Julie,
désolé, mais un pépin mécanique (plus de phares ...) m'interdit de venir ce soir. Je ne peux qu'apporter en viruel mes conclusions du cowork que j'aurais aimé partager :


1. je n'aime pas "cowork" comme terme dans la ville.

J'ai cherché un mot français. J'ai pour l'instant enregistré http://halle-aux-pros.fr chez LWS. Si quelqu'un veut utiliser avec une bonne idée d'intérêt commun. Sinon pour le point 7 ?


2. ce que j'ai trouvé au cowork de la Paillade était une solution "métropolitaine"

si l'on se réfère à l'excellente analyse de Guiluy qui fait un peu référence actuellement dans la réflexion des municipalités "La France périphérique". C'est-à-dire une maison assez grande centrée sur l'hébergement d'activités dans une agglomération, mais pas forcément sur la convivialité avec la ville.

Bien sûr cela tient aux locaux que nous avions. Mais pour envisager une maison permanente, les gens qui étaient à l'accueil pourraient donner des idées à un architecte. Il faut un grand parking. Cela devrait peut-être aller de pair avec un hypermarché.


3. j'ai observé que toutes les activités avaient leur ordinateur portable

Tout le monde était professionnellement connecté. C'est - en tant qu'activiste chercheur - ce qui me branche.

J'en retiens qu'un projet de halle-aux-pros doit avoir son outil commun interne d'informations pratiques mutuelles, de gestion/sécurité des locaux, de relationnel avec l'extérieur, et que cela réclame donc une réflexion commune, car de plus en plus chacun aura des OS, des solutions informatiques, des pratiques totalement différentes. C'est donc au niveau du réseau digirelationnel (et pas seulement d'applications/widgets numériques) qu'il faut réfléchir. Ce qui est totalement en ligne avec la déclaration de l'IAB (les sages qui orientent les standards de l'internet) de cette semaine, qui veulent tout reconstruire pour que tous les échanges soient confidentiels (ce qui permet de vouloir aussi qu'ils soient intelligents).

Concrètement cela veut dire que chacun puisse "digi-parler" et "digi-entendre" à sa façon sans devoir dépendre d'une application particulière (iPhone, Android, Linux, Windows, Libre ou Privateur, par telle marque ou non). Rien que des "big-data", présentées selon le format adéquat commun. Une image : passer de la rigidité du formulaire à la souplesse de la parole.

C'est un TRÈS gros travail qui s'engage au niveau de la R&D mondiale. Nous en connaissons sans doute le résultat : le " wiki N.0 ".

Ceci est pour chacun une très bonne nouvelle : il n'est pas besoin d'attendre des années de travail pour un outil universel. On peut commencer la pratique avec ce que l'on a : MediaWiki de Wikipédia ou/et YesWiki d'OutilsRéseaux. Le wiki pouvant être :

- collectif (ex. mon http://wikimontpedia.fr comme un des éléments de la digitalité de notre future zone de digichalandise : la cyberagora).

- ou personnel et lié avec l'internet des objets, les "télémates" qui peuvent commander automatiquement notre site web (au BIB de nous développer des web-robots : quand je rentre dans mon espace halle-aux-pros, mon site s'agrémente d'une pancarte "ouvert" que tout le quartier ou le monde peut voir).


4. Je "suis du sec"

A Saint-Vincent de Barbeyrargues, on est sur l'Acropole de la cyberagora montpellieraine. On a la pluie, de la place et pas la plaine où barboter tous ensemble. C'est bien, mais c'est un autre pays où il faut inventer les activités et l'emploi, ou les garder.

Nous avons bien un appartement municipal qui pourrait servir de cowork, mais il est à l'étage (accès externe sympa) au dessus d'un médecin et à 700 euro par mois plus charges. Par contre, presque tout le monde à un jardin et donc la possibilité de bureaux de jardin. Quatre ou six piliers, des panneaux solaires, une fosse en béton pour les ordinateurs et les coffres sécurisés, des panneaux vitrés, un carrelage, on a un perso/mini/cowork. Je travaille sur un devis et un plan crédit (apport du solaire).

La question que j'ai vis-à-vis du préfet qui veut du m2 construit partout, surtout au sud du "Lien", c'est : ce m2 doit-il être habitable ou aussi (et bien organisé) de travail ?

Comment coordonner avec lui ?

Le cowork m'a paru plus localement densifiant et professionnellement diversifiant que de partir de batteries d'HLM pour faire venir une usine.


5. A partir de l'expérience de l'Adullact

(association nationale des logiciels libres de l'Etat, Collectivités, Hôpitaux) qui est à Montpellier, il semble qu'il y ait deux types de collectivités :
- celles qui ont un SI (service informatique)
- et celles qui n'en ont pas.

Les premières sont pour l'Adullact. J'ai dit que j'étais intéressé par les autres : les villages et les quartiers où nous avons identifié que la solution numérique collective serait sans doute d'abord associative, qu'elle aurait peu à peu des membres collectifs qui seraient la mairie (village), l'association de quartier, les commerçants, les gens, etc. et de façon nécessaire un digicentre qu'il faudrait installer quelque part.

Et que le mieux vu les partenariats opérationnels, les relations, les échanges, etc. et le " autour.com " à animer serait le cowork. Et qu'à ce moment-là, l'association digitale pourrait passer en SCIC où la Mairie, le Département (dont on dit qu'il va rester pour représenter la France périphérique face aux Métropoles) pourront devenir actionnaires formels - sans déséquilibrer la "multi-partie-prenance" : une activité = une voix.

Ceci est un schéma prévisible intéressant, car à partir de cela on peut bâtir un plan de projet politique et économique local ou de quartier.


6. http://Montpel.net.

Je redis que je suis un activiste-chercheur dans le réseau digital intelligent appliqué. Mon projet serait un "barcamp" annuel sur ce sujet (aspects techniques) qui pourrait peut-être se coupler avec MOUSTIC

-       d'un côté l'usage;
- en complément la construction de ce qui répond aux attentes de l'usage.

Merci à ceux que le fait local+global du réseau intéresse de vous inscrire sur la liste à tout penser du sujet http://montpel.net/mailman/admin/gene_montpel.net. Au côté du label FrenchTech de "http://laFrenchTech.com " je propose de lancer le label FrenchNet de "http://leFrench.net"; (logo à trouver, site à réaliser).

L'expérience du débogage de Saint-Vincent semble montrer qu'un projet local devrait commencer par une "ZED", c'est-à-dire un projet de "Zone (économique, emploi, entraide, éducation, études, écologie, etc.) Digitale" dont la Halle aux Pros hébergera le Digicentre d'Intérêt Commun.


7. Autour de ce déploiement, d'autres idées sont à rajouter.

J'ai pas tout dit, et beaucoup auront à rajouter. Le but serait de rédiger en commun et à partir de cela un dossier de projet type. Face à la France métropolitaine qui produirait dans le contexte de la mondialisation financière et la France périphérique qui s'endormirait ou se révolterait dans la dévaluation foncière, c'est l'idée d'une France autonome qui peut se digimailler des villages aux quartiers. Henri IV voulait la poule au pot pour tous, nous pourrions avoir des "pôles aux pros" partout !

jfc
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