Le 21/08/2014 12:29, Michel S. Gauthier a écrit :
> Non. Le but serait de comprendre comment ils se comportent et ce qu'ils
> veulent savoir pour s'en défendre. Passivement en interdisant à nos
> processeurs de repondre. Activement en les leurant.
>
> La clé de l'éthitechnique est de rendre la violation technique de
> l'éthique plus coûteuse que le gain attendue par l'intrus.
> jfc

Je ne suis pas sûr qu'on puisse vraiment identifier le comportement des
espions ? Il me semble que les trackers devraient être globalement les
mêmes, qu'ils génèrent des données dans des big data et qu'on aurait
ensuite une interrogation différenciée de ces données dans un processus
en back office (la NSA par exemple interrogeant sélectivement les
données de telle personne ou de tel pays). Dans ce cas on n'aurait pas
trop de visibilité sur les données auxquelles ils accèdent.

Par contre l'objectif de pourrir les espions avec des données fictives
est intéressant. Attention quand même à la contre-offensive. Il existe
par exemple déjà des logiciels de leurre pour les publicités Adwords
(utilisés pour simuler de faux clics sur les bannières de pub dans le
but de gagner de l'argent sur le dos de l'annonceur), et Google a réagi
en développant des logiciels de détection de leurre. De même que les
sites détectent depuis quelques temps lorsqu'un internaute utilise
Adblock (et je viens de voir que depuis peu Adblock détecte les sites
qui détectent les internautes qui utilisent Adblock...).

Pour qu'un leurre soit difficile à détecter il doit avoir un
comportement proche d'un internaute humain (varier les adresses IP
sources des requêtes, utiliser un délai aléatoire entre les requêtes
etc). Ceci étant, même si les espions développent des parades aux
leurres, ça permet d'augmenter le coût de la violation éthique.

Patrick.

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