Chers amis,

je suis donc venu à l'IGF (internet governance forum) aujourd'hui avec le propos de confronter deux points à l'endoxe (opinion raisonnée actuelle) de la communauté internet : 1) l'université peut-elle faire avancer la connaissance de/sur la multitude numérique ? 2) mon projet de "plan M" est-il adéquat à la problématique cobotique de la multitude humaine ?

Je note que j'ai entendu/lu aujourd'hui des positions de vieux amis pionniers de l'internet, de la Directrice générale de l'UNESCO, du Secrétaire général de l'ONU, et du président de la République (qui nous [les pionniers de l'"internet"] a plusieurs fois "fakement" fait parler dans un discours visant à mettre aussi en place la lutte contre les fakenews ... Je commence à comprendre pourquoi la vérité sur l'histoire du cyberespace peut aider à résoudre les incompréhensions d'aujourd'hui.)

Grosso modo, mon impression est que nous sommes pas mal dans le pétrin. Je parlais techniquement hier de télématique et de multimatique. En termes d'UX cela s'appelle web et neb (nébulaire de l'espace privé). Et il est manifeste que : 1) tous les politiques, humanistes, économistes, etc. confondent maintenant le web et l'internet et 2) la recherche universitaire ne leur vient même pas à l'esprit des Français de la gouvernance et donc que le terme "université" ne leur vient jamais sur leur langue (les universitaires français ne sont d'ailleurs pas là pour protester - la Sorbonne est à deux stations - ce dont se réjouissent les autres (la rue d'Ulm est à trois)).

Je pensais que l'université pouvait nous aider (et elle m'a apporté des clés) mais je commence à comprendre que c'est d'abord nous la multitude qui pouvons l'aider, si elle nous pose les bonnes questions sur notre réalité et notre évolution humano-contemporaine (elle ne nous connait pas, seulement sa propre manière d'aborder le numérique). Demain je tâcherai de comprendre ce que l'UNESCO fait pour le Libre, en quoi l'ARCEP peut nous aider et si possible si l'AFNIC peut réellement apporter quelque chose à l'Université.

Par contre, je dois reconnaitre que le Droit se tient bien. Mon évaluation que la problématique est celle de l'homéostasie nomologique (l'équilibre de toutes les lois/règles physiques, juridiques, économiques, technologiques, mentales, logiques / agoriques (Boudon est bien compris et apprécié par plusieurs)) de chaque point de l'interligence (ce par quoi tout est lié, y compris l'internet) a été immédiatement accepté par les six juristes (Français, Américain, Béninois et Amazonien avec qui j'en ai parlé). Tous ont été d'accord que le problème juridique de base est la définition de la "donnée juridique" (attention aux nuances avec "définition juridique des données"). Avec ceux avec qui j'en ai parlé, la notion de "multitudinariat" et de "syndic cobotique" (qui va gérer le décisionnel temps réel de la domotique d'une copropriété par exemple), ou celle d'épimnème (le leg d'éléments mémoriels d'IA autoévolutive) diktyologique successoral étaient non seulement passionnantes, mais qu'une réflexion encore trés exploratoire et fumeuse était engagée (Justice).

Avec le juriste washingtonien d'Amazon on a commencé à discuter les aspects juridiques d'un produit dépôt de publications documentaires pour la recherche sur/de/par la multitude sur AWS qui pourrait suivre les propositions de NuméRev (MSH Montpellier). Mais je voudrais quelque chose de pédagogiquement utile pour tous (hors silos). On en reparlera.

(à suivre ...)
jfc


_______________________________________________
comptoir mailing list
[email protected]
http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com

Répondre à