Olivier,
je répond avec retard, ayant muri par ailleurs un ou deux points
auxquels je fais allusion.
On 00:23 30/04/2019, olivier auber said:
On Sun, Apr 28, 2019 at 2:09 PM Jefsey
<<mailto:[email protected]>[email protected]> wrote:
Olivier,
que t'arrives-t-il ?
Deux mois aprés que mes doigts ont cessé d'écrire, je n'ai pas
encore réussi à les relire, ou seulement par bribes.
Je comprends : c'est un travail exténuant. Bien fait mais exténuant.
Il te faut du temps pour en récupérer. C'est le syndrome post-partum.
Mais nous - lecteurs comprenants - nous avions la question de ce à
quoi nous pensons avant que tu n'oublies.
J'ai le sentiment que cela ne m'appartient pas. Ce n'est pas une
surprise ; comme je l'ai longuement expliqué dés le début, je n'ai
rien inventé, c'est sorti tout seul.
OK. Mais le bébé est là. On prend le pavé d'idées/faits tel qu'il
est. On l'attribue à "O. Auber" du XXIe siècle et on en discute.
Tu dois être l'une des rares personnes pour lesquelles cela fait
sens immédiatement.
C'est normal car je dois être un des seuls à avoir ***attendu*** ta
publication du GP. Comme expérimentation scientifique (répétable,
réfutable) prouvant les conclusions existantielles que je déduis de
ma propre expérience anoptique (raison d'Etat=peuple-organisé vs.
Multitude=non-organisé en cours de capacitation par la neuralité de la machine)
Par contre j'ai été trés impressionné par l'amplitude des sujets
réfléchis et je suis émoustillé par l'approfondissement ontologique
qui me paraît flirter avec la gnose mais apporter des éléments
concrêts à la considération de la kénose - ce qui me paraît
métaphysiquement fondamental.
J'explique 1:
Ici, à Montpellier, il y a une certaine réflexion sur la cognition au
LERASS (Laboratoire d'Études et de Recherches Appliquées en Sciences
Sociales). J'ai été frappé par un papier de sa directrise (Celine
Paganelli) appelant à la définition scientifique du contexte, alors
qu'une équipe plus orientée documentation travaille sur le concept
d'"écrilecture", c'est à dire notre pratique du document numérique où
il y a interaction entre la pensée écrite par le clavier et son rendu
intelligent immédiatement lu sur l'écran, tandisqu'en sous-écran le
texte est balissé pour la machine. Ceci m'a fait comprendre que nous
faisions des choses simples (en solitude) dans un contexte
* auquel nous ajoutions de plus en plus par nos écrits, pensées, etc
(sémiotique ordinaire),
* mais dont plus profondément nous modifions la nature.
Et j'en suis revenu au concept contexte/contexture.
Il se passe donc que nous communiquons par la parole et par l'écrit
qui transportent notre pensée. Le numérique nous permet de les
amender dans la distance, dans le temps et dans le collectif. J'en
appelle avec Ciceron le document numérique : peférent, ce qu'il
devient à travers son évolution (auquel la blockchain donne la
capacité d'une fiducie des versions). Un exemple type est Git ou Wikipédia.
Le perférent ajoute au monde le "lisible" aux côtés du visible et de
l'invisible. On apprend par l'expérience et de plus en plus par la
lecture. L'écritlecture charge le contexte. Mais cela va plus loin :
nous sommes capables de modifier la contexture de là où nous vivons
mais aussi du là où nous pensons. J'apelle capax cette capacité et la
capacité que nous avons d'y survivre, et donc la capacité d'évolution
personnelle, collective et sans doute reproductive. Mais ce faisant
nous modifions la ***contexture*** du contexte.
La stigmergie c'est lorsque nous ajoutons des signes au contexte. Il
y a sans aucun doute une stigmergie du GP. Nous sommes aussi vivants
que les thermites.
