Pour introduire la réflexion sur l'AG informelle. Ceci sera suivi
d'une prise de position IUCG/IUWEG fondamentale dans le contexte
ICANN/RIRs/ICA/IETF dans la soirée.
1. Qu'est-ce q'une SCIC ?
La Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) est une nouvelle
forme d'entreprise coopérative qui a pour objet « la production ou la
fourniture de biens et de services d'intérêt collectif, qui
présentent un caractère d'utilité sociale » (*).
En tant qu'entreprise, la SCIC a un statut de société commerciale, SA
(capital 18.500+ euro), SAS (Libre), ou SARL (1+ euro), et comme
toute entreprise, est soumise aux impératifs de performance et de
bonne gestion. En tant que coopérative, la SCIC respecte les règles
de répartition du pouvoir selon le principe « une personne = une voix
», avec cependant la possibilité de constituer des collèges
permettant de pondérer les voix selon des règles approuvées en
Assemblée Générale.
Enfin, comme toutes les entreprises de l'économie sociale, la SCIC
marque sa dimension d'utilité sociale en affectant une part
significative de son résultat à des réserves impartageables. La SCIC
concrétise l'avènement en France de la coopération en
multisociétariat, permettant d'associer et faire travailler ensemble
des personnes physiques et morales qui ont un rapport de nature
diverse avec l'activité : salariés, bénéficiaires, financeurs,
bénévoles, collectivités publiques, etc.
Ces personnes peuvent être associées au capital de la coopérative.
(*) Article 36 de la loi n° 2001-624 du 17 juillet 2001 portant
diverses dispositions d'ordre social, éducatif et culturel, inséré
dans le Titre II ter de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947
portant statut de la coopération.
2. Une SCIC doit compter trois collèges.
Les trois collèges proposés sont ceux :
* des "coexploitants" du Catenet
* des "contributeurs" de resources (équipements, solutions, services,
référentiels, projets, etc.) Libres ou Privateurs participants à
l'architectonique du Catenet
* des "coopérants" volontaires ou salariés à la gestion de la CCC SCIC.
3. deux priorités fondamentales
Les deux besoins structurels de la CCC SCIC seront l'administration
de ses associés et de son budget de base. Ils seront si possible
résolus de façon simple :
* la part de chaque associé serait de 1 euro, augmentée chaque année
de 1 euro (capital variable) ce qui assurera un fonds de garantie a minima
* elle sera prélevée sur le premier paiement annuel fait par le
système de paiement de la CCC ce qui permettra la tenue à jour des
membres de l'association associée (différence entre cotisants actifs
et associés)
* en contrepartie tout associé disposera d'une adresse e-mail
@catenet.coop limitée aux seuls échanges internes (traffic et mémoire limitée).
:* les votes seront faits par ces adresses e-mail.
:* les adresses mails seront formatées selon les collèges :
:** [email protected] pour les contributeurs
:** [email protected] pour les coopérants
:** [email protected] pour les coexploitant, "yyy"
correspondant à leur code linguistique.
4. De mailles en réseau
Le concept du Catenet est nécessairement dialogique (complexité) :
* global : le réseau des réseaux maillés.
* local : les mailles du maillage en réseau.
Sa robustesse et sa capacité d'expension vont donc dépendre de celles
de chacune de ces mailles aux origines diverses, et de leur bon
fonctionnement réciproque.
Ceci n'est concevable :
- dans le contexte du principe fondamental (RFC 1958) de changement
constant ("tout sauf ce principe peut changer)
- que fondé sur le principe de robustesse (RFC 760) "en général une
implémentation devrait être conservative en émission, et libérale en
réception"
- et dans le cadre du principe de simplicité (RFC 3439) "la
complexité doit être contrôlée si l'on désire voire un objet complexe
passer à l'échelle"
Les architectures d'exploitation du catenet devront ainsi définir
leurs "mailles", c'est à dire le(s) node(s) et les liens de base de
leur(s) technologie(s) réelles et/ou virtuelles. Les principes de
leurs architectures et de leurs coexploitations seront
architectoniquement schématisées à partir d'elles. Ceci simplifiera
la modélisation de leur technologies, la simulation de leurs
opérations, le compte-rendu de leurs expérimentations croisées et une
recherche constante d'une innovation constante, dans toutes les
directions et sans besoin de permission.
Ceci semble pouvoir se traduire par l'adage (que je tire d'une
synthèse Leibnitz/Chaitin) : "plus simple les prémisses, plus riche
l'émergence".
jfc
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