Désolé, ce mail était destiné à M. Patrice Martin-Lalande et à
Olivier Auber, le cc a sauté. Je renvoie:
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Vous avez envoyé et répondu à un mail trop important pour la limite
de taille de la liste du comptoir. Il me semblait les avoir autorisés.
Je voudrais m'assurer que vous les avez bien vu passer, chacun d'eux,
sur la liste du comptoir.
Cette liste a une durée de mémorisation réduite Au cas où il ne
seraient pas passé :
M. Martin-Lalande : merci de la renvoyer, je l'autoriserai.
Olivier : renvoie ta réponse sans l'annexe du mail a PML.
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Voeux à M. Patrice Martin-Lalande :
D'une façon générale, il m'appartient en tant que Taulier de répondre
aux voeux très appréciés de M. ¨Patrice Martin-Lalande. Ceci est en
cours mais ma charge, mes ordinateurs, et l'âge font que j'ai pris du retard.
Je dérive ausi vite que d'Ormesson !
Attention !!! L'âge est certes celui de mes artères mais aussi l'âge
en soi. Je me suis en effet rendu compte que la période moderne
connaissait une double extension digitale ET sénioriale qui,
d'ailleurs, se traduit par deux lois d'actualité.
Ceci m'amène à comprendre :
1) la similarité législative entre le Libre et les personnes âgés non
séniles. Il y a similarité sur la notion de ***contribution
intellectuelle*** et sa protection; à aspect économique pour le
Libre, à aspect somatique pour les âgés, à aspect continu pour les
Libres professionnels (quelque soit leur domaine de liberté de
pensée) de 7 à 177 ans (les droits d'auteurs et moraux les perpetuent)
2) je crois que beaucoup de nos problèmes nationaux relèvent de la
non-prise en compte du droit, des avantages, des contraintes, des
apports économiques et de la géographie de la contribution qui, par
exemple, entretient vis à vis des métropoles des relations qui ne
sont pas celles de la production, ou de la formation.
Droit contributif et contributeur pilote (kubernetes) :
Nous en reparlerons d'autant plus qu'il y a une analyse poussée à
faire sur le "droit contributif" qui est, au côté du droit
participatif, une avancée possible majeure du droit. Elle correspond
dans l'architecture juridique, à la notion que je défends bec et
ongles au niveau de l'architecture réseau, celle du contributeur
pilote, qui étend celle de "lead user"
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Lead_user) de Von Hippel : celui qui
teste des conditions d'utilisation nouvelles et imagine, expérimente
et ainsi débeugue et fait valider une solution nouvelle.
Ceci est vrai en informatique, en cuisine, en artisanat, et aussi en
droit (comme j'ai l'opportunité de le vivre avec le dispositif
d'interêt futur imaginé par mes parents à partir d'une Cassation de
2005 et des lois de 2006/2007 sur ces thèmes).
Le back-office de la commission des lois
Axelle Lemaire avec ses "likes" sur son projet de loi et les
contributions des utilisateurs relayées par les élus comme PML
introduisent un nouveau mode de facture du droit où le peuple ne
délégue plus autant le législatif à ses élus, mais où ses experts et
même ses solutions peuvent servir de modèle à l'action de ses
représentants. C'est ce que l'on retrouve aussi dans la normalisation
volontaire (AFNOR) pour les parties prenantes industriel et qui se
continue par les "bonnes pratiques" de l'IETF où l'usage éprouvé (y
compris encore que peu de la société civile) participe au processus
de normalisation.
Que de thèses de droit constitutionnel en perspective !!! Il est par
exemple très difficile pour un avocat de comprendre que son art des
mots ne suffit plus face aux capacités des bots de l'adversaire, et
que les nouvelles technologies ne suffisent plus à qualifier un
cabinet de pragmatiquement pertinent : il doit aussi maîtriser la
réticularisation de la pensée facilitée par ordinateur interconnecté,
tant de la partie adverse que du Juge face à l'intrication des faits,
des articles de loi et des demandes incidentes. L'avocat doit devenir
maître dans l'art des bots : une école qui me l'a fait comprendre est
celle des RFC, qui sont des conventions quasi légales entre machines.
Le travail de préparation d'une RFC est du même type que celui de
préparation d'une loi ou de l'ordonnance d'un jugement. Mais le
personnel juridique en est encore au XVIIIème et au Juge souverain,
l'emm... étant le justiciable car il est les deux pieds dans une
réalité. Cette réalité (mouvante d'ailleurs en période
post-singularitaire) en devient absconde aux juristes ; avec les
députés/sénateurs au milieu devant utiliser une langue conchiée par
l'Académie française (vous savez-tous que j'estime qu'une grande part
de notre crise vient de sa phrase digicide confondant l'oeuf et la
poule, le numérique et le digital).
Nous, citoyens, membres du peuple souverain
Ici la contribution citoyenne (la notre, à organiser ici et dans
d'autres débats comparables ouverts et non dogmatique, même de la
dogmatique de la "Liberté du Libre") doit sortir à tatons.
C'est ce que je tente d'organiser sous forme de suggestion
structurée, en cherchant sa plus petite simplification commune (PPSC
= "plus simple la prémisse, plus riche l'émergence").
Nous sommes acides en ce qui concernent les politiques. Mais ce sont
que nous avons élus. A nous d'assurer le service-après-vote (s'ils le
veulent bien, ou à nous d'en changer). Les lois ne sont que votées au
Parlement (les RFC approvées à l'IESG). Nous le savons tous "la
constitution de l'internet est dans le code source", de plus en plus
la Constitution de la France est dans ses logiciels et son
"administration" dans l'absence de ses formats de données. Nous
parlons peut-être la même langue, mais pas avec la même syntaxe.
C'est nouveau, cela vient ... de ne pas s'en sortir.
Nous le savons nous les gens des réseaux : Vint Cerf n'avait pas
l'argent pour implémenter la couche six présentation dans la pile
prototype de l'internet. Et cela convenait à la NSA qui nous a
empéchés d'aller plus loin. C'est comme la philo sans les catégories
d'Aristote : cela marche mais c'est la pagaille ! A nous de mettre
de l'ordre ou un Napoléon le mettra. La loi d'Axelle Lemaire va dans
la direction du formatage. C'est bien.
Mais il faut aller plus loin, en fait plus profond. Car sans cela on
parle de choses en surface sur lesquelles on ne se comprends pas et
on fait des bétises en profondeur.
NB. En cela nous sommes inconstitutionnels : nous ne comprenons et de
respectons pas le devoir citoyen de précaution. Nous polluons
l'environnement intellectuel dont nous dépendons.
jfc
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