At 04:41 08/09/2014, Patrick Yeu wrote:
http://internetactu.blog.lemonde.fr/2014/09/05/la-silicon-valley-a-t-elle-un-programme-politique/
J'ajoute :
http://www.atlantico.fr/decryptage/intelligence-artificielle-google-met-paquet-pour-concevoir-ordinateurs-plus-forts-que-cerveau-humain-mais-que-se-passera-1738902.html.
Plus journalistique, mais nous semblons arriver au débat réel
(architectonique) qui va maintenant nous saturer jusqu'à la
stabilisation actuelle qui est la suite logique de la précédente
(architectonique : compréhension du monde, organisation de la cité,
mémorisation scientifique, syllogisme et logique d'Aristote). Soit
intercompréhension, mégadonnées, mondialisation locale vs.
localisation mondiale, mécanisation et agorique du syllogisme ?
Pour Socrates, la technologie (l'écriture) allait tuer la vie de la
pensée. Platon l'a décomposée en idées. Aristote a montré que
l'écriture des idées leur permettait de se répandre et de vivre par
le syllogisme soutenant ainsi la pensée. L'idée de Platon se retrouve
dans le datagramme de Pouzin : un enregistrement de contenu qui peut
- par le catenet - se répandre dans le monde.
Les dérives du contrôle extérieur que cela permet doivent être
contenu : les remparts personnels, de nos cités, etc. ne sont plus
que contre l'envahisseur, mais aussi contre les voyeurs. La réponse
technique me paraît simple : à système de contenu passif dans une
pléthore de systèmes intelligents, il faut substituer un système de
contenus actifs, dont il faut avoir la clé donnant la capacité de les
comprendre.
Cela veut dire deux choses :
1. au niveau du réseau, finir le projet internet dont les deux
objectifs étaient de copier Cyclades puis Tymnet sous TCP/IP. Contenu
passif, contenu actif au dessus : utiliser le datagramme de bout en
bout comme un intelligramme de frange à frange (couche 6+). Connaisse
qui pourra (formats, langages, stéganologie diverses, intelligence)
2. s'armer soi-même de ses propres idées premières (architectonie
personnelle : son cadre architectonique, son "personale" comme il y a
le "locale" pour la mise à la couleur locale des langues et formats)
pour classer dans sa tête ce qui va dévaller des média/débats et qui
n'est qu'une manière de nous faire comprendre de l'échelle de
complexité où nous sommes parvenus (et qui nous plait).
Ceci est le thème du débat ouvert (sous métaphore café du commerce)
du Comptoir à la recherche de toutes les perspectives (cf. Olivier
Aubert: notion étendue de perspective, son papier d'aujourd'hui).
L'étude de la vision montre que l'on ne voit que ce que l'on a déjà
conceptualisé : pour voir une table il faut avoir adopté
(progressivement) un concept de table. Il en est de même pour la
pensée : pour "visualiser" un idée il faut en avoir compris le
principe et donc l'avoir apréhendé (données, métadonnées, syllodonnées).
Pour se comprendre (information [extraire ce qui est nouveau] +
communication [diffuser/collecter ce que l'on peut échanger] +
intellition [extraire ce qui fait sens]) il faut partager une même
architectonie (commune, ou celle de l'autre).
Il y a des milliards d'architectonies : perspectives personnelles de
la réalité ou imaginées, perspectives partagées : cultures, ou
perspectives imaginées : virtualité. Elles sont fondées sur
l'expérience et le langage personnel. Jusqu'à présent nous avons
utilisé de divers moyens d'intermédiation pour échanger entre elles.
Nous en arrivons à l'interfacilitation directe de ma machine à ta
machine, selon de multiples protocoles physiques, pratiques, légaux,
commerciaux, amicaux, amoureux, etc.
En mécanisant nos ambassadeurs nous avons à les instruire de nos
architectonies. Et donc à les connaître pour commencer savoir les
décrire et les écrire (comment)
Nous avons à découvrir cela.
jfc
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