J'ai bien aimé ta conclusion ;-) Clair qu'e l'on va trouver de nombreux candidats pour livrer la bataille des silos tant qu'il sera possible de siphonner un reste d' "argent public". Sur un autre front va se livrer la bataille de l' "agent commun", ou plutôt de la définition d'un "protocole monétaire commun" qui seul, rendrait possible des systèmes distribués. Après avoir repris quelque force après la livraison d'Anoptikon, j'envisage de prendre part à cette dernière bataille en squattant quelques vieux silos.
https://youtu.be/1nt0Uman05w https://youtu.be/8xvI4pPTstg https://youtu.be/fsVdTgslOk4 https://youtu.be/MpYJZwcq1F8 (à suivre) Amitié ! Olivier Auber On Fri, Dec 6, 2019 at 9:41 PM Jefsey <[email protected]> wrote: > > Si j'en crois Alexander Del Valle (Atlantico) nous avons un problème de > souveraineté personnelle vis à vis du nudge US si nous ne nous interessons > pas au soutien de Qwant. > > --- > Qwant est un moteur de recherche français qui tente de se démarquer du > géant américain Google. Qwant assure ne pas tracer ses utilisateurs, ne pas > revendre leurs données personnelles. La plateforme souhaite se positionner > comme l’un des garants de la protection de nos vies privées face aux GAFAM > américains et aux BATX chinois. > --- > > Qwant est le moteur de recherche français et européen qui assure ne pas > tracer ses utilisateurs, ne pas revendre leurs données personnelles, et > veut se positionner comme l’un des garants de la protection de nos vies > privées face aux GAFAM américains (Google, Apple, Amazon, Facebook et > Microsoft) et aux BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi). Une > position légitime et utile à notre souveraineté numérique, qui le rend > toutefois génant aux yeux de ses adversaires. Explications. > > Bien sûr, un moteur de recherche français qui veut concurrencer Google, > cela peu paraître prétentieux. Surtout lorsque l’on sait qu’en France, une > start-up lève, à projet égal, environ 10 fois moins de fonds qu’aux > Etats-Unis. Pourtant, c’est le pari qu’a fait Eric Léandri, le PDG de > Qwant. Avec une réussite qu’il faut saluer, puisque son moteur existe, et > qu’il est aujourd’hui utilisé par des millions de personnes. Il vient > d’ailleurs d'être choisi par la Région Occitanie pour être installé par > défaut sur des milliers d’ordinateurs. > > Evidemment, le fait que Qwant ne revende pas les éléments liés à nos vies > privées à des sociétés tierces lui donne un pouvoir d’attractivité évident > par rapport aux GAFAM, qui ont transformé nos vies en biens de consommation > courante. > > *[Note, JFC] *et sans doute des revenus moindres. > > Surtout, Qwant et son PDG énervent au plus haut point leurs concurrents > californiens car ils ont mis en place des outils étiques, là où les > sociétés américaines ont démontré qu’elles abordaient parfois cette > question avec légèreté. > > Plusieurs spécialistes du renseignement expliquent par ailleurs que Qwant > empêcherait peu à peu les services secrets américains d’avoir un accès > direct à nos données privées. > > > > *Qwant, versus Google et les services secrets américains *Tout en > révolutionnant notre façon de consommer, Internet a aussi transformé notre > perception de la démocratie et des relations internationales! Depuis 20 > ans, la toile a fait muter notre conception des libertés individuelles, > puisque nous acceptons d’y voir disséquer nos habitudes et nos vies privées > que nous sommes des centaines de millions à exhiber sur les réseaux > sociaux. > > Une habitude devenue aubaine pour les géants de l’Internet qui se > nourrissent de nos ‘’profils’’ pour engranger du chiffre d’affaires en > commercialisant nos données. Mais ce que l’on dit moins, c’est que ces > données servent aussi à nous espionner, à savoir l’essentiel sur nos goûts, > sur nos déplacements, sur nos amis, etc. Des données qui servent évidemment > à de nombreuses officines outre - Atlantique… entre autres. > > Ainsi, le moteur de recherche Google s’est-il appuyé, d’après de > nombreuses sources, sur le savoir-faire des hommes du renseignement > américain pour se developer et exploiter ces informations. Notre confrère > *Maxime > Chaix*, spécialiste des Etats profonds et des services de renseignement, > explique ainsi dans un article publié sur le site d’informations > Globalgeonews.com que “le futur Google a bénéficié dès janvier 1996 d’un > capital d’amorçage fourni notamment par la NSA et la CIA. Ces financements > impliquaient le suivi étroit, par deux universitaires employés par le > Renseignement américain, des travaux de développement du moteur de > recherche qui deviendra Google.com en septembre 1998. Ils s’inscrivaient > dans la logique d’un recentrage du Pentagone sur la « guerre de > l’information à l’ère de l’Internet - un bouleversement stratégique > initialement prôné par le Highlands Forum. Fondée en 1994, cette > institution est un méconnu mais puissant réseau d’influence organiquement > lié au Département de la Défense, et longtemps co-présidé par le stratège > Andrew « Yoda » Marshall – le protecteur du trio belliciste formé par *Dick > Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz* durant la première moitié de > la présidence de George W. Bush». > > En 2017, Qwant et plusieurs sociétés de l’*Open Internet Project* ont > déposé plainte auprès de la Commission européenne afin de contester la > position dominante de Google sur le système d’exploitation Android. Le 18 > juillet 2018, Bruxelles a ainsi condamné la firme américaine à une amende > de 4,34 milliards d’euros pour abus de position dominante. Un coup dur pour > les géants américains du net. Une victoire pour la France et l’Europe. > > *Dans les mois qui ont suivi, Qwant - ou plutôt son PDG - est pourtant > devenu l’objet de critiques relayées par certains médias.* > > On lui reproche ainsi de ne pas tenir ses objectifs, de combattre sur > plusieurs fronts et d’avoir les yeux plus gros que le ventre, là où aux > Etats-Unis, on saluerait son patriotisme économique. > > On lui reproche enfin de trop payer ses cadres, dans un pays où l’on passe > pourtant le plus clair de notre temps à expliquer qu’on ne gagne pas assez… > > Bref, le PDG de Qwant est a cible de controverses qui font la joie de ses > concurrents, lesquels ne doutaient certainement pas que la faiblesse de > tels arguments puissent le mettre en difficulté. > > > > *Qwant et la guerre du Numérique Leandri*, créatif et visionnaire, ne > peut pas tout, tout seul, contre Google, les GAFAM et leurs appuis > étatiques. Il mène un combat pour la souveraineté numérique de la France et > de l’Europe qui mérite qu’on le soutienne, que des alliances autour de lui > se créent. Les enjeux sont trop importants pour la démocratie et les > libertés individuelles. > > Car Qwant ne représente pas seulement une menace économique pour Google. > Il représente aussi une menace pour les services américains, qu’il va > priver de l’accès à des millions de données privées. Il est un outil de > protection de nos libertés, et représente de fait un enjeu géopolitique > digital de taille pour l’Etat français. > > Qwant a vu le jour grâce à *Eric Léandri*. Pourtant, la question se pose > de le remplacer si l’on en croit plusieurs sources proches du dossier. > > Toutefois, qu’en serait-il sans lui ? Qui, parmi ceux qui devisent sur son > sort, pourra bien livrer la bataille du numérique face aux GAFAM avec > autant d’acharnement que celui qui a osé défier avec un certain succès le > géant Google? > > > > *Bien sûr, la partie sera difficile à gagner face aux Américains et aux > Chinois. *D’autant que la guerre du numérique, qui se joue sur la toile, > dans les médias et les cénacles du pouvoir, est d’autant plus terrible > qu’elle a tout d’une guerre de l’ombre. > > Dans ce contexte, il est utile de rappeler que Qwant est un moteur de > recherche qui fonctionne, même si bien sûr il doit encore s’améliorer. > Qu’il n’atteigne pas encore ses objectifs de chiffres d’affaires est sans > doute préoccupant, mais quoi de plus normal quand il a été la cible > d’attaques récurrentes qui ont fait peur aux investisseurs, ralenti ses > levées de fonds et probablement eu un impact sur son développement ? > > N’oublions pas que dans cette guerre de l’Internet - qui est aussi une > guerre d’influence économique et géopolitique parfois menée par des > officines étrangères - il faut des hommes de l’Art, des inventeurs, des > innovateurs, ce qu’ont très bien compris les Américains, toujours > pragmatiques. > > Il faut donc que la France - et son président Emmanuel Macron qui veut > redonner à l’Europe toute sa force géopolitique - mettent le paquet pour > soutenir ce fleuron de l’innovation française qu’est Qwant. Qu’ils fassent > bloc, à l’instar des Etats-Unis, derrière ses patrons du numérique. > > Il faut aussi qu’ils sachent donner le temps à Qwant de se développer, et > à son patron de mener sa barque jusqu’au bout. > > A ce prix, peut-être la France aura-t-elle la chance de contrer > l’influence des géants américains et chinois du numérique. > > Alexandre del Valle (avec Emmanuel Razavi), co-auteur du livre, "Le > Projet", publié cette semaine* > > *[Note, JFC]* A mon humble avis la problèmatique est de disposer d'un > leader crédible face aux erreurs architecturales américaines passées qui > nous empêtrent et qu'ils ont du mal à corriger (Google, Amazon, Apple > peuvent les emm... autant que nous). Mais le GAFGov est pour eux à > "simplement" réformer/maîtriser. Nous il nous en faut un pour leur tenir > tête. Simplement parce que l'erreur américaine est de n'avoir pas vu ce > qu'a démontré Olivier Auber : la mutation de l'Etat "en-réseau". > Mais attention; nous (les chacuns de nous, de cette liste) faisons bien > pire en ne nous préoccupant pas de notre propre capitation diginumérique > personnelles. > . > _______________________________________________ > comptoir mailing list > [email protected] > http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com >
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