Mais il y a plus que j'appelle l'"écosysmique" : quand nous modifions
la contexture interne de notre écosystème (donc un "seisme" d'effet
durable, une saillance), provoquant des modes et des opportunités
nouvelles de communication. Le GP lui-même est écosysmique en ce sens
que son introduction modifie la contexture de l'univers : il y ajoute
un moyen de mesurer et exposer sa nature anoptique.
Et donc d'effondrer localement l'immesurabilité l'interligence de la
multitude globale par une mesure locale
J'explique 2 :
En piochant la notion d'interligence de ce que je perçois comme une
granularité nomologique multidimentionnelle en réseau, je suis tombé
sur un document incroyable au Kindle à 4 euro chez amazone : "le
manuscrit de W Heisenberg de1942". Il faut que je trouve le moyen de
le sorting de son format kindle, mais j'en ai lu un très gros bout.
Incroyable ! le vocabulaire est moins étoffé car il ne connait ni les
métadonnées ni le réseau ni l'informatique. Mais il connait Newton et
sa propre physique quantique ! C'est un texte fondateur de
l'interligence !!! et de l'anoptique !!!
Je suis à 100% sur sa ligne de pensée !!!
Les autres, cela leur prendra peut-être vingt ans ? Mes collègues
eux-mêmes comprennent très lentement ce que je raconte.
Compte trente, d'expérience personnelle !
Quand je fais référence à 1986, que s'est-il passé ?
Nous avons depuis des millénaires inventé les langues, leurs
structures et leur grammaires entre les hommes. Le théatre grec nous
avait introduit au "ex machina", les inventions et la révolution
industrielle nous a fait passer au "et machina". La complexité
découverte par Poincaré nous a réclamé de passer au "plus machina".
Or la "machine de Turing" doit se mettre en réseau physique/logique
pour nous aider. Tu en rends compte par l'être en réseau résultant de
tout ce "plus machina" qui jacasse.
Mon propos (capacitation concitoyenne/fraternelle au sein de la
multitude augmentée) m'a fait rejoindre la société Tymshare où j'ai
découvert le papa de l'"augmentation" (Doug Engelbart) par ses
applications et le partage de la machine que l'on construisait pour
nos deux unités (je ne l'ai jamais rencontré physiquement, sans doute
heureusement). Le jeu était donc de déployer l'"être en réseau" pour
y déployer la granularité de ses capacités personnelles et - par la
participation - collective [ce qu'il a appellé le QI collectif].
Dans ce déploiement, ma partie est devenue de m'assurer de la langue
commune entre les machines (c'est à dire les bots de
l'interapplicatif) et donc sa grammaire, son référentiel et ses
prédicatifs (services étendus de traitement des co-données
réunissables/générable par leur maillage par le réseau : pour la
réception de données à valeur étendue -> que j'appelle l'intellition,
toujours à la suite de Cicéron qui louait César pour savoir lire
entre les lignes, la diaplexie (clarification du complexe) entre les
intelligrammes.
C'est à dire l'anoptique du réseau, de ton être en réseau.
Son boulot à lui était l'intelligence de chacune des nodes ou des
dessertes du réseau, en agoras (tes assemblées, les "régions"
d'Heisenberg, ce que la normalisation réseau/télé/multimatique
acuelle - RFC 6852 / OpenStand - apelle les "communautés globales")
et leur QI collectif.
Cela était hyper-dangereux pour la stabilité du monde qui repose sur
l'équilibre hierarchique dialectique peuple-Etat - en partant dans le
direction de l'auto-gouvernance (la capacitation) de la multitude.
La multitude (catégorie aristotélicienne de ce qui n'a ni cause
formelle, ni cause efficiente, ni cause finale) étant :
* identifié par Machiavel comme la foule des sans-accord sociétal
avec une entité souveraine,
* le "chaos" pour Hobbes (face à Spinoza) stabilisé par Louis XIV à Wesphalie.
Nous avions donc un conflit naissant - que nous vivons actuellement
avec les GJ - entre souveraineté commune de l'Etat et la somme des
capacitations maillées (réseau), c'est à dire souverainetés
personnelles, des gens.
