Pourquoi, je ne suis pas sûr de vouloir parler de l'écosystème numérique dans les écoles. Même si ce texte racolle sans doute un peu, il repose sur des faits et des questions des profs.

Je me demande dans quelle mesure le "téléenseignment" (c'est le mauvais mot mais tout le monde en comprend la pratique) à l'école ne serait pas une solution. Chacun travaille dans son box avec sa machine, passe ses examens contre des quizz, et suis ses notes avec son professeur tuteur qui donne des cours particuliers en fonction des cas.

Le but est alors la classe individuelle, le parcours à la carte (on passe par des unités de valeur sans tenir compte de l'age). Les élèves seraient ainsi entraînés à l'e-individualisme de notre société anthrobotique et à la maîtrise de la machine, avec des parcours aux interfaces plus ou moins ludiques. L'école actuelle appartient à un passé révolu : il s'agissait de dresser les ouvriers des villes à se lever à l'heure de la machine tous les matins, comme ils auraient à le faire toute leur vie.

Le bon mot pour qualifier cette forme d'enseignement est l'enseignement cybernétique, lancè par Coufignal, lorsqu'il a défini la cybernétique de Wiener (ils ont pas mal collaboré, et il a fait que Wiener vienne à Paris pour écrire et publier). Les résultats de l'enseignement cybernétique sont a priori très prométeurs. Ils sont très efficaces, car ce ne sont que les méthodes fondées sur l'analyse des méthodes de compréhension, de discernement, de cognition "de toujours" non pas pour formater les élèves, mais pour rendre plus efficace l'enseignement du professeur dans le contexte de classes plus nombreuses, de programmes plus développés.

L'une des premières application a été la formation a distance du personnel mécanicien d'Air France lors du passage aux Jets sans qu'ils n'aient à quitter leurs escales, venant travailler sur les écrans des hotesses entre deux départs. La boîte française qui s'est spécialisée dans cette démarche a ainsi reçu un témoignage de satisfaction du BIT pour avoir formé 30.000 techniciens au Pérou pour un coût ridicule (on ne se servait même pas d'ordinateur).

Il est dommage que cette forme d'enseignement qui a servi à former en un temps record des "banzaï" de tous bords dans toutes les armées pendant la dernière guerre mondiale et depuis, et aujourd'hui par al Qaida ne soit utilisée que par nos adversaires. Wiener et Coufignal ont expliqué pourquoi la cybernétique et le binaire permettait de conduire des tirs efficaces contre les zéros. Ils ont aussi appliqué leurs méthode cybernétique (une fois que j'ai établi le bon retour, je peux passer à l'action suivante) aux combattants. Puis aux ouvriers dans les usines, jusqu'à ce l'automation l'utilise pour permettre de licencier au profit d'automates au lieu des cybermates que tout le monde espérait et des télémates que l'on commence à expérimenter en télémedecine ou dans des environnements durs (ex. drones) qui sont l'un de mes objectifs en terme de support architectural et d'architecture sémantique.

J'ai pu récupérer un exemplaire du manuel d'explication de base. Je ne sais pas s'il est encore protégé. Si je le retrouve, il serait intéressant de le mettre au goût des moyens du jour (je comptais d'abord approfondir l'interopérabilité sémantique théorique, mais si des info/psy sont interéssé. L'idée (totalement déflorée dans la conception actuelle M$ du téléenseignement) est de permettre au prof de présenter son cours et sa vérification constante des connaissances à sa manière et à l'élève de suivre et de progresser de façon certaine à sa manière : il ne passe à l'idée suivante que s'il a compris la précédente. J'avais monté un site minitel pour accueillir un cours, en C sous QNX. C'était embryonnaire mais cela respectait la méthode suffisament bien selon la validation du premier directeur informatique d'Air France qui m'avait introduit au sujet.

Si cela intéresse certains ?
jfc

Étranglée par un élève en classe !

