Je fais appel de sa publication brute pour susciter sa mise en subsidiarité cohérente dans le cadre du multipartenariat.
----- http://architf.org/RFC-6852-IAB.pdf ----- Liste de discussion du sujet http://architf.org/mailman/listinfo/agora_architf.org ----
La RFC 6852 rend compte de la signature le 29 août dernier d'un accord IAB, IETF, ISOC, IEEE et W3C sur une nouvelle approche de la normalisation internet visant non plus à documenter un internet "qui marche mieux", mais un internet qui se vende mieux.
J'ai fait appel de cette RFC auprés de l'IESG qui contredit les RFC 3869 qui sonnaient l'alarme à ce sujet et réclamait un R&D protégé des surinfluences commerciales, et RFC 3935 qui définit les missions et les valeurs de l'IETF en elle-mêmes.
- Ceci était nécessaire pour que ma réponse concerne le niveau engineering (ISOC/IETF : Internet Engineering Task Force).
- J'en suis maintenant au niveau architectural par une escalation auprés de l'ISOC/IAB (Internet Architectural Board).
- Le prochain niveau sera, si c'est nécessaire, celui de l'architectonique : celui de l'ISOC dernier échellon de la société e-industrielle TCP/IP.
La particularité de cette RFC 6852 est de réduire la mission de standardisation des organisations d'influence technologique majeure, en l'adaptant à la réalité de sa vente actuelle, cest-à-dire à celle de ce qu'ils appellent des "communautés mondiales" ("global communities" : en particulier des espaces technologiques de M$, Google, Apple, Libre, Web, etc.) tout en contredisant la partie-prenance des Etats. C'est donc donner la priorité à l'économie du matériel sur la force du droit et l'intelligence de la culture dans le triduum fondamental : physique, logique, sémantique..
Ma position est que ceci tient effectivement compte de l'ingénierie et de l'architecture du réseau dans un contexte d'intérêts commerciaux privés tel qu'il s'est développé et se développe, mais pas de l'architectonique d'ensemble de la digisphère (la vie, la société et le développement dans la société numérisée) qui doit être exprimée en termes de valeurs et de droits et devoirs prérequis, plus généraux et à plus longue portée que les bonnes pratiques, les standards et les normes.
De façon pratique, ceci est, par exemple, possible sous la forme de la documentation de cahiers des charges (requirements book/document) auxquels :
- les standards devront répondre en montrant les conditions de leurs réponses à ces spécifications
- conformes aux normes en vigueur ou réclamées par leurs clauses (requirements)
- pour être opérées selon les bonnes pratiques recommandées par l'usager (end user) ou son interface d'utilisation intelligente (intelligent use interface) d'utilisateur intelligent (IUser).
Ces prérequis (requirements) devraient être d'utilisation et d'usage techniques éthiques (ethitechniques) correspondant au projet multiconsensuel d'une esthétique technologique et sociale discuté démocratiquement (ou polycratiquement [à l'exemple de pratiques consensuelles ouvertes comme celles de l'IETF]) entre les personnes et au sein des diverses ères de compétences.
Faute de tenter d'en débattre pour nous accorder dans un contexte multipartieprenant, nous irions vers une exacerbation des intérêts de chacune des parties prenantes et la multiplication chaotique de développements technologiques. Ceci retarderait l'innovation et le développement communs et engagerait plus avant le climat et l'état général de cyberguerre endémique qui se développe actuellement.
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