At 15:28 05/05/2014, Marie GEORGES wrote:
Merci jfc

L'Europe a déjà tout l'arsenal juridique répondant aux questions que se pose le groupe Podesta, fait d'une additions des - principes US dits "FIPs" principe de finalité légitime, de proportionnalité des données et de leur durée, droit d'accès au données etc...qu'ils n'ont pu développer de manière horizontale (seulement de manière très sectorielle et incohérente) comme nous, pour des raisons de rapport de force négatifs entre: Démocrates/républicains; et Congres/secteur privé de l'information - de ceux ajoutés par la France dès 1978 (droit de connaitre les raisonnements qui ont présidé au logiciel, et de les contester) - celui de la portabilité introduit dans la proposition de règlement PDP par le CE (un droit du consommateur en fait dans contexte des anti-condurrence...)

Tu as l'air de connaître : une URL, un dossier sur l'état technico-légal de la question?

Néanmoins on notera une timidité incroyable par les "cnils" à les appliquer à fond aux Big Data réels actuels.. (sur les marges seulement)

Sur ta notion de "polynymie" qui dépasserait les traductions diverses d'un même mot dans une autre langue, en formalisant toutes les cultures serait peut être intéressant mais pas sans risques.

Attention: il ne s'agit pas de mêler les cultures, mais de multilinguistique (une discipline particulière à ajouter dans la sémiotique) c'est à dire de coexistence/cybernétique des langues. Quand je tape (action) dans des observations d'observation qualifiées de xxxx dans une langue, comment sont-elles normativement qualifiées dans une autre ? La référence n'est pas celle des langues, mais les faits observés selon quelle méthode, etc. Et donc la question est celle de la miscibilité des données. Ceci pose la question du "nbit" : dans ce bit quel est l'impact du contexte normatif accepté sur ce qui est qualifié de 1 ou de 0, et réciproquement. Attention que je m'applique à une priorité normative (l'informatique la connait) plus que contextuelle/observationnelle que je ne sais pas quantifier et que je dois donc quantifier.

A+
jfc

Il est tellement évident qu'on n'exprime pas les mêmes chose selon les langues/cultures. : chacune a ses avantages et ses limites. Et plus on croit connaitre une culture, plus on a l'impression de ne pas la comprendre....selon ma petite expérience. Ma conclusion est que la diversité est à conserver en vie, et non en musée ou en programme réducteur qui la ferait sans doute mourir au profit de la langue d'une puissance dominante

Bien à toi
Marie



Le 5 mai 2014 à 14:58, Jefsey a écrit :

Lors de son discours sur la NSA Obama a demandé une évaluation des risques de la datamasse. Ce rapport note initialement: "A significant finding of this report is that big data analytics have the potential to eclipse longstanding civil rights protections in how personal information is used in housing, credit, employment, health, education, and the marketplace."

Commentaire liminaire

Ce rapport qui peut être trouvé sous http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/docs/big_data_privacy_report_5.1.14_final_print.pdf (85 pages) ne tient pas compte de l'intellition qui semble totalement inconnue de tous alors que nous en tirons pratiquement tout ce qui nous permet de vivre.

Je rappelle que l'intellition est "ce qui fait sens". Ainsi, notre oeil est pratiquement aveugle et nous fait remonter un nombre minime d'informations. Le reste de notre vision est intellitive : nous imaginons ce qui fait sens à partir de ces informations. Il est évident à chacun que la multiplication d'accès aux données (produites par action reaction cybernétique) captées (après communication mitigée de bruit) va incroyablement accroître le nombre de traitées (ce que nos sens en déduisent après leur intellition, plus intellition informatique) et donc les conclusions ou émergences aprés intellition cérébrale (les petites cellules grises d'Hercule Poirot).


Risques principaux identifiés

Il fait ressortir cinq risques spécifiques :

1. Data on all of us is piling up fast in the hands of public and private sector organizations and can't practically be clawed back.

"Data, once created, is in many cases effectively permanent … The technological trajectory, however, is clear: more and more data will be generated about individuals and will persist under the control of others. Ensuring that data is secure is a matter of the utmost importance."

2. Privacy laws are outdated. One problem the report raises is that these laws are hard to apply to data stored in the cloud.