En moins de trois semaines, 8 agressions graves ont eu lieu dans des établissements scolaires : * à Paris, un élève projette le proviseur adjoint contre une armoire, se jette sur elle et l'étrangle : huit policiers ont dû intervenir pour maîtriser le jeune en furie. Toujours dans le même établissement, deux jours auparavant, un élève avait menacé son professeur avec une telle violence que ce dernier avait fait jouer son droit de retrait ; * à Marseille, un élève s'est jeté sur une surveillante et l'a frappée à coups de pied ; * à Buxerolles, à côté de Poitiers, une mère d'élève arrache les lunettes d'une enseignante en pleine classe avant de lui envoyer un violent coup de pied dans le ventre. Deux jours après, dans une autre classe du même collège, un élève de quatrième gifle son professeur de sport en plein cours ;
   * à Bordeaux, un élève roue de coups son professeur.
* en Vendée, un élève roue de coups de poing la principale de son établissement * à la Seyne-sur-Mer, une collégienne de 14 ans frappe son professeur de français au visage

Pourtant, beaucoup minimisent encore les violences quotidiennes que doivent affronter les professeurs.

Fréquenter certains établissements est risqué pour les élèves comme pour les enseignants. Aussi je vous demande d'agir maintenant pour sauver nos écoles, en signant <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=533&WS=2198026_2635535&WA=929>la pétition pour en finir avec la violence à l'école.

Nous avons 15 jours pour agir. Le Ministre de l'Éducation est en train de rédiger une nouvelle loi d'orientation pour l'école. Il faut le pousser à y inscrire des mesures d'urgence pour rétablir l'autorité des professeurs et le calme dans toutes les écoles.

Car ce qui vient de se passer arrive tous les ans dans nos établissements.



Septembre 2010 : le professeur se laisse massacrer

Lundi 6 septembre 2010 : nous sommes dans un paisible collège du Limousin. Dans la cour de récréation, les élèves sont attroupés autour d'une scène stupéfiante, effroyable : un professeur de sport, spécialiste de boxe et de close-combat, est en train de se faire massacrer par quatre maigrichons de 15 ans.

Les jeunes se déchaînent sur lui mais le professeur se laisse faire, sans réagir. Comment est-ce possible ? Tout a commencé quelques heures plus tôt...


Jean-Pierre vient de faire sa rentrée, au collège Firmin Roz de Baubreuil, près de Limoges.

Il le sait, c'est peut-être une de ses dernières années de carrière. C'est donc avec émotion qu'il découvre la nouvelle classe de 4è. Les élèves sont heureux, eux aussi. Ils ont mis leur jogging et leurs baskets toutes neuves.


Mais voilà que, au milieu du cours, quatre garçons de 15 ans s'approchent, menaçants. Ils n'ont rien à faire là : ce sont des anciens élèves, et aucun d'entre eux n'a laissé de souvenir impérissable.

Que viennent-ils faire ? Personne n'en sait rien, mais ils se mettent à invectiver brutalement une jeune élève de 13 ans.


Rien qu'à leur voix, ils font peur : leurs injures sont immondes, dégradantes.

Et ils ne s'en tiennent pas aux mots. Un des voyous se met à ramasser des pierres et les jette sur la jeune fille. Les autres l'imitent. La pauvre est violemment touchée au visage.

Dès qu'il voit cela, le prof de sport se précipite vers la jeune fille pour la protéger, faisant fuir les agresseurs.

Jean-Pierre prend les mesures qui s'imposent dans ce type de situation : aller à l'infirmerie, avertir les autorités. Déjà sonne la fin du cours. Les élèves se dispersent, très secoués par ce qui vient de se passer. Jean-Pierre reste seul et se dirige vers le portail du collège...

C'est alors que les quatre voyous surgissent derrière lui. à quatre contre un, ils n'ont aucun mal à le frapper de tous les côtés.

Coups de pieds, coups de poings, ils déchaînent leur rage sur ce professeur qui a osé s'interposer, alors qu'ils venaient régler son compte à une petite fille...

Mais c'est là que se produit le plus incroyable de cette histoire.

Jean-Pierre, en réalité, garde la tête parfaitement froide alors que pleuvent sur lui les coups. Il réfléchit posément à ce qu'il va faire. Il connaît tous les gestes de self-défense et les clés de bras qui lui permettraient de mettre immédiatement les délinquants hors de combat. MAIS JEAN-PIERRE DÉCIDE SCIEMMENT DE LES LAISSER FAIRE !!!

En effet, il sait quelles seraient les conséquences pour lui, s'il osait réagir : « Il valait mieux que je ne réplique pas. J'aurais été en tort », a-t-il expliqué ensuite à la presse.


