Olivier,
je butte sur ta proposition d'octobre. Je pars du dernier paragraphe
pour tenter de le faire d'un bon pied (càd de ce que l'on veut
obtenir). Je cite:
"Le Système Immunitaire Global auquel nous participerions ainsi,
sélectionnerait ces espèces artificielles selon leur Légitimité
jouant le rôle d'avantage évolutionnaire. Ce Système Immunitaire
serait une mise à jour pertinente et proportionnée de notre stratégie
Evolutivement Stable qui pourrait conduire vers une nouvelle ère que
l'on pourrait appeler "Aethogénèse", c'est à dire le passage d'un
monde sans éthique à un monde avec éthique. L' Aethogénèse, en tant
que quatrième Singularité, déclencherait une nouvelle explosion de
codes respectant les êtres de toutes les espèces, à commencer par la nôtre. "
Je tente de résumer à ma façon ce qui est fondamentalement considéré :
- une utopie (une gouvernance nouvelle du monde) résultant de
l'intégration de la technologie en un système de précaution global,
- produisant une sélection évolutive technologiquement autorégulée
par un équilibre éthique.
- obéissant aux lois de sa perspective anoptique - c'est à dire selon
des lois physiques sur le non-visible (sans caractère métaphysique)
- tels qu'on peut en voir des prototypes dans des groupes disciplinés.
Est-ce par trop loin de ce que tu dis ?
Mon approche comprend l'ethique comme la façon optimale d'atteindre
l'esthétique visée. Et j'ajoute donc la notion d'ethitechnique : ce
qui va faire que la technologie va se comporter dans le sens réclamé
par la recheche de l'esthétique (beau/completude des résultats
intermédiaire ou final, bien/élégance dans la manière de
l'atteindre). Ceci peut permettre une approche conceptuelle
comparable, mais j'accepte l'erreur éthtechnique et donc une
***poursuite*** constante pour toujours rendre le résultat obtenu
plus proche de l'esthétique choisie. C'est en ce sens que je parle de
téléonologie : l'esthétique est le but, mais la manière de
l'atteindre, voire de la redéfinir en permanence, est contingente.
Est-ce que tu me suis ?
Vu le nombre d'agents participants à l'émergence(/concertation)
éthique ma compréhension est que l'accord sur l'esthétique et le
calcul de l'effort de poursuite est multi-acteur. Je comprends donc
que je me situe dans une sorte d'autopoièse de second ordre : au lieu
de dessiner un produit sur un écran, c'est un foncteur polylectique
cherchant à se rapprocher constament du modèle esthétique souhaité
dans les conditions agoriques (pensée d'une multitude, d'un peuple,
d'une collectivité, d'une nation) actuelles.
Convergence, divergence ou rien à voir ?
jfc
PS. Pour moi une gouvernance est l'ensemble des pharmakons comme
dirait Stiegler, des habitus, des règles et lois, des gouts/dégiouts
communs ou internes qui vont organiser ascendence (avec un "e", la
force/qualité de cohésion) d'une entéléchie ou d'un écosystème. _______________________________________________
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