Hello, si on veut arriver à une démocratie numérique, un contrôle par les citoyens de décisions de nos soi-disant "représentants" et une mise en place d'un principe de RIC, il va falloir que le citoyen numérique existe. Quand on demande un passeport, on fait une photo et on signe, RGPD ou pas. La biométrie est obligatoire si on veut une sécurité à deux facteurs, pour ma part il en faudrait trois mais c'est un autre débat.
On peut avoir plusieurs identités digitales, mais l'officielle qui me fait accéder à ma démocratie Digitale via France Connect doit suivre les même principes qu'une autre pièce d'identité IRL, pour moi c'est un faux débat. Loïc Hiroshima 45, Tchernobyl 86, Windows 95 ... ----- Mail original ----- De: "Jefsey" <[email protected]> À: [email protected] Envoyé: Vendredi 19 Juillet 2019 18:14:50 Objet: Pour info : La l�galit� de l�identit� num�rique de la Place Beauvau d�j� attaqu�e en justice Publié aujourd'hui par Acteurs Publics : L’association La Quadrature du Net a déposé un recours devant le Conseil d’État pour tenter de mettre fin à l’expérimentation de l’application Alicem, pour non-respect du règlement européen sur la protection des données. L’application du ministère de l’Intérieur permet en effet de générer une identité numérique sécurisée grâce à son smartphone et à un dispositif de reconnaissance faciale pour lequel il n’existe encore aucune alternative. À peine lancée qu’elle est déjà attaquée. L’application pour smartphone de la Place Beauvau Alicem (pour “authentification en ligne certifiée sur mobile”) fait l’objet de critiques qui la conduiront devant le Conseil d’État. Ces critiques, c’est l’association “de défense des libertés sur Internet” La Quadrature du Net qui les a formulées dans un recours devant la plus haute juridiction administrative pour faire annuler son décret de création. Pour mémoire, l’application mobile Alicem, mise au point par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), permet d’une part à un citoyen de créer à distance une identité numérique en la certifiant et d’autre part, de s’authentifier par la suite, lors de ses connexions ultérieures via FranceConnect à un service public ou à une banque en ligne, par exemple. L’application pour smartphone permet à l’usager, dans un premier temps, de scanner sa pièce d’identité biométrique (pour l’instant uniquement les passeports et titres de séjour) afin de lire les informations d’état civil que contient sa puce électronique, ainsi que la photographie du détenteur. Mais pour s’assurer que le détenteur du smartphone est bien celui à qui appartient la pièce d’identité, l’usager est enfin invité – ou contraint – à réaliser différentes expressions en filmant lui-même son visage, qu’une application de reconnaissance faciale permet de corroborer avec l’image enregistrée sur la pièce d’identité biométrique. Et donc de substituer ce mécanisme à un éventuel face-à-face, qui serait trop long et coûteux à mettre en œuvre à l’échelle de dizaines de millions de Français. Défaut de consentement Et c’est là que se concentrent toutes les critiques de La Quadrature. “Car l’application Alicem oblige, au moment de l’activation du compte, de recourir à ce dispositif de reconnaissance faciale, sans laisser aucun autre choix à l’utilisatrice ou l’utilisateur”, peut-on lire dans le communiqué accompagnant le recours. “Or, en autorisant la création d’un moyen d’identification électronique dont l’utilisation nécessite, au moment de l’activation du compte, un traitement des données biométriques de l’utilisateur ou de l’utilisatrice, sans que celui-ci ou celle-ci n’ait le choix d’un autre dispositif, le décret précité affecte directement l’exercice des droits fondamentaux dans l’environnement numérique”, estime l’association dans son recours. Lors de la publication du décret de création de l’application, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait elle aussi émis des réserves contre le dispositif retenu par l’Intérieur. Dans son avis, la commission estimait que le consentement de l’utilisateur, indispensable pour traiter des données aussi sensibles que des données biométriques, n’est libre que “si le traitement de ces données est strictement nécessaire à la fourniture du service demandé à la personne, ou si une alternative est effectivement offerte”. Alternative que le règlement européen e-Idas sur l’identification électronique et les services de confiance à travers l’Union européenne impose par ailleurs. Mais qui n’existe pas pour le moment concernant Alicem. C’est d’ailleurs sur la base de ce problème de fond que La Quadrature du Net attaque le décret, estimant qu’en absence d’une alternative à la reconnaissance faciale, “le consentement dont se revendique le décret litigieux n’est donc nullement libre”, dans la mesure où l’utilisateur “ne peut que consentir” à ce traitement de données biométriques. Solutions alternatives Une source proche du chantier de l’identité numérique assurait que l’État avait bien conscience de l’absence d’alternative, mais estimait également que le dispositif n’enfreignait pas le principe de libre consentement, en ce sens qu’Alicem ne constitue qu’une identité numérique parmi d’autres et qu’elle n’est ni obligatoire ni exclusive. Dans son avis, la Cnil invitait quant à elle l’Intérieur à réfléchir à des solutions alternatives à la reconnaissance faciale, comme un face-à-face en préfecture ou mairie, une vérification manuelle, par un agent public, de la vidéo envoyée par l’utilisateur, ou encore un appel vidéo passé directement avec un agent de l’ANTS. par Emile Marzolf - 19 juillet 2019, 13:02, mis à jour le 19 juillet 2019, 17:00 _______________________________________________ comptoir mailing list [email protected] http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com
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