L'euro coûte très cher aux Français
Cette analyse est intéressante alors que tintent les prémisses de la
fin de la monnaie.
Cher euro ! Les Français y semblent attachés au point que même le
Rassemblement national ne parle plus d'un retour au franc. Mais voilà
: c'est un produit de luxe, il faut avoir les moyens de se le payer.
Justement, c'est d'Allemagne, un pays dont l'euro dope la prospérité,
que vient une étude plutôt dépitante pour les Français. Intitulée «
20 ans d'euro : perdants et gagnants, une enquête empirique », cette
étude réalisée par un think tank allemand d'inspiration libérale, le
Centre de politique européenne de Fribourg, leur apprend qu'après les
Italiens, ils sont les grands perdants de la monnaie unique depuis
son adoption, il y a vingt ans : chaque Français aurait perdu -56
000 de pouvoir d'achat sur la période 1999-2017 (soitt -260 euros par
mois) et les Italiens -73 605 ! Les AllAllemands, eux, on s'en serait
douté même si eux-mêmes n'en étaient pas forcément convaincus, sont
les grands gagnants avec +23 116 , suivis de près par lees
Néerlandais (+21 003 euros). Même les Grecs -et là, c'est une
surprise- obtiendraient un modeste profit (+190 euros) grâce à un
gain de prospérité dans les premières années, quasiment annihilé
ensuite par la crise économique.
Cette évaluation a été obtenue en projetant, via des algorithmes
eux-mêmes basés sur les données de pays hors zone euro, ce que serait
le PIB par habitant d'un pays donné s'il n'avait pas adopté l'euro,
et en tentant compte de la crise financière de 2009.
La France (-3591 milliards d'euros sur 20 ans) et l'Italie (-4325
milliards) ont souffert de ne plus pouvoir dévaluer leurs monnaies,
ce qu'elles faisaient régulièrement avant l'adoption de l'euro pour
soutenir leur compétitivité quand elles n'arrivaient pas à exporter
suffisamment leurs produits. Tandis que l'Allemagne (+2.000
milliards) s'appuyait sur la stabilité de l'euro, dans la continuité
du deutsche mark, pour exporter ses produits de haute valeur ajoutée
comme ses voitures et ses machines-outils.
Ce n'est donc pas l'euro comme tel qui serait la source du problème
mais la faiblesse de notre industrie et les pesanteurs de nos
dépenses publiques.
Le recours à la dévaluation n'est qu'un pis-aller qu'on ne peut
utiliser à répétition sauf à ruiner la monnaie. C'est bien le
dynamisme de nos entreprises et la voracité d'un Etat lourdement
endetté qui sont en cause (à cause, par exemple, du coût du travail
et de la fiscalité sur la transmission des entreprises). De là à en
conclure, comme le fait cette étude, que « pour profiter de l'euro,
la France doit suivre avec rigueur la voie de la réforme du président
Macron », il y a un pas qu'on ne franchira pas, fautte d'avoir vu
l'exécution de la réforme annoncée de l'Etat.
Le bitcoin sonne en effet la fin de nombre des problèmes des grands
argentiers car il montre que c'est à la multimatique de battre
monnaie et que si on laisse cela aux banques ou à l'informatique ont
va dans les murs de l'écologie et de la raison.
Ceci est simplement que l'on ne bat plus monnaie sur l'or chère à De
Gaulle, mais sur le bit cher à nous tous. Et donc que la monnaie est
un "service étendu du réseau". Cela rebat les cartes de Westphalie
car c'est celui qui bat monnaie qui impose, comme le prix de son
service régalien. L'impôt a dû être séparé de la monnaie en raison du
métal. Supprimons le métal, l'impôt devient un simple coût de la
monnaie. La monnaie étant un actif circulant servant à l'échange,
l'impôt devient un coût de l'échange - et le cas échéant de la
protection de la thésaurisation statique. Le premier se traite par
une royalty sur la transaction, le second par l'inflation.
L'intérêt avec la démonétisation analogique et la monétisation
numérique est que l'on peut la tester et l'implémenter de façon
particulière, au sein d'ontalités de groupe : par exemple entre tous
les membres d'une association, d'un marché, etc. C'est ce que fait
l'industrie suisse. Les monnaies parallèles en expérimentent le
contexte mais en continuant la représentation ancienne du papier
monnaie. Il faut passer à l'octet monnaie. Et pour cela en
comprendre, jurisprudencer et légiférer le droit et pour cela le
spécifier, le développer, le pratiquer.
C'est une des "petites" difficultés du "Plan M" pour la société
anthropobotique des "Sapiens plus Machina" (Homo PM).
Je prends l'exemple de la loi Touraine relative à l'adaptation de la
société au vieillissement
https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/actualites/la-loi-relative-ladaptation-de-la-societe-au-vieillissement,
c'est à dire la loi sur le quatrième âge (il nous reste à traiter des
"contribution" du troisième et de la contexture juridique du
cinquième [poursuite posthume des ontolités - ce que Google nous
promet et commence à implémenter sous le buzz de "vaincre la mort"]).
Je m'étonne fortement en effet que tous les afficionados des monnaies
parallèles, revenus citoyens, etc. ne soient pas dans la rue au cri
de "article 50 !", car enfin l'article 50 stipule :
Article 50
ELI:
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2015/12/28/AFSX1404296L/jo/article_50
Alias:
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2015/12/28/2015-1776/jo/article_50
Le Gouvernement remet au Parlement, dans les douze mois suivant la
promulgation de la présente loi, un rapport relatif à l'émission
d'une ou de plusieurs monnaies complémentaires pour l'autonomie.
Le rapport fait le bilan des différentes monnaies sectorielles qui
ont été mises en place dans les autres pays du monde.
Il examine les caractéristiques que devraient présenter les titres
d'une monnaie complémentaire pour l'autonomie, notamment leur
convertibilité avec l'euro, leur ancrage territorial, leur possible
dépréciation dans le temps, leur matérialisation et leur thésaurisation.
Il examine les possibilités d'émission d'une telle monnaie par les
acteurs de l'économie sociale et solidaire en lien avec les services
départementaux chargés de l'action sociale.
Mais que font les Gilets Jaunes. Il va falloir que je lance aussi les
Cheveux Gris !!! 'est prêt mais j'ai pas le temps ! Qui veut aider ?
jfc
_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com