Chers CafeduCompères et CafeduCommères,

Voici un TRES long pontifiant du Taulier, dans le style Cafedu.com, suite

- à  une question posée par mail personnel :

At 09:57 25/04/2015, xxxxxxxxxxxxxxxxx wrote:
Je ne veux pas t'offusquer, mais ne crois-tu pas que tu te la pètes un peu. A te lire, c'est Obama-Jefsey avec Zao (Chair UIT) en challenger ! Remets-toi les bits sur terre :-)

- et de diverses autres sources (journalistes) +/- interrogative.

je réponds donc sur la liste : il ne faut pas avoir peur de poser les bonnes questions de façon publique !

Il est vrai que dans un contexte, une stratégie, une pensée, une histoire, une technologie, etc. en/de réseau il n'est pas facile de distinguer le "single point of failure du m'as-tu-vu de fêlure".

Au passage je répondrai à la question sur la GOLF et sur le terrorisme GOLD.

Parlant des différents états de terrorisme (j'ai mis une minuscule à état) http://digipirate.fr/index.php/Le_Terrorisme. J'aimerais en effet pousser techniquement sur la manière citoyenne adéquate de répondre à des menaces digiterroristes, que nous pouvons/allons sans doute en fait tous subir. C'est là qu'un plan/doctrine "digipirate" semble nécessaire - mais comme toujours - en visant d'abord le calme plutot que l'excitation des jeunes même 1er ministres. D'où mon ton !

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Réponse

Le problème est toujours le même : les terroristes intellectuels de l'Académie française !!! (terrorisme littéraire est reconnu : citation de Sartre dans la TLFi

Le "français 9.0" dit : "Digital, adj. (pl. Digitaux, -ales). XXe siècle. Emprunté de l'anglais digital, dans digital computer, « ordinateur digital », dérivé de digit, « chiffre » (en tant qu'ils étaient primitivement comptés sur les doigts). INFORM. TECHN. Qui utilise des nombres, numérique. Le terme Numérique doit être préféré. "

Leur "mal digital français ! " Si tu veux analyser même a minima ; le digital est ce qui est discret au sein de l'analogue (et donc aussi au sein du numérique).


1. Premier pas de base :

Tu vas sur http://digipirate.fr/index.php/Le_digit et tu comprends la différence entre numérique et digital (je vais avoir à faire un pontifiant là-dessus ! surtout que Bruno Paul Martin a fait une remarque fondamentale dans la lignée des grands du Comptoir, qui va pas mal éclairer la complexité hors de la complication). Pour simplifier disons que le numérique est un champ commercial, le digital est un champ technique, et le cyberespace est un théâtre d'opérations complexes. Et que comme partout : si ça y fait pas, cela ne va pas marcher. Or techniquement ça y fait pas parce que les politico-commerciaux prennent leurs rêves pour la réalité.


2. Analyse pas très Chiadée vs celle de Cheadé.

Fadi est le roi du Potemkine. Du bidon à faire croire et pleurer dans les chaumières bobos. C'est, à lui tout seul, "L"'arme de destruction massive aux Bama cools yankees. AMHA il est encore meilleur que Snowden dans le plan naturel de la CYA (CyberAmerica/CIA, le consensus occulte dont la devise est dans le nom !).

La fonction d'Edouard est d'enfoncer les portes entre-ouvertes en "dévoilant" l'activité des services du monde entier, après que les flics non-US aient gagné au WCIT (traité mondial des télécoms). A partir de là, Fadi les a pleinement réouvertes avec Dilma (qui s'en est fait réélire au passage - même si c'est de justesse), pour ce qui compte pour lui et pour eux tous : Rossetanet, l'e-commerce. Martin Boyle (Foreign Office) l'avait déjà joué à sa façon à Tunis (WSIS 2005) au nom d'une Europe alors flouée.

Au moins, que le DNS des échanges commerciaux marche !!!

Fadi a obtenu, là-dessus, le blanc-seing de Davos (le banquier est content comptant). Le numérique est sauvé, les RFID vont marcher, tout le monde en échange va se préoccuper des copyrights d'Hollywood, les gouvernements se sont fait squeezer leur "souveraineté numérique" et en pleurent de remerciements - spécialement l'heureuse heurope.