D'autant, que l'Etat américain proposait sa propre déconstruction
étatique (sa "kénose") à travers la dérégulation des monopoles. Le
garde-fou de cette kénose était le principe de départ établi au
Congrés en 1972 face à la première facture d'ISP (Tymnet) : la
séparation économique du transport et du traitement (demandées par
les opérateurs). Donc nécessite (raison d'Etat) du refus de mes
"services étendus", de cotraitement des co-données co-transportées.
Deuxième d'autant que l'intellition résultant de la diaplexie
(clarification de la complexité) de l'information pouvait donner à
certain une information innaccessible à l'Etat.
Par le refus US de la couche présentation, certes le cyberespace
garde toujours sa nomologie (standards, lois, etc.) mais n'a pas eu
sa langue porteuse de sens commune. Il fera du bruit (entropique)
mais cela ne sera pas concerté (big-data) par une capacité de pensée
commune : non à la néguetropie de l'être du réseau qui aurait
agoriquement encerclé l'Etat.
1986 a été de s'assurer qu'en en restant aux quatre couches de TCP/IP
on conserverait la cacophonie intellectuelle globale où des standards
de pseudo simplexité (tu sais ce que c'est) permettrait la
surveillance des Etats.
Alors que faire ?
Comme je ne marche pas sur l'eau (je ne sais même pas faire du ski
nautique) et que je ne bénéficie pas de la protection du Collège de
France, pas plus que ce celle du Vatican, de Google, ni même d'un
quelconque club d'aquariophiles, il me semble raisonnable de
retourner à mes tomates et de laisser le temps faire son oeuvre.
Moi, je pioche ton potager : http://anoptica.mp comme une expression
de l'http://interligence.fr.
Beaucoup attendent le collapse anthropocénique. J'ai l'idée que cela
pourrait ressembler à un immense éclat de rire, mais le sens de
l'humour ne décrète pas !
C'est sans doute assez juste. Mais cela me semble plus complexe :
nous sommes entrés dans le neurocène et l'influ nerveux est opique
avec la fibre ou le rayon lumineux lorsque sa lumière respecte les
conraintes d'Albert et anoptique lorsqu'elle ne le fait pas.
Cela dit, la mise au point scientifique/religieux de Heisenberg m'a
fait reprendre la pensée sur la kénose divine chère à Quéau. Nous
sommes effectivement là dans un contexte intellectuellement
"anoptique" profond où nous avons besoin d'une simulation multi-agent
des concepts discutés (une carte sémantique dynamique je dirais. L'on
y voit bien les limites du langage pour porter la pensée humaine Nous
avons fin juin un colloque international à Montpellier sur
"l'indexation du transdsciplinaire", après l'intervention de Levy sur
IEML. On en reparlera. Mais je vois que nos chercheurs sont encore
bien loin des trouver de Jean-Marc Levy-Dreyfus. Une telle indexation
est un DNS d'adressage sémantique où les TLD sont les différentes
disciplines académiques,
Cela dit, si quelqu'un sur cette liste a une idée concréte pour
avancer, rire et travailler ensemble dans le sens d'un art et d'une
science de l'étre en réseau tels qu'exposés dans le livre, je suis preneur.
http://anoptica.mp est un début !
MAIS il y a un grooos problème qui est la compréhension de l'être par
rapport à l'existant dans leurs nomologies autonomes (ce que
Jean-Michel Borde appelle leur cortège : toutes les données,
métadonnées, syllodonnées attaché à l'existant dans doute identifié
par son "mnème" et ses relations (je m'y retrouve dans Heisenberg),
le mnème étant les traces propres dans le présent du passé qui
formalisent l'avenir possible d'une entité et dont la
réticularisation avec ceux des autres vont formr le futur.
NB: passé - ce que je ne peux pas changer, futur ce que je peux
encore changer, avenir mes capacités du présent relatif a changerr le futur.
Amitiés
jfc
Amitié
Olivier
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