 
général que le hardware est au bout de ses capacités ou qu’il a lâché.

Mais les tablettes IOS comme outil d’enseignement? Je les trouves super comme « 
appliances » (pour naviguer, lire l’e-mail et des choses comme ça), mais ce ne 
sont pas des outils informatiques. Quelle est leur utilité en matière 
éducative? J’ai quelques doutes.

Mais la vraie question est la suivante: est-ce que franchement Compiz, GNOME ou 
KDE ça « branche » un utilisateur au niveau du GUI? C’est joli mais 
franchement, cela ne va pas faire allumer des étoiles dans les yeux d’un 
utilisateur lambda. Mac OS X, oui.  

Peut-être que la force du libre est aussi sa faiblesse. Le libre pousse les 
fonctionnalités techniques et la customisation. Un utilisateur lambda veut être 
confortable — les fonctionnalités et la customisation sont les ennemies du 
débutant, parce qu’elles destabilisent.

Quand on est dans un restaurant d’un pays étranger et qu’on n’arrive pas à lire 
la carte des plats, est-ce qu’on veut d’avoir un serveur qui vous propose 250 
possibilités de combinaisons dans une langue qu’on ne comprend pas, dont les 
3/4 vous arrachent la bouche? À la rigueur, trois menus touriste, avec écrit 
dessus « doux », « moyen » et « épicé »…. 

Et c’est là le défi. Faire un GUI qui branche l’utilisateur, ce n’est pas 
qu’une question technique. Il y a une alchimie, un je-ne-sais-quoi et un 
presque-rien qui fait que cela devient vivant. Et manifestement ce quelque 
chose ce n’est pas de l’informatique, mais de l’art. Il n’y pas de raison que 
le LL ne le fasse pas. Mais il ne l’a pas fait jusqu’à maintenant. Pour gagner, 
il faudrait quoi? Une équipe moitié technique, moitié art libéraux, et 
peut-être un(e) BDFL visionnaire qui lui insuffle la vie?
 


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