3. Le cinéma américain

Tu sais donc maintenant que le "numérique" c'est simplement la version de la même scène filmée avec une caméra digitale plutôt qu'à la manivelle du vieil argentique des frères Lumière. Le monde n'a pas changé - ou presque (à voir les analyses d'intelligences politiques et économiques : Obama a bien expliqué - le web ce sont les détroits du XIXe). Ce qui a changé c'est simplement la vision globale qui s'est pixelisée en un balayage à "n-perspectives" locales, donc avec "n-points de fuite" sur lesquels on peut jouer. Demande à Olivier Auber, il en joue poiétiquement très bien ! "la vision des visions". Il n'en reste pas moins que le nerf optique de l'homo moyenus en reste à ses 40+/- signaux qui nous permettent de tout illusionner +/- bien.

Et c'est là que la visionneuse de Fadi est à côté de la plaque photosensible.

C'est simple et évident comme tout ce que l'on met du temps à voir.

Toute la stratégie CYAaine repose sur le faire-accroire de sa maîtrise d'une pénurie psychologique (dans le nommage) soigneusement instillée dans le café des chancelleries du monde entier, par les ambassadeurs du GAC (Governement Advisory Council/ICANN). Aucun ne va vendre la mèche : la plupart ne l'on pas comprise, et les autres ont compris qu'ils scieraient la sinécure sur laquelle ils sont assis - et conchieraient leur prestige perso d'être LE "cyberbranchés" de leurs MAE respectifs . Pas chouette de devoir demander à être débranché rapide par intérêt national.

Le problème pour les cybyankees est que les techies non-accros aux bogues-douces (du type "unique authoritative root", "les 13 serveurs du capitaine Racine", etc. ), savent la rocambolitude de l'affaire.

Pour l'instant le CYA a bien joué depuis 1984 (quand il m'est revenu d'autoriser la connexion du jeune internet [1983] au réseau packet-switch mondial, contre les 16,777 millions d'adresses IP que m'a refilés Jon Postel dans sa RFC 923, pour les traiter en adresses UIT). Ils ne pouvaient dès lors plus m'empêcher de polluer ces adresses par du non-NSA-compatible. Sauf d'une façon : me faire fermer la porte (ce fut fait à la mi-1986 !). Ceci a fait de moi un microzombi n'ayant que la viralité virtuelle pour pleurer, mais aussi Libre de et pour continuer ! Ils ont en donc ensuite dû me condamner à la trollitude (j'avais consensuellement obtenu une RFC fondamentale qui mettait leurs globalization en l'air).

Mais (cf. infra) certains sont honnêtes : ils m'ont laissé la procédure d'appel et une liste IETF à moi ([email protected]) pour le "Libre" (le problème étant que les LL - logiciels libres - sont de "pensée unix". Et qu'il reste à faire avancer une "pensée netix". (j'ai besoin pour cela d'une semaine d'un administrateur MySQL/SQL/Postgres)


Le trio fatal

Mais il n'en reste pas moins que tout cela se joue entre trois acteurs :


1. le mensonge CYA,

- Imposé par le militaro-industriel américain qui a bloqué mon développement (qui était pourtant AUSSI le second objectif pour l'internet de Vint Cerf), - et soigneusement divagué par Fadi successifs (chacun brillant dans son genre. Fadi apporte une très solide capacité de montage commercialo-diplomatique : Rossetanet).

Toutefois, au fil du temps des gens de la War-Room [http://www.export.gov/advocacy/] on su s'aviser qu'aujourd'hui le "StatUS-Quo" de la "pensée Unix" (4.2 BSD) c'est comme Capri : c'est fini. Cela fait ringard dans la "permissionless innovation society". On en est donc à ce que j'identifie comme la "GOLF attitude" (Global Oversight by Law and/or by Finance), une variante US de la "multipartieprenance du multilatéral", où il ne subsiste qu'un souverain (US), son Vizir (ICANN), ses vassaux, et les autres souverains et leurs vassaux - tous traités sur le même pied d'égalité. Cela mène ainsi tranquilement vers la GOLD (Global Oversight by Law and Disparity) à partir du 30 septembre prochain (date où le "oversight" passe du protectorat politico-financier du NTIA/ISOC qui se retirerait - non-renouvellement du contrat NTIA/ICANN) vers la simple juridiction légale ordinaire, donc favorable aux intérêts américains, vu l'implantation locale des organisations/industries. Donc le tout organisé par la FCC.


2. l'UIT, les gouvernements, les Telcos, etc. qui se sont fait avoir.