"We will continually need to examine our laws and policy to keep pace with technology, and should consider how the protection of content data stored remotely, for instance with a cloud provider, should relate to the protection of content data stored in a home office or on a hard drive. This is true of emails, text messages, and other communications platforms, which over the past 30 years have become an important means of private personal correspondence, and are most often stored remotely."

3. The way data is used to "personalize" prices, promotions, and access to financial services creates risks of discrimination against minority groups.

"The ability to more precisely target advertisements is of enormous value to companies … However, private-sector uses of big data must ensure vulnerable classes are not unfairly targeted. The increasing use of algorithms to make eligibility decisions must be carefully monitored for potential discriminatory outcomes for disadvantaged groups, even absent discriminatory intent."

4. Efforts to make online ad tracking more transparent are a mess.

"Users, more often than not, do not understand the degree to which they are a commodity in each level of this marketplace … technologies to improve transparency and privacy choices online have been slow to develop, and for many reasons have not been used widely by consumers."

5. Congress needs to enact new legislation.


Propositions d'action

Le rapport finit avec six proposition concrêtes dont deux réclament une intervention de la loi (US)

1. Advance the Consumer Privacy Bill of Rights. Consumers deserve clear, understandable, reasonable standards for how their personal information is used in the big data era.

2. Pass National Data Breach Legislation. Big data technologies make it possible to store significantly more data, and further derive intimate insights into a person's character, habits, preferences, and activities.

3. Extend Privacy Protections to non-U.S. Persons. Privacy is a worldwide value that should be reflected in how the federal government handles personally identifiable information about non-U.S. citizens.

4. Ensure Data Collected on Students in School is used for Educational Purposes. Big data and other technological innovations, including new online course platforms that provide students real time feedback, promise to transform education by personalizing learning.

5. Expand Technical Expertise to Stop Discrimination. The detailed personal profiles held about many consumers, combined with automated, algorithm-driven decision-making, could lead­intentionally or inadvertently­to discriminatory outcomes, or what some are already calling "digital redlining."

6. Amend the Electronic Communications Privacy Act. The laws that govern protections afforded to our communications were written before email, the internet, and cloud computing came into wide use.


Ceci est important, mais doit-être bien entendu pris dans un contexte information-communication-intellition-services si l'on ne veut pas tomber dans des lois restrictives de la pensée et des accusations permanentes de recours à la théorie du complôt. Sinon les gens ne vont pas considérer l'information communiquée, mais l'intellition obtenue.


La notion de vérité des données

Je note aussi la nécessité de comrendre la notion de vérité dans notre espace-temps-données-métadonnées-syllodonnées. Tout n'est pas dans la philosophie du processus ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_du_processus) loin de là, mais ses contributions et l'impact techno-scientifique de ses contributeurs ne peut être ignoré. La vérité d'une conclusion est logique (Aristote, dialectique) et figée dans les micro-états de ses successions temporelle (Principes). On doit lui opposer la vie d'une émergence qui est agorique (réseau, polylectique, dynamique et prends en compte le temps) et constitue la concrétisation effective des choses.

Ainsi, le carnet de notes de 6ème, le CV à trente ans, et le panégyrique final peuvent décire une même personalité totalement différente. Comment faire rentrer la vie dans le texte de la loi et la mémoire des ordinateurs.

A côté du qbit qui nous pose déjà pas mal de questions voici venir le nbit lié aux polyvalences temporelles et circonstantielles du nom et de la norme.


Absence de notion de polynymie

Une autre point ne semble en effet pas cité (je n'ai pas encore regardé le rapport lui-même) qui est la variabilité du sens selon les personnes et les algorithme, de la description du fait enregistré selon les critères de nomination des faits enregistré des observateurs, des acteurs, des utilisateurs. Quel est la nature exacte de ce qui est enregistré ? Comment peut-on le définir ? Par définition (Mioara Murgür-Schachter) nous savons que nos connaissances sont toujours affectées de probabilité et décrites avec des mots acquis par une expérience dans un univers de probabilité. En plus nous comparons des faits décrits dans des langues différentes (nécessait-ce que français/informatique). Il est donc nécessaire de précisément croiser les définitions multiculturelles jusqu'à obtenir une définition polynymique de référence (polynyme : synonyme strict dans une autre langue pour le jargon considéré - i.e. dans le même contexte).


jfc








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