Novembre 2009

Vous vous souvenez sans doute de l'histoire atroce de notre collègue Claudine Lespagnol, professeur d'anglais au Lycée Jean-Lurçat dans le 13ème arrondissement de Paris 1.

Claudine avait demandé à ses élèves d'arrêter de téléphoner et d'envoyer des SMS en classe. Elle n'a pas confisqué de téléphone puisque, comme vous le savez, c'est interdit.

Résultat immédiat, ses élèves ont signé - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui « conseillent vivement d'opérer un changement de prof ».


Ils lui envoient, à elle aussi, une lettre (qu'elle publiera dans la presse) lui demandant d'arrêter les remarques au sujet de leur téléphone portable :

« Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc... »...


De plus, pour la « punir », ils lui volent la clé USB sur laquelle elle a ses cours.

Claudine attendra un mois pour qu'enfin l'inspecteur d'académie se déplace. Et encore : il s'est contenté d'un simple rappel à l'ordre, sous le faux prétexte que « les punitions collectives » sont interdites par le règlement !!!

La seule marque de solidarité qu'elle ait reçue est celle de ses collègues, qui ont débrayé.

Ces agressions ignobles envers nos professeurs seraient normalement passibles de poursuites pénales, pour vol et injures, peut-être même pour menaces, s'ils étaient des citoyens lambda.

Mais seulement voilà : Les collègues, Claudine, Jean-Pierre ne sont que de simples professeurs de l'Éducation nationale.

Dans leur cas, les Droits de l'homme semblent ne pas s'appliquer !!

Des histoires comme celles là, il n'y en a pas une à chaque rentrée mais des milliers dans l'année.

La seule année où un chiffre a été publié, 82 000 actes de violences avaient été recensés dans l'année. C'était en 2006. Le chiffre remontait à l'année scolaire 2004-2005. Il a tellement choqué que le Ministre de l'époque a préféré casser le thermomètre... et mettre un couvercle définitif sur le décompte !

Jusqu'à quand les professeurs vont-ils continuer à se laisser menacer et humilier sans que personne n'agisse ?

N'y aura-t-il personne pour faire la moindre remarque aux élèves, pour qu'ils arrêtent de cracher sur leurs professeurs, et parfois pire encore ?

C'est pourquoi je vous demande <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=533&WS=2198026_2635535&WA=929>de signer la pétition au ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon, en solidarité avec les professeurs agressés.

Ce qui se passe dans nos écoles est d'une gravité sans précédent. Les professeurs doivent recevoir notre soutien, il y va de notre dignité.

Personnellement, si après avoir demandé à mes élèves d'arrêter de jouer avec leur portable en classe, je recevais de leur part un tissu d'insultes aussi violentes, et que la hiérarchie leur donnait raison, je me sentirais humilié, sali, déshonoré, jusqu'au plus profond de moi-même.

Heureusement, il semble que les professeurs soient d'une force morale exceptionnelle, et qu'ils tiennent le choc jusqu'à présent.

Mais ce n'est pas une raison pour les laisser tout seuls avec des élèves qui ont de moins en moins de limites. C'est pourquoi <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=533&WS=2198026_2635535&WA=929>signer cette pétition est si important. Et j'espère que vous la transmettrez immédiatement à tous vos contacts, professeurs et non professeurs !!


Les élèves le savent : circulaire après circulaire, toute la réglementation que le ministère de l'Éducation Nationale a savamment écrite jour après jour, est là pour défendre « l'enfant roi » contre la « tyrannie »de l'enseignant, pour que le professeur n'abuse pas de sa supériorité d'adulte...


Il faut bien reconnaître que nous-mêmes, nous ne savons parfois plus ce que nous avons le droit de faire. Chaque fois que l'on réprimande un élève, on se demande toujours si on en a bien le droit.

D'ailleurs, les élèves sont les premiers à vous le faire remarquer : « M'sieur, vous avez pas le droit de faire ça ». Ils vous expliquent ce qui est interdit. Avisez-vous de leur demander de se taire, certains osent vous rétorquer qu'on est en démocratie et que tout le monde a le droit de s'exprimer !

Et n'oubliez pas que, de votre côté, ce n'est pas la même chose. Si un élève vous menace, il faut qu'il vous menace deux fois avant que vous ne puissiez faire quelque chose. Les avertissements ? Depuis trois ans, il est interdit de les faire figurer sur le bulletin scolaire.

Ça rime à quoi ?

Aujourd'hui, on a ruiné l'autorité des professeurs parce que l'on a considéré que l'autorité c'est l'application d'une procédure.

Le résultat est tout simplement CATASTROPHIQUE, et ce sont les élèves eux-mêmes qui en sont les victimes également.

Car si nous ne pouvons plus faire cours, que vont-ils apprendre ? Comment peuvent-ils préparer leur avenir ???

Notre devoir d'éducateurs est de mettre fin à cette situation ubuesque. Mais pour l'heure, il y a vraiment le feu à la maison et je vous demande de <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=533&WS=2198026_2635535&WA=929>signer la pétition.

Je vous demande à vous, et à tous les parents, professeurs, grands-parents, de vous mobiliser en faveur d'un changement radical de politique éducative dans nos écoles.

C'est maintenant que tout se joue. Le Ministre de l'Éducation, Vincent Peillon prépare une nouvelle loi d'orientation pour refonder l'école, elle sera présentée en décembre au Parlement. Cette loi doit comporter des mesures d'urgence pour mettre fin à la violence à l'école. Je vous demande de <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=533&WS=2198026_2635535&WA=929>signer d'urgence la pétition préparée par SOS Éducation2 pour le ministre de l'Éducation.

Il faut avoir le courage de le reconnaître : on est allé trop loin dans la volonté de laisser les élèves exprimer librement leurs pulsions, leur agressivité, leur violence dans les écoles.

Les adultes ne doivent pas avoir peur d'exiger un minimum de respect et de mesure de la part des enfants.


Le mot "autorité" n'est pas un gros mot

Le mot autorité ne doit plus être considéré comme un gros mot. Et c'est pareil pour le mot discipline.

Car la vérité, c'est que l'autorité des adultes est indispensable pour protéger les élèves eux-mêmes. On le voit : le laxisme est la voie la plus rapide vers l'injustice, la dislocation sociale, la brutalité généralisée.

Ce n'est pas ce que nous voulons pour nos élèves, ni pour les professeurs, ni pour les écoles.

Il est faux de dire que les parents sont contre l'autorité des professeurs. C'est tout le contraire.

Tous les parents responsables savent que l'autorité des professeurs est nécessaire pour le bien de leurs enfants. Et les parents qui refusent cela n'ont aucun droit d'imposer à nos enfants la violence de leurs propres enfants.

Je vous tiendrai évidemment au courant des résultats et des suites que nous donnerons à cette action,

Sincèrement,

[]

Antoine Blondel
Responsable des relations parents - professeurs
SOS Éducation
<http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=534&WS=2198026_2635535&WA=929>Je signe la pÉtition

* http://www.liberation.fr/societe/2012/09/25/cours-suspendus-dans-un-lycee-parisien-apres-des-violences_848765 * <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=503&WS=2198026_2635535&WA=929>http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/une-surveillante-du-lycee-ampere-agressee-par-le-frere-dun-eleve * http://www.20minutes.fr/societe/1003212-poitiers-enseignante-raconte-agression-mere-eleve * <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=506&WS=2198026_2635535&WA=929>http://www.20minutes.fr/bordeaux/1003154-professeur-agresse-eleve-lycee-bordelais * http://www.20minutes.fr/ledirect/1004053/troisieme-agression-enseignant-moins-semaine * <http://news.soseducation.com/Go/index.cfm?WL=535&WS=2198026_2635535&WA=929>http://www.rtl.fr/actualites/article/deux-nouveaux-episodes-de-violence-scolaire-dans-le-var-et-en-vendee-7752939147
   *
* 1 http://www.marianne2.fr/Lycee-Jean-Lurcat-telephonique-ta-mere_a182906.html * 2 SOS éducation est une association totalement indépendante de l'éducation nationale, des syndicats qui la cogèrent ou de tout autre parti politique. Elle est financée par la générosité des 80000 membres donateurs, et rassemble des parents, des grands-parents et des professeurs. L'association se bat pour que les adultes soient respectés à l'école. Grâce à des groupes de travail, des professeurs ont établi 8 mesures contre la violence, qui pourraient être appliquées dans l'ensemble des établissements.
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