Je me souviens de la conversation que nous avons eu avec Zao il y a quelques années , tous les deux accoudés au bout de son bureau, où il me demandait "tu connaîtrais toi (c'était en anglais débonnaire) une manière de gagner de l'argent avec l'internet pour les Telcos ?". Bien sûr que je la connais : c'était mon job !!! Et je l'ai apprise de France-Télécom !!! Les braves gens de la "neutralité du net" (toujours l'illitératie ambiante du buzz) font tout pour la soumettre à la GOLD. Il faudrait rendre tout cela aux locaux (c'est l'idée de mon village gaulois), en fait c'est aux Etats de les représenter, structurer leur infrastructure digitale de transport du numérique, et de légiférer sur les droits/protection d'accès des uns et des autres. Pour l'instant, chez nous ils en sont au terrorisme digital pour faire la guerre au terrorisme. Comme ils en sont à trois députés en séance pour faire voter l'obligation des votes - pas de critique : un simple exemple vécu de la complexité des choses. La raison ne suffit pas : il faut ajouter de la, beaucoup de réflexion commune.


3. le Libre.

C'est à dire en fait la liberté, technologie aidant, à penser en (et le) réseau. Le seul "petit" problème du Relationnel Libre est son incapacité à pénétrer la tête

- des "buzzés" (intoxiqués du Buzz politico-technico-commercial américain qui est devenu peu à peu le tissu dont est faite la dominance américaine)

- et des "bzzzzés", c'est-à-dire tous ceux que cela endort.

Mon boulot avant de crever à la tâche est d'en passer l'algorithme (la recette) aux suivants, de les faire réfléchi(e)r sur les agorismes (l'enaction de la population d'une agora) et de m'amuser à en explorer l'écologisme computationnel des schémas anthopobotides (société hommes + bots). Chacun a son araignée au plafond.


GOLF/GOLD

Pour bien comprendre ce qui tient la CYA, tout polar le sait : il faut chercher la flemme et le fric.


1. La flemme : la pensée Unix est celle des machines de la bande (NSA/USCC/militaro-industriel) à Michael : http://groundreport.com/vice-admiral-michael-s-rodgers-to-lead-u-s-cyber-commandnational-security-agency-and-central-security-services/).

L'innovation CYA est donc bloquée dans ce carcan par le financement militaire, dont les chefs ont la flemme de tout remettre en question. On ne répare pas un truc qui marche !

Cerf nous l'a suffisamment dit, jusqu'à ce
- qu'il comprenne pourquoi ce qui est vérôlé est sa proposition "bout en bout", - qu'il ouvre la porte au "frange à frange" - dont tout le monde se méfie (bien que cela ait été retrouvé par Biran Carpenter et mis au coeur de l'architecture internet - RFC 1958) puisque c'est .... mon cheval de bataille.

C'est apparu au cours de la bataille sur la "globalization" (lire "américanization industrielle/linguistique") où il s'avère que le "frange à frange" est, par subsidiarité, la réponse à la diversité (càd une bonne partie de la complexité).

Patatras ! Tout cela est géré par Mark Davis (Google) depuis des années par son consortium (IBM, Microsoft, Apple, Google, etc.) Unicode, et cela marche bien ! Mais Morfin vient encore emm... avec sa conception d'une discipline sémiotique qui serait "multilinguistique" et que comprend l'Institut Français !!! Il va falloir réfléchir - à beaucoup de gens, rien que pour supporter ses f... majuscules françaises ! Fatigant !!!


2. Le fric : tous ces gens-là sont empêtrés dans un besoin ignoré d'une approche "Libre" : faire du fric pour des actionnaires. Il faut des clients qui soient gros pour Cisco.

Vint a alors trouvé un autre cheval de trait : Google !

Et le militaro-industriel, pirates aidants, a montré que se protéger des faiblesses d'Unix était moins important que d'en profiter (la NSA semble avoir acheté !).

On a discuté de cela au WG/IDNsn (Groupe de travail sur le DNS multilingue présidé par Vint Cerf). Vint et ses Google-allies voulaient contrôler le réseau par les ingénieurs et pour Google; et moi, comme d'hab, libérer les cultures et le libérer à tout/tous. J'ai même fait appel contre lui, soutenu par l'Iran, etc. ... jusqu'à ce qu'un autre membre de l'IAB ne nous mette tous d'accord (RFC 5895) sur un texte permettant ma proposition "PLUS" (Presentation Layer on the User Side) de prospérer. Tout ce qui manque à TCP/IP par rapport à OSI [sécurité, multilinguistique, intelligence, etc.] on le met dans l'interface netix du catenet.

