Bonjour à tous,

Mes remarques en bleu


> Je suis, avec perplexité les contributions de Bernard Stiegler, comme je
> tente de comprendre Wittgentsein ou le "Métaristote".
> Une intro à BS :
> http://www.gouvernement.fr/petit-dejeuner-du-32-avec-bernard-stiegler-la-fin-de-l-emploi-le-debut-du-travail
>
> Tout ces gens-là me pasaissent des gens de l'esprit et des Platoniciens
> pythagoriques admirables mais pour lesquels j'ai besoin d'un manuel pour
> une compréhension, comme tu le dis, concrête. Ce qu'ils disent et ce dont
> ils traitent parait passionnant mais trop au dessus de ma techne dans mon
> logos pratique. Je ne vise qu'à faire mieux vivre Mme Michu, l'aider à
> mieux élever ses enfants pour qu'ils soient heureux dans la complexité du
> monde actuel et à protéger le tout des apories et des risques nouveaux de
> la cybernité.


Jamais je n'ai tant entendu parler de philosophie, avec un retour sur ce
qui fonde nos références culturelles, que dans cette période de
transformation numérique.  On doit en travailler la reliance ( cf Edgar
Morin) avec les autres et tisser des liens entre les savoirs et les
expériences.
Informaticien, j'ai travaillé pour introduire les sciences humaines dans
les processus d'informatisation pour éviter les grands échecs que nous
avons tous vécus ; le dernier en date étant Louvois.

Je constate avec satisfaction que cette démarche se retrouve dans la place
donnée aux utilisateurs par les méthodes agiles et incrémentales. J'y
participe dans un projet dont j'anime l'agora ; comme j'ai participé à le
faire comprendre à la communauté du libre, avec des membres de la
génération suivante.

Dans le cadre des humanités numériques, nous avons besoin des réflexions
menées sur l'œuvre de Gilbert Simondon, à l'IRI, mais aussi ailleurs, au
CEA et à l'école des Mines.
Je n'essaie pas d'inventer des néologismes qui ne sont partagés par
personnes, mais j'essaie de relier les compétences et les générations.
L'anthropologie nous montre qu'une société où les liens intergénérationnels
se délitent est en danger.

Concrètement les fablab sont des lieux ou les seniors peuvent apporter leur
expérience sur la gestion de projets, la déterminations d'objectifs qui
permettront à de jeunes d'être des acteurs et pas seulement des
consommateurs et parfois de construire leur activité professionnelle. Il
faut s'inspirer des expériences de terrain, comme celle de Simplon.

>

Je n'ai pas besoin de réfléchir à une notion comme 'memlab' . Si je
commence à parler de cela à mes partenaires, je suis sûr qu'ils vont me
demander 'kesako' ?

J'essaie d'intégrer dans leur fablab des anciens qui ont le temps et
l'expérience pour l'aider à ce développer.
Pour cela la tâche principale est de casser les stéréotypes sur l'âgisme,
le jeunisme qui minent notre société et empêchent cette coopération
naturelle.
Je suis content d'avoir entendu mardi un trentenaire animateur du fablab
dire que c'est scandaleux de considérer que les gens de 50 ans ne valent
plus rien.

On refait le point en fin de mois pour savoir si leur dossier Fablab
Solidaires que j'ai contribué à améliorer  va être accepté par la Fondation
Orange.

Yvon Rastetter
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