At 14:18 11/02/2016, Louis Pouzin wrote:
voir le texte de 17 pages .
envoyé par la CNIL à Facebook à propos de la protection des
données personnelles.
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Bureau/D2016-007_MED_FACEBOOK-INC.-FACEBOOK-IRELAND.pdf
Bravo, Falque-Pierrotin !
L'homme complet
Tout ceci me parait converger vers une nouvelle vision
architectonique à laquelle nous sommes confrontés. Plus nous avançons
dans la technologie, plus nous sommes capables de réduire la durée du
temps que nous pouvons mesurer et donc de connaître la chronologie
locale qui va peu à peu faire disparaître le temps dans le temps de
Planck. Cela semble très éloigné du droit, sauf que ce dont il s'agit
est de la compréhension du présent. Et donc de la nature du temps, de
la vérité, de la réalité, de la liberté, etc.
Si nous y pensons bien, le passé est ce qui ne peut plus être changé.
Ceci le fait relever de la vérité si on la définit comme ce qui ne
peut pas être changé (alors que la réalité sera ce que l'on en
comprend à partir de l'expérience et de la réflexion). La flèche du
temps est simplement la mesure de l'entassement néguentropique des
faits par le faire des êtres, et entropique de leur usure par leur
défaire mutuel. Le présent n'est que la surface du passé sous la
concrétisation du possible.
Ce que nous apprenons est que l'homme a bien sept sens, les deux
derniers nous étant l'empathie et l'intellition. L'empathie étant la
perception par sa simulation cérébrale (la vision de l'intérieur des
autres) et l'intellition étant la perception du caché par
l'intelligence, l'intelligence de ce qui fait sens. Nous avons donc à
légiférer sur l'éthique de ces sens pour une vie sociale ordonnée,
et, dans la mesure où ces deux sens sont mieux perçus en raison de
leur large utilisation des prothèses informatiques, nous avons aussi
à en ordonnancer l'éthitechnique.
Quatre propositions pour améliorer le Droit
Légiférer veut dire réfléchir à partir du corpus législatif existant,
ordonnancer veut dire tirer avantage de l'expérience pour étendre la
loi par la jurisprudence. Pour y aider, j'aurais quatre suggestions à faire :
1. la compilation d'un code de la cybernité. Il s'agit d'aller sur
https://www.legifrance.gouv.fr/ et de commencer par rechercher
internet (13 documents), numérique (27 documents), environnement (71
documents), mémoire (5 documents), technologie (53 documents),
innovation (18 documents), recherche (187 documents), etc. Dédoubler
ces entrées et ensuite d'analyser leurs positions, rechercher les
manques, réduire les oppositions. (attention : un "document" est en
fait chez eux une thématique qui peut représenter des dizaines de textes).
2. La création d'un fonds d'aide à la jurisprudence. La jurisprudence
coûte cher au justiciable alors qu'il agit en contributeur d'intérêt
commun. Il serait donc normal que ses frais d'obtention de
l'avancement du droit (dont il devient coauteur) lui soient
remboursés. Ainsi toute QPC acceptée devrait faire l'objet d'un
remboursement forfaitaire.
3. comprendre que ce dont nous sommes faits est de mémoire sédimentée
depuis le big-bang jusqu'au micro-état de l'instant le plus récent.
Et que le "il n'est de richesse que d'hommes" de Jean Bodin est que
la richesse est mnème, c'est-à-dire l'ensemble des éléments mémoriels
que s'est ménagé une personne, un groupe, une nation, une culture.
Aristote a bien expliqué : celui qui est intelligent n'est pas celui
qui se souvient, mais celui qui se remémore. La protection de la
mémoire intime est un droit, la protection de la mémoire personnelle
et commune est le socle de sa souveraineté, car il n'est de pensée
que de traitement mémoriel.
4. que l'augmentation du mnème se fait directement par l'éducation
(120 documents) et par la contribution (41 documents) qui sera
intellectuelle (4 documents) ou immatérielle (1 document) et
indirectement par la production.(42 documents) qui sera industrielle
(100 documents). et/ou artisanale (5 documents).
La contribution intellectuelle et mémorielle
Nous sommes ici probablement à un des noeuds clés de l'évolution en
cours. Je m'en rends compte à travers un des problèmes majeurs de
notre société actuelle : l'adaptation au vieillissement. Les
producteurs deviennent une minorité face aux éduqués/éducateurs et
aux contributeurs/conservés. Nous avons trouvé des solutions en
matière d'éducation (120 documents) permanente (2 documents) : il
nous faut nous pencher sur la contribution permanente. C'est-à-dire
toute la valeur ajoutée que nous apportons hors de
l'ndustrialocommercial (par exemple le Libre) dont une large part est
intellectuelle et, par là, à mieux protéger et à mieux évaluer, car
il y a manifestement une perte économique générale due à la
malmonétisation de l'intellectuel et de la mémoire.
On a mis du temps à comprendre l'importance industrielle de
l'intelligence économique. Nous avons a comprendre l'importance
contributive de l'intelligence mémorielle.
Le Catenet à la base de l'évolution
Ceci relève en grande part de l'architecture sans couche six
présentation de l'internet et donc de la fermeture de Cyclades en
1978 puis de la fermeture de Tymnet/Extended Services en 1986, car
nous en avons gardé :
- un réseau décentralisé (démocratique ?) où de grandes fonctions
sont aisément consolidables (GAFAMUSCC) en multipartieprenariat et
en particulier le mémoriel par la fonction référentielle (IANA) -
par une économie de la consommation et non de la raison (cf. le
kiosque où l'on payait ou non l'information protégeait en partie du
monopole radical mémoriel de Google and co.)
- au lieu d'un réseau distribué (holocratique) où les grandes
fonctions sont locales à chacun et holocratiquement maillable en
omnipartenariats ouverts. C'est cela qu'il nous faut reconstruire en
permettant à chacun de se constituer son mnème partiellement en réseau
TechnoFrance - appel à fondateurs
"La France ta richesse mentale fout le camp !" - Très bien le coup de
barre public de Falque-Pierrotin. A nous d'aller au-delà du yenamare
public et de publier une architecture pour le catenet (support de la
recopie frange à frange glocale des datagrammes) qui nous protège
chacun mieux que celle de l'IETF maintenant volontairement inféodée
au NTIA. Il ne faut que la contribution de quelques développeurs, un
peu bidouilleurs, connaissant aussi IPv6 et un un Barcamp autour de
http://labriqueinter.net/ - http://xlib.re - http://technofacile;tf -
Je propose donc la création d'une association "Technologies
Francaises" (désolé je préfère en français) à la préparation de
laquelle je travaille sous le TLD ".tf" avec pour objectif la
facilitation de l'usage des technologies digitales et numériques et
une "Communauté Globale RFC 6852 francophone" en complément de la
"Communauté Globale RFC 6852 anglophone". Un premier pas, je pense,
d'importance, j'espère concret, vers un intersem (internet
sémiotique) multilingue et omniculturel, sous architecture réellement
distribuée et donc neutre.
Notes :
En référence à l'intrusion du droit US en France, la leçon nous vient
de Mauretanie : "La consultation juridique nationale est un produit
intellectuel national à encourager et qui de surcroît coûte moins que
la prestation étrangère et donne de meilleurs résultats, car elle
connaît le milieu et le droit national" ->
http://cridem.org/C_Info.php?article=53352" le seul texte référencé
sur Google avec http://pourlescopains.fr pour "produit intellectuel
national"/"produit national intellectuel".
En parlant de FaceBook / Face Basic :
http://blog.sosordi.net/2016/02/free-basics-linde-rejette-officiellement-le-deploiement-du-service-de-facebook-allez-va-t-en-et-ne-reviens-ja-mais.html
Et une alternative moins trash :
http://blog.sosordi.net/2015/07/insolite-facegloria-lancement-du-facebook-pour-les-chretiens-au-bresil-la-e-porte-etroite.html
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