On en est là :

- le status-quo : c'est Andrew Sullivan avec DYN Inc. (dont le big business repose sur le succès politique de Fadi - qui peut se poursuivre tant qu'il y aura des .com). - la puissance de sauvegarde alternative de Google avec "Public DNS" pour un internet de bout en bout quasi monopolistique au cas où l'ICANN se plante.
- mon concept "MYCANN Plug-in" pour un catenet de frange à frange :
- j'ai annoncé que je le mettais en place pour supporter ".lib" avant septembre - ils savent que je peux me débrouiller avec les moyens de leur bord et craignent que je ne lance vraiment les "Relationnels Libres" et trouve deux ou trois développeurs, un peu de temps et un peu de soutien. - nul ne sait (sauf pour la Chine) qui va développer/déployer/jouer son propre "MYCANN Plug-in" d'Etat. Ma pagaille Libre pouvant catalyser (c'est comme cela que le réseau avance) une solution UIT.


La recette est simple.

Elle est totalement documentée par l'ICANN dans un de ses documents politiques permanents (ICP-3). Je l'ai expérimentée. Elle marche très bien. J'en ai fait un compte-rendu du test à Renater, il ya dix ans.

Mais tout le monde la refuse ou l'a oubliée : trop simple !

Sauf pour quelques leaders IETF - qui semblent en être devenus Chairmans de l'IAB ! - et bien entendu, Vint Cerf qui a rejoint la boite qui l'a sublimée (Google).*
- John Klensin qui l'a en partie écrite.
- Russ Housley qui l'a sans doute vécu professionnellement dans plusieurs domaines (spécialiste sécurité). - Brian Carpenter (qui en a fait une extension que j'avais commencé à utiliser pour faire une Charte de l'application), - et ... Andrew Sullivan, "Monsieur DNS" depuis des années, Directeur technique de "Dyn" (http://dyn.com/blog/andrew-sullivan-ietf-iab-internet-architecture-board-dns/), maintenant Chair de l'IAB. A lui la décision, le problème et la gloire.

Cette recette consiste en une "permissionless innovation" qui ne puisse pas être bloquée. Elle tient dans un mot : "expérimentation communautaire".

Elle a été budgétairement bloquée depuis trente ans par la stratégie du "StatUS-Quo" du CYA et la GOLF pour des gens qui avaient besoin d'avoir de l'argent pour débloquer une idée - un test. Ils veulent maintenant la bloquer par la duplicité/disparité judiciaire (la GOLD) pour protéger leur butin acquis (nous - la RFC 6852 appelle cela la "huge bounty").

Mais que faire quand on dit :

1. l'expérimentation est libre, et le ferment du développement de l'internet.
2. la technologie réclame qu'il n'y ait que nous comme point central
3. et même si ce n'était pas le cas il faudrait expérimenter ...

Et que le mode d'emploi (depuis trente ans) est disponible gratuitement pour une utilisation Libre de logiciels existants (à quelques lignes de code près sur des logiciels libres ... sponsorisés [et donc dont les équipes sont tenues] par Google ou les CYA) ou privateurs (Explorer, Windows).

La méchanceté de cette recette est que ce n'est pas le déploiement qui compte, mais qu'elle marche, ouverte à tous, et documentée.

- il suffit de dix utilisateurs
- et d'une RFC pour information


La situation

La CYA (consensus cyberpolitique des agences américaines) dit la GOLF (contrôle du réseau internet par la finance et la force, et en fait par la finance des forces militaires, doit pleinement se déployer à travers l'ICANN, a priori mécaniquement par simple non-renouvellement de son contrat de protectorat au 30 septembre 2015). Pour cela il faut que le monde entier trouve avantage au remplacement du StatUS-Quo et ne sache pas comment faire pour envisager une alternative technique et politique dans ce qui lui est présenté depuis 17 ans comme un monolithe réclamant le contrôle de l'ICANN.

L'aval technique a été donné à l'ICANN, sous couvert d'une décision finale prise par le NTIA, à travers un document nommé "IANAPLAN" où l'IETF retire le contrôle technique de l'IAB (les sages/architectes) sur le sérieux de l'ICANN pour la protection des utilisateurs.

J'ai fait appel de ce document posant 36 questions, copie au Ministre américain, http://www.ietf.org/iesg/appeal/morfin-2015-03-11.pdf - pour comprendre ce qu'il signifiait pour le Libre et les Etats. (l'état dans l'instant est http://iuwg.net/index.php/20150424_-_JFCM%27s_Response_to_Seun_Odjedji_and_Andrew_Sullivan).

Un tel appel est à trois niveaux :

1. ai-je bien été écouté durant le débat ? La réponse de l'IESG est oui.

2. la réponse de l'IESG est-elle correcte vu l'importance pour les risques de la technologie ? J'ai un mois et demi encore pour bien y réfléchir et le demander à l'IAB.

3. (qui n'a jamais été encore utilisée) la réponse de l'IAB est-elle légitimement possible dans le contexte de cet appel ? Ce qui est a priori pas le cas si les 36 réponses attendues ne sont pas apportées.

Le but de cette procédure est :

1. identifier les points de gouvernance, architecture et architectoniques soulevés.

2. identifier comment ceux qui ne pensent pas être des netizens américains doivent trouver une alternative sans mettre en péril l'unité opérationnelle du réseau

3. montrer que leur solution de sauvegarde (scission) a été voulue par le NTIA et préparer une réunification acceptable à tous (régalien, privé, citoyen) de la gouvernance technique de l'internet - qui ne pourra se faire (AMHA) qu'autour d'une innovation architecturale significative (le retour à la conception initiale du PSN mondial de Louis Pouzin que vient de reprendre en fait la FCC). Mon intérêt étant pour la création d'une société coopérative d'intérêt collectif du catenet permettant d'implémenter une "omnipartieprenance" (sur une base pouvant sans doute s'inspirer de la structure du Crédit Agricole).

Cette structure, bien que française, bien qu'OCDE, bien qu'alliée va pouvoir jouer un rôle – dans le principe, même si elle est petite – de ce que les grandes organisations de standardisation techniques (IEEE, IETF, IAB, ISOC, W3C, suivies par bien d'autres, dont mon propre groupe de travail) appellent des « communautés globales » bénéficiant à l'humanité - au même niveau que celui-de Google.

Le slogan serait celui de la « singularité post-google, un utilisateur = une voix ».

J'espère que cela répond aux questions posées ?
jfc


At 02:19 25/04/2015, Jefsey wrote:
At 14:20 24/04/2015, [email protected] wrote:
J'ai assisté la semaine dernière à une conférence où Fadi Chahadé, président de l'ICANN, nous a présenté ses souhaits d'évolution de sa société (privée).
Mon compte rendu est en :
<http://www.forumatena.org/le-cybermonde-va-changer-de-base>http://www.forumatena.org/le-cybermonde-va-changer-de-base

Il semblait que l'IFRI se fourvoyait bien bas ! Mais en allant sur leur site et en entrant "ICANN" ... cette conférence n'est pas citée. Nous étions donc dans le second degré. Il n'empèche que l'illiteratie française semble impressionnante alors que l'heure du GOLF ("global order by law or by force") sonne le 30 septembre.

Pour l'instant la stabilité future est dans les mains de l'IAB. Donc dans sa réponse à l'appel dont j'ai le doigt sur la détente. Et pour lequel je n'ai AUCUNE doctrine ou aide nationale. Merci ! Celui qui va décider est le nouveau Chair de l'IAB. Pour l'instant on s'observe. Il est un peu fébrile car il est nouveau et l'ancien à très bien joué des trois dernières années.

Cette aprés-midi je lui ai donc annoncé mes couleurs :

1. une triade d'"OIO" ("other IANA operators") : PTI/UIT/Libre.
- Où lPTI (filiale spécialisée annoncée par 'ICANN) représente les US, le militaro-industriel et l'e-commerce marchand; - les Relationnels Libres sont ouverts à la société civile et à l'e-commerce durable;
- et l'UIT le reste - à la main des Etats et des industries nationales.

2. La règle du jeu : la non-agression initiale par l'expérimentation. Après, cela dépendra sans doute de l'attitude de l'ICANN (et de la technologie)

Sa réponse est "j'attends ton papier". J'ai prevenu en retour "si tu ne réponds pas bien quand tu le recevras, les forks seront de ta faute, car tu auras montré que votre système de gouvernance n'est pas à la hauteur. C'est ce que je demanderai à l'ISOC de confirmer ou de corriger" (c'est la procédure). Cela laissera la décision de l'alliance ou de la rupture au State Departement.

La question maintenant est uniquement dans les proportions de qui représentera quoi dans cinq ans. Je n'en ai franchement aucune idée. J'aurais tendance à parier sur l'UIT puis sur la monté en puissance technologique du Libre, l'ICANN étant un profiteur "potemkine" inutile depui 17 ans, elle bénficiera d'une hysteresis favorable initiale. Ce sera Rossetanet vs Google (Vint est en embuscade sur l'ION - internet of names)

Qui vivra verra. Mais Cheheade a bien raison d'en profiter !
Il n'a vraiement pas parlé (ou personne ne lui a posé la question) de Rossetanet ?

jfc

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