Olivier,

je relis ton Anoptikon peu à peu entre deux bouquins et mes réflexions sur la mise en propagation catalytique de mon "Plan M" à la recherche de sa rétrodéfinition adéquate. Je ne me presse plus étant maintenant entendu que le problème général :

* que j'ai vu se déclencher en 1986 (le BUG stratégique de l'internet - eviction de la couche OSI présentation) s'est auto-résorbé (tant peu que mal) le 1.10.2016 [mais pas ses consquences qui nous accompagnent et s'accroissent] par la "Transition du NTIA" (fin de la stratégie du "statUS-quo" :

* relève bien d'un débat architectonique (fondamental) dont les lois techniques (perspective conique) ont été éngagées dans leur linéarité optique en 1425 par Filippo Brunelleschi et le contexte général anoptique par Nicola Machiavel en 1520 (Histoire de Florence, Livre IV, Capitre IX) qui les a placé dans le contexte de la "multitude", la catégorie aristotélicienne du sans cause initiale, formelle et finale et de l'innorganisé selon Hobbes, le chaos de Poincaré et les GJ de Macron (une autre version du GP ?).

* dont la clé n'a été apportée que par Louis Pouzin (son imprédication du "réseau des réseaux") et dont on ne peut appeller la structure (le ce par quoi "tout est lié") "interligence", à la suite de Virgile et de Doug Engelbart.

En fait si je lis bien les choses nous avons trois points de convergence que tu soulignes et sur lesquels il convient de confléchir (réflexion participative) :

* l'infini par le point de fuite optique partagé entre tous et discuté par Cantor, * l'éternité par le temps de référence que leur montre tente de répliquer pour chacun, * l'incommensurabilité qui converge par la cohérence des réseaux qui relient tout selon les multiples facettes physiques ou psychiques de l'interligence.

En fait le GP révèle une plage (image) de cohérence du vivant du groupe de ses coauteurs par la superposition de plusieurs niveaux d'interligence (écran, internet, langage, pensée commune, (etc.?)).

Si tu accepte que "vivant" soit l'équivalent de ma capacitation, c'est à dire la capacité (capax) de modifier l'interligence contexturelle établie, dans un but donné grace à l'intelligence obtenue de cette interligence (intellition : je sais par suffisamment d'information corellées), nous sommes dans le même projet que je décris comme celui de la "capacitation concitoyenne au sein de la multitude augmentée". Le GP à sa façon "augmente" la multitude de la foule (mot qui dénote l'incommensurable innorganisé) des participants à son expérimentation qui se découvrent l'intellition agoriquement (foule, marché, assemblée, amas, etc.) nécessaire pour la composition d'une image commune.

Maintenant il faut le dynamiser pour en faire un Générateur Politique (recherche du mouvement correspondant à l'image). Machiavel a dissocié la politique de la "vertu". Hobbes a inserré le modérateur populaire des institutions. Il nous faut aujourd'hui accepter la profondeur des choses (complexité) où cela nous a mené pour laquelle nous tentons de répondre par la maîtrise relationnelle assistée par la diktyologie (mise en réseau) de la nébularité des ordinateurs (les notres, neb, et les autres, web). Est-il possible d'injecter de la sagesse commune dans le retour d'image du GP ? La perspective a ramené le 3D au 2D, nous avons à trouver comment le faire pour le 5D (en tenant compte de lea dimension complexe de la profondeur sous-jacente) ?

Pour nous y "aider" : je viens de "lire" (l'interligence neuronale qui y est discutée me fait souvent défaut) "Les Machines à Penser" de Louis Coufignal. Je me suis toujours interessé à Coufignal pour avoir été l'éphémère professeur de mon père et réintroduit le binaire de Leibnitz à travers les conduites de tir anti-aerien ("l'autre qui nous a fait gagner la guerre"). Mais le débat critique sur sa vision du penser et ce que la faillite de Logabax nous a coûté me parait important avec 65 ans d'expérience de plus (Coufignal avait la mission de développer le premier ordinateur français et le CNRS avait confié/investi tout son projet de réalisation dans la société Logabax, qui en coulant a coulé le projet français (Institut Blaise Pascal - https://www.lip6.fr/recherche/team.php?acronyme=IBP%201946-1969). Je pense que l'informatique aurait été tout autre, mais que l'on y vient par la pratique et que l'analyse de la thèorie pourrait nous aider.

En final sa vision de la logique de la logique (linéaire) serait sans doute mathématiquement passionnante à la lumière de la polylectique agorique, et son apport concernant les machines analogiques sans doute porteur en intégration relatif/quantique ? Beaucoup à piocher. Si l'anoptique relève du vivant elle est cohérente (la nature marche pas mal depuis 14.5 millards d'années). Sa cohérence (tu le montres par l'Etre en réseau) ne peut être que celle de l'interligence - sous la double forme matière et esprit (ouverture causale en discussion de la clôture causale de Newton et de l'entropie de Shannon) dans le contexte de l'incommensurable (que Poincaré fait commencer à n>2).

L'anoptique de ce que l'on appelle le chaos recèle les images du GP. Comment ?

jfc


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