Cher "cyber-compère", Pour des raisons de simplicité, j'ai une seule contre-proposition (P). Tu la trouves en fin de brûlot.
Préambule: il est grand temps de dégonfler cette baudruche fétide: la poupée gonflable du virtuel et des réseaux. Nous y avons tous consacré beaucoup trop de temps, trop d'argent, trop d'énergie. Elle arrive aujourd'hui à maturité avancée: on y trouve désormais tous les signes familiers de l'échec collectif de la "société réelle" des décennies précédentes. Jadis repaire quasi secret de grands masturbateurs, elle grouille désormais de sbires, d'escrocs, de voyeurs, d'opportunistes, de taxeurs, d'agendas répressifs. Elle ne nous cache plus l'immobilisme, l'absence d'initiative et le manque flagrant d'idées. Le repli sur les nations bat son tambour de propagande - comme s'il y avait la moindre idée derrière tout ça sinon taxer à mort la population pour assurer la providence de ses industriels et technocrates, un aller simple en enfer- Ainsi, diverses provisions se mettent en place pour découper et tailler dans le réseau, museler la population, écraser sa capacité à communiquer et à s'organiser, mater le mécontentement. Pour justifier tout cela, la chasse au(x) bouc(s) émissaire(s) ne saurait être éloignée. Mesdames, messieurs, dans la fébrilité générale, qui allez-vous désigner cette fois : l'immigré? l'étranger criminel? le terroriste du dimanche? votre banquier? l'europe? le sémite? les femmes? le cosmopolite? l'impérialisme américain? l'adolescent? le riche? votre voisin? tous à la fois? Alors que la situation générale s'aggrave de jour en jour, les problèmes rencontrés par la majorité seront de moins en moins "réguler l'Internet", "en remettre encore une couche" ou "finasser dans l'abstraction", mais trouver un logement, de nouvelles sources d'énergie, de la nourriture, si possible suffisamment saine, des habits, du chauffage, protéger ses proches et les aider à trouver un avenir digne: les questions de toujours retrouvent leur priorité. La revanche terrible de la réalité s'amorce. (P) Laissons flotter la valeur de l'abstraction (et de ses prêtres) à son nivau naturel : la nullité, et préoccupons nous des vrais problèmes. Le réseau n'en est pas vraiment un. Ne perdons pas de temps. Il est urgent de revitaliser l'agriculture, la constructon, l'artisanat, l'investissement en de nouvelles sources d'énergie, etc. Il est urgent que cela se fasse selon des procédés vraiment démocratiques. Cela ne peut s'envisager sérieusement qu'à une échelle continentale. Et méditons sur les conséquences possibles de trente mille ans de "facilitation": http://johnhawks.net/research/hawks-2011-brain-size-selection-holocene autre papier plus ancien http://pubpages.unh.edu/~jel/512/allometry.html On 21.05.13 17:35, jefsey wrote: > Chers Cafedu.compères et Cafedu.commères, > > Une réflexion générale, à partir de la reconnaissance des aspects clés > de la cybersécurité et de la cyberdéfense, me conduit à penser qu'il > faut sérieusement se préoccuper de l'organisation de la digisphère > française selon le multipartieprenariat exploré par le SMSI. > > Je serais intéressé par les commentaires de chacun : > > > *1ère idée* : le cyberespace est la surface de la digisphère, comme la > surface de la mer est celle d'une bonne part de la planète. > > *2ème idée *: le cyberespace et la digisphère forment le cinquième > environnement global humain de vie, de défense, de sécurité, de > précaution avec les quatre autres (terre, mer, air, espace) et sont > justiciables des mêmes principes constitutionnels, bien que son > architectonique ne soit pas naturelle mais artificielle. > > *3ème idée* : il en résulte pour nous le besoin une fonction > architectonique qui dépasse celle d'aménagement et d'urbanisme > traditionnellement dévolue à l'archonte éponyme, responsable de la vie > de la cité, tandis que l'archonte polémarque en gérait la stratégie de > défense extérieure, et l'archonte basileus la justice et la paix > intérieure, quels que soient les systèmes et régimes constitutionnels > qui se sont succédé depuis les socratiques ou qui ont vu le jour dans > d'autres civilisations. > > *4ème idée* : l'analyse du multipartieprenariat dans cette perspective > est en fait de confier la fonction d'archonte polémarque à la > coopération renforcée, assistée par des coalitions dynamiques, des > quatre grandes parties prenantes que sont le domaine régalien, la > société civile, le secteur privé et le tissus international afin de > mêler les besoins de concordance civilisationnelle et technologique de > tous et de les protéger de la domination de certains. > > *5ème idée* : la Constitution française a concomitamment intégré dans > ses valeurs ("Le peuple français proclame solennellement son attachement > aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels > qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et > complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux > droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004") > celles de la charte de l'environnement qui s'applique au cinquième > environnement et en précède la construction par les principes de > précaution et de réparation proportionnelle. > > *6ème idée* : Le principe constitutionnel de précaution s'applique de > par la constitution à l'Etat : "Lorsque la réalisation d'un dommage, > bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait > affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités > publiques veillent, par application du principe de précaution et dans > leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures > d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et > proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage." Dans la > perspective du multipartieprenariat, il s'applique aussi aux autres > parties prenantes que sont la société civile, le secteur privé et le > tissu international. > > *7ème idée *: l'application du principe de précaution au niveau de la > société civile requiert son propre développement de sa connaissance > scientifique et de sa capacité à adopter des mesures provisoires et > proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. Cela signifie > qu'aux côtés et en coopération avec la recherche, la normalisation et le > développement des Etats, de l'industrie et des organisations > internationales "Toute personne a le devoir de prendre part à la > préservation et à l'amélioration de l'environnement" (Art. 2) et donc > organiser les structures civiles nécessaires pour que "Chacun a[it] le > droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la > santé". (Art 1). > > *8ème idée *; au moment où fort judicieusement l'ANSSI chargé de la > sécurité informatique au niveau national fait campagne pour l'hygiène > informatique, il convient de rappeler la définition internationale de la > Santé qui s'impose dans le cadre constitutionnel (niveau des Traités) : > "La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, > et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité" > (Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, tel > qu'adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19 > juin-22 juillet 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de > 61 Etats, et entré en vigueur le 7 avril 1948. La définition n'a pas été > modifiée depuis 1946. Cet état complet de bien-être s'applique autant au > monde naturel qu'artificiel, l'état mental s'applique autant au niveau > du cerveau et de ses prothèses que sont les ordinateurs et la société > humaine est elle-même devenue anthropobotique par l'intrication > quotidienne des hommes et des processus automatiques autonomes. > > *9ème idée* : que la charte de l'environnement confirme cette synthèse > biobotique dans son considérant "Que l'homme exerce une influence > croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution", > alors que son article 7 précise que "Toute personne a le droit, dans les > conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux > informations relatives à l'environnement détenues par les autorités > publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant > une incidence sur l'environnement." ce qui ne peut être que dans la > mesure où "La recherche et l'innovation doivent apporter leur concours à > la préservation et à la mise en valeur de l'environnement." (Article 9) . > > *10ème idée *: Ces principes "inspir[ant] l'action européenne et > internationale de la France" (article 10, loi constitutionnelle n° > 2005-205 du 1er mars 2005) il s'en suit que la France doit veiller à ce > que sa société civile dispose des moyens, structures et attention > générale nécessaires à sa réflexion et à sa participation scientifique > et technique aux décisions et aux innovations en matière > d'architectonique numérique de la Nation pouvant affecter le bien-être > physique, mental et social de chacun, la stratégie de défense et de > sécurité de tous et la politique de précaution et de prévention des > risques nationale. > > > *1ere proposition* : aux côtés des moyens de recherche organisés par > l'Etat au sein du CNRS, de la recherche privée aidée par des crédits > d'impôt, et du tissu international universitaire, il sera encouragé, > aidé et organisé un réseau des chercheurs "libres" sous le nom de CNRLib > (cercle national de la recherche libre) regroupés par laboratoires à > travers différentes listes de discussion et de datawiki ouverts à tous > et de projets collectifs sponsorisés par l'Etat, le secteur privé, des > contributions étrangères et le don des citoyens. > > *2ème proposition* : Il sera organisé une coopération renforcée pour > l'architectonique numérique (CRAN) soutenues par des coalitions > dynamiques spécialisées dont la mission sera d'inspirer une concordance > architectonique nationale et internationale propre à consolider la > sureté, la sécurité, la pervasivité, l'efficacité de l'écosystème > numérique national et mondial et de standardiser l'architectonie (vision > architectonique) nécessaire à l'information, au droit et à la > convergence des machines pour qu'elles soient au service de l'homme et > non l'inverse. > > *3ème proposition* : cette architectonie devra être mise à la > disposition de tous, à la fois sous la forme d'un référentiel ouvert > visant à contribuer au respect de la centricité sociale au cœur de > chaque personne dans la totale protection du secret privé ; et de la > mise à disposition de chacun de l'interface d'utilisation intelligente > des moyens et réseaux numériques permettant de découpler l'usage fait > par chacun qu'il pourra donc faire évoluer au rythme de sa formation et > de sa maturation personnelles, de l'innovation technique constante. > *4ème^ proposition* : cette architectonie sera la manière dont nous > expliquerons l’Homme aux machines, selon une sémantique dont nous et > elles pourrons tirer le meilleur parti à notre avantage. Il faudra donc > ajouter un droit nouveau à la Déclaration des droits de l’Homme. Selon > Norbert Wiener, découvreur de la cybernétique « l’Homme a créé la > machine à son image », pour faciliter sa vie et sa pensée, et l’on peut > ajouter que ce fut à la convenance de quelques-uns. Ce droit nouveau > devra faire en sorte que leur facilitation soit à la convenance et à > l’égal accès de tous. > > > > > > _______________________________________________ > comptoir mailing list > [email protected] > http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com _______________________________________________ comptoir mailing list [email protected] http://cafedu.com/mailman/listinfo/comptoir_cafedu.com
