Messieurs,
Mon retard à vous répondre provient du temps que j'ai porté à la
réponse au mail de Russ Housley (Chair IAB) qui m'a poussé à faire
une synthèse initiale pour l'IUCG. Vous trouverez un site pour ce
débat sous http://architf.org et son wiki commun à l'IUCG (Internet
User Contributing Group, une liste permanente de l'IETF que j'anime).
Vos deux réponses sont celles de praticiens du problème sous deux
angles clé : celui de l'Etat peu au fait du cyberespace réel sauf par
l'aspect cyberstratégie et celui des organisations internationales
comme les organismes normatifs (nous avons sur cette liste le chair
de la norme clé [ISO 3166] et des intervenants de la norme seconde
[ISO 639 - les langues]) et l'Europe dont Richard Delmas est un
expert. Je pense moi-même être un activiste bien enqu.... de la
Société Civile mais je ne suis pas le seul ! D'autres sont des
pionniers du cyber avec près d'un demi-siècle dont les contributions
peuvent apporter beaucoup. Certains savent développer mais personne
n'a la vocation du Geek (quoi que ....). Certains ont fait des
contributions clé dans des perspectives nouvelles.
Le problème aujourd'hui est comment procéder pour parvenir à un
cahier des charges de l'urbanisme et de l'ingénierie du futur
favorable à tous, controllable par qui et multiconsensuel.
jfc
At 15:23 11/07/2013, olivier kempf wrote:
D'emblée, quelques précisions : je suis géopolitologue et
stratégiste, mais pas informaticien. Il reste que le cyber est
suffisamment divers pour accueillir les réflexions venant de toutes
les disciplines.
Je précise de même que le cyberespace me semble plus large qu'Internet.
La trintité Clausewitzienne est, selon les traductions, "étonnante"
ou "remarquable" : eine wunderliche Dreifaltigkeit.
Quant à la "gouvernance", elle revient à poser la question
politique, qui apparaît à plusieurs niveaux : celle de l'Internet
(ICANN ) mais aussi celle des luttes entre Etats (question des
souverainetés, tendance à la balkanisation/fragmentation du
cyberespace) et celle de la remise en cause des modèles étatiques
traditionnels (l'Etat comme modèle westphalien).
At 08:07 11/07/2013, [email protected] wrote:
Pour ce qui concerne l'IAB, il est cependant à envisager
l'effacement progressif de cette structure, allant de pair avec la
mutation du dispositif IP, encore une fois "innommable", alliant une
sémantique déjà quelque peu usée, idéologique, à des considérations
technologiques en constante évolution, sans parler de statuts
juridiques introuvables, sinon frauduleux, et donc un ordre
conventionnel au bout du compte peu crédible au plan de la
communauté internationale et de la sphère publique du cyberespace,
menant à la totalité de la reconnaissance disponible au profit de quelques-uns.
Plus largement, et reprenant certaines de vos analyses, en
particulier celles reliées aux négociations GATS, annexe télécoms,
elles aussi "introuvables" bien que pertinentes, il y aurait sans
doute à méditer ici les modes de construction des consensus, RFC,
multi-partenariats et autres, constitutifs d'une opinion, d'une
impasse, sur innovation et cyberespace, entre volonté générale et
volonté de tous, comme disait Rousseau "le public est toujours
fidèle aux secrets qu'on lui confie, ils ne sortent jamais de son
sein", avec comme résultante ici une mystification de la sphère